Soudan - Justice internationale

Inculpation probable du président soudanais Omar el-Béchir pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre

par RFI (France) , le 15 février 2009, publié sur ufctogo.com

Tandis que se profile la décision concernant l’inculpation probable du président Omar el-Béchir devant la CPI pour crimes commis au Darfour, on se bouscule dans les couloirs des ambassades. Cette semaine aura vu se multiplier à travers le monde toute une série de manœuvres diplomatiques. L’enjeu : la première condamnation d’un chef d’Etat en exercice par la Cour pénale internationale.

 

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Omar el-Béchir, le président soudanais. (photo : AFP)

Pas un jour ne passe sans que l’on en parle. Lundi dernier, à Doha, quelques pointures du régime de Khartoum et des leaders du Mouvement rebelle darfourien justice et égalité (MEJ) se réunissent. Cette rencontre, arbitrée par le médiateur de la mission des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour, se veut un geste positif de la part de Khartoum.

Le lendemain à New York, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, refroidit l’ambiance, invitant Omar el-Béchir à coopérer avec la Cour pénale internationale, une instance que le Soudan ne reconnaît pas.

Mercredi, des fonctionnaires anonymes des Nations unies donnent à leur tour de la voix via la presse internationale. Cette fois, c’est sûr, le président soudanais serait bel et bien condamné, probablement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Jeudi, grosse journée : la France et la Grande-Bretagne annoncent finalement qu’elles ne suspendront pas les poursuites de la CPI contre le président Béchir. L’Union africaine et la Ligue arabe, elles, plaident pour une suspension.

Le soir même, à l’ambassade de Chine, à Khartoum, petite anecdote : on fête les cinquante ans de l’amitié sino-soudanaise.

Vendredi, coup de théâtre : Luis Moreno-Ocampo en personne, le procureur de la CPI, affirme qu’aucune décision n’a été arrêtée. Dans ce brouhaha diplomatique, le président Béchir peut compter sur un dernier soutien de poids : hier matin, le ministre des Affaires étrangères égyptien était à Khartoum. Cela ne changera rien à une décision apparemment irréversible.

Stéphane Aubouard - RFI

 

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