Afrique du Sud

Goodbye bafana

par UFCTOGO.COM , le 15 mai 2007, publié sur ufctogo.com

 

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Réalisé par Billy August, figure incontournable du cinéma danois qui fut honoré de deux palmes d’or à Cannes ( Pellé le Conquérant en 1988 et « les meilleures intentions en 1992), « Good bye Bafana » conte l’histoire de James Gregory, sud-africain blanc ordinaire qui sera pendant plus de vingt ans le geôlier de Nelson Mandela.

Jugé anecdotique par certains, trop complaisant par d’autres, « Good bye Bafana » est au-delà de l’histoire de cet homme ordinaire, la narration de l’accouchement d’une conscience éveillée par un homme hors du commun, Nelson Mandela. Persuadé comme une majorité de sud-africains blancs de la nécessité de la loi anti-apartheid et de la poursuite des « terroristes » de l’ANC, Jamres Gregory va progressivement comprendre la légitimité du combat des prisonniers de Robben Island et y adhérer au risque de tout perdre, sa famille, sa carrière et sa communauté qui le marginalise peu à peu.

Si la nature de la relation établie entre Nelson Mandela et son ancien geôlier a été contestée par certains (Nelson Mandela lui-même n’a jamais confirmé ni infirmé la version de James Gregory) , l’essentiel du film réside dans une histoire ordinaire qui précède la psychothérapie de masse engagée par l’Afrique du sud après l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela avec la mise en place en 1993 de la commission « Vérité et Réconciliation ». Comme des millions de sud-africains blancs, James Gregory a vécu dans son enfance au contact des noirs , il parle xhosa et son ami d’enfance était noir, mais le système, sa propagande raciste, sa politique de censure, son mode d’éducation séparé, sa violence répressive, va graduellement lui faire perdre le souvenir de cette période de son existence pour le déshumaniser. La principale réussite du réalisateur est d’avoir su montrer (même si la prise de conscience apparaît parfois trop rapide) le cheminement d’un esprit qui peu à peu et sous l’influence d’une personnalité exceptionnelle, Mandela, renoue avec son enfance, retrouve le chemin des vrais sentiments et des vraies valeurs. A noter qu’après l’arrivée au pouvoir de Mandela, la télévision sud-africaine SABC a mis en place des programmes « psy » où blancs comme noirs évoquaient les fêlures, les frustrations, et même les douleurs qu’un système raciste et ségrégationniste avaient provoqué dans leurs vies : amitiés interdites entre enfants blancs et noirs ayant grandis ensemble, nounous noires et enfants blancs privés brusquement de tous contacts, amours blancs/noirs interdits, etc.... Goodbye Bafana est donc bien davantage l’histoire d’une thérapie que celle d’une « amitié » entre le leader historique de l’Afrique du Sud et son gardien.

Silly

 

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