Interview de Gilchrist Olympio

Gilchrist Olympio exprime sa méthode et sa vision de la politique togolaise

par Le Regard et La rédaction UFCTOGO.COM , le 30 août 2005, publié sur ufctogo.com

Interview de Gilchrist Olympio, Président national de l’UFC. Le Regard (hebdomadaire togolais) et La Rédaction UFCTOGO.COM
Paris, le 30 août 2005

 

1- Suite au décès du Président Eyadéma, les Togolais étaient aux urnes le 24 avril dernier pour élire leur nouveau Président de la République. Vous aviez suivi le processus de bout en bout puisque vous avez un candidat à cette élection. Quel bilan faites-vous aujourd’hui du processus et du scrutin du 24 avril 2005 ?

Ceux qui, de l’extérieur, ont influencé le processus de l’élection présidentielle du 24 avril 2005 dans notre pays, n’ont pas fait mystère de leur désir de voir Faure Gnassingbé à la Présidence de la République et Edem Kodjo à la Primature. Ils disaient qu’ils voulaient ainsi garantir la stabilité. Et la stratégie qu’ils préconisaient à cet effet consistait, d’une part, à diviser l’opposition pour démobiliser les électeurs et, d’autre part, à faire appliquer les lois électorales discriminatoires en l’état et à le faire vite en respectant strictement le chronogramme constitutionnel. Nous connaissons la suite, sauf qu’au cours du processus, la Coalition de l’opposition démocratique n’a pas été divisée, que les électeurs n’ont pas été démobilisées et que la victoire a été effectivement dans notre camp. Toutefois, si les hommes que nos adversaires voulaient sont là aujourd’hui, c’est aux prix de fraudes massives et d’une répression inhumaine avec la complicité ou le silence d’institutions africaines qui étaient supposées promouvoir la démocratie et le règne de la justice sur notre continent.

2- Au lendemain de cette élection et avant la proclamation des résultats, alors que les esprits étaient surchauffés à Lomé, vous aviez rencontré à Abuja le candidat du RPT qui n’est autre que le fils de feu Gnassingbé Eyadéma. A ce jour, cette rencontre continue de susciter des débats au sein de l’opinion. Comment vous étiez-vous retrouvé à Abuja et de quoi aviez-vous exactement parlé ?

Le 23 avril, j’ai reçu un message du Président Obasanjo par l’intermédiaire du secrétaire exécutif de la CEDEAO, Mohammed CHAMBAS, m’invitant à aller le voir le 25 avril à Abuja sans précision de l’objet de l’invitation. C’est après un entretien d’une heure et demie avec le Président OBASANJO qu’il m’a informé que Faure Gnassingbé attendait dans une salle à côté et qu’il souhaite que nous nous réunissions après avoir discuté séparément avec lui aussi. Deux jours après, sur mes instructions, la note interne que j’ai rédigée pour mon parti a été largement publiée dans les journaux togolais. Il était question à cette réunion du 25 avril que celui qui remportera l’élection présidentielle institue une période de transition ; forme un gouvernement transitoire d’union nationale ; ouvre un dialogue avec les partis de l’opposition ; procède à la réforme des Instruments devant créer un cadre électoral favorable à de futures élections présidentielles et législatives en déterminant la date de la tenue de celles-ci ; et nomme un Conseil national pour traiter des problèmes de la sécurité et entreprendre la réforme de l’armée. J’ai souscrit à ces propositions au cours de mon entretien préalable avec le Président Obasanjo et quand il les a également présentés en séance plénière. Mais quand la délégation de Faure Gnassingbé a émis des réserves sur l’institution de la période de transition et la réforme de l’armée, et en publiquement fait état après la réunion, j’ai dû déclarer de mon côté à la presse que je n’ai signé aucun accord qui m’engage.

De quel débat s’agit-il dans l’opinion à ce sujet ?
Ce ne sont pas les propositions d’accord du Président Obasanjo qui posent problème aux autres membres de la Coalition puisque ce sont les mêmes que nous avançons séparément ou collectivement jusqu’à ce jour sous des formulations plus ou moins différentes. Certains prétendent ne pas avoir été associés à cette rencontre du 25 avril, alors qu’ils savent pertinemment qu’à partir du 22 avril, toutes les communications étaient coupées entre le Togo et l’extérieur. J’avais essayé en vain de joindre mon S. G. pour les informer. Ils savent également que c’est à la suite de cette rencontre du 25 avril, que le Président Obasanjo et le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, après m’avoir reçu à Genève le 11 mai, ont proposé le mini-sommet d’Abuja le 19 mai, pour lequel j’ai exigé la participation effective de toute la Coalition de l’opposition démocratique et l’examen de tous les éléments de la proposition du 25 avril ainsi que nos préoccupations relatives à la libération des opposants emprisonnés et au retour des réfugiés et personnes déplacées après l’élection du 24 avril.

3- Et lors du mini-sommet d’Abuja, le chef de l’Etat nigérian vous aurait accusé de ne pas jouer franc-jeu. Qu’en était-il exactement ?

C’est après concertation et d’entente avec tous les responsables de la Coalition des partis de l’opposition démocratique présents dans la salle du mini-sommet que j’ai pris la parole en notre nom pour déclarer que le projet de Mémorandum d’accord qui nous a été lu à l’issue des discussions ne contient pas les propositions initiales du Président nigérian ainsi que nos préoccupations et que pour cela nous demandons un temps de réflexion. Cette demande a été mal prise et pour cause !

4- Courant juillet dernier, vous avez de nouveau rencontré M. Faure Gnassingbé, cette fois-ci à Rome. Très peu de choses avaient été explicitement révélées sur cette rencontre. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La Communauté Sant’Egidio s’était engagée depuis le mois de mars de l’année dernière à aider à résoudre la crise politique togolaise et le Commissaire au développement de l’UE s’est montré disposé à coopérer avec elle à cet effet. Les problèmes très graves de l’heure à la résolution desquelles la Communauté peut efficacement apporter son concours au Togo sont ceux de l’arrêt de la violence, de la libération des prisonniers et du retour des réfugiées. En tant qu’organisation internationale non gouvernementale de défense des droits de l’homme, de prévention et de résolution des conflits, et, agissant sans intérêt politique ni économique, la Communauté accomplira cette mission plus sûrement que les organisations intergouvernementales régionales et sous-régionales de la région dont certains Etats membres ont jusqu’ici montré qu’ils ont des intérêts liés avec les autorités en place au Togo. Aussi, ai-je trouvé opportune l’occasion qui m’a été offerte par la Communauté Sant’Egidio de rencontrer Faure Gnassingbé à Rome le 21 juillet dernier. Le communiqué largement diffusé par la Communauté à l’issue de la rencontre indique bien clairement que nos discussions s’étaient limitées aux problèmes de la violence, des prisonniers et des réfugiés. Ces problèmes constituent une priorité pour l’UFC, un souci de recherche de la sécurité du peuple loin des courses pour des positions personnelles au sein des institutions étatiques.

JPEG - 15 ko
Gilchrist Olympio, Président national de l’UFC.

5- N’empêche qu’au sein de la Coalition à laquelle appartient votre parti, certains s’expliquent difficilement ces rencontres. On vous accuse de ne pas avoir d’égard pour vos collègues de l’opposition et que vous ne les associez pas au dialogue avec le pouvoir. Que répondez-vous ?

Les populations togolaises ont souhaité que les partis de l’opposition joignent leurs forces pour combattre le pouvoir en place. Ainsi, six d’entre eux dont l’UFC ont-ils formé une coalition dans le but de soutenir un candidat unique que leur aura désigné le Président national de l’UFC au sein de son parti et, après la victoire de celui-ci, de réserver le poste de Premier Ministre au Président du CAR. C’était un arrangement global en négociation avant le décès d’Eyadéma le 5 février. Je n’en partageais pas certains aspects dont la répartition des postes ministériels et les propositions de pacte électoral sur une base égalitaire sans tenir compte de l’implantation nationale des partis membres de la Coalition. Je n’étais pas sur place à Lomé pour participer directement à ces négociations qui, selon les représentants de mon parti étaient libres. J’ai fait part de mes objections sans pour autant bloquer le processus. Cependant, vous avez été tous témoins des manigances contre le candidat unique à l’élection présidentielle que j’ai proposé à la demande formelle de la Coalition. Après l’élection présidentielle et compte tenu des intérêts divergents qui se manifestaient, nous avons procédé à une évaluation de la situation et sommes convenus que chaque membre peut entreprendre individuellement et sans concertation préalable toute démarche visant à la restauration de la démocratie, de la sécurité et de la paix dans notre pays.

Qu’ai-je fait d’autre en allant à la Communauté Sant’Egidio à Rome que de me conformer à cette nouvelle position ? Je rends compte régulièrement aux autres membres de la Coalition et j’observe les contacts qu’ils prennent de leur côté. L’essentiel c’est de veiller à ce que toutes nos démarches servent l’intérêt commun. Pour ce qui concerne nos relations au sein de la Coalition, je ne comprends pas qu’on dise que je n’ai pas d’égard pour leurs membres. Mes relations sont bonnes avec Agboyibo et Gnininvi avec lesquels je communique régulièrement. Gogue et Folly savent que je suis toujours disposé à partager leurs préoccupations. Quant à Abi qui vient de quitter la Coalition pour rejoindre le nouveau gouvernement, j’ai eu le plaisir de faire sa connaissance au mini sommet d’Abuja où, ensemble avec les autres membres de la Coalition, nous avons travaillé en toute confiance. Je sais combien mon absence sur le terrain peut créer des méprises aussi devons-nous éviter de céder aux effets pervers des manipulations.

6- Pensez-vous comme certains observateurs, que le règlement définitif de la crise togolaise passe par celui du contentieux historique entre les familles Olympio et Gnassingbé.

Tel n’est pas mon avis et je l’ai toujours souligné dans mes déclarations. Eyadéma a assassiné Sylvanus Olympio sur ordre. Il a par la suite tué bien d’autres responsables politiques togolais dans des conditions encore plus atroces. Au cours de sa campagne électorale, son fils Faure Gnassingbé a demandé pardon pour le mal que son père a fait au Peuple togolais et non spécialement à la famille Olympio. Tout récemment encore, j’ai dit que mon père a été assassiné comme Président de la République en exercice et que c’est un drame d’Etat. La première victime de ce drame est le Peuple togolais. C’est vous dire que je ne me suis pas engagé en politique et créé un parti pour venger mon père ou le faire au nom de la famille Olympio. Mais pour défendre les valeurs de liberté, de démocratie, de justice et de paix auxquelles je crois profondément et que je veux de toutes mes forces restaurer au Togo. Et du moment où mon père avec ses compagnons avaient fondé leur lutte sur des valeurs identiques pour conduire le Peuple togolais à l’indépendance, il appartient à ce Peuple de leur en rendre justice. Certains Chefs d’Etats africains, avec mon assentiment, ont demandé à Eyadéma d’accepter de me rencontrer. Il a toujours refusé. J’aurais, le cas échéant, discuté des affaires d’Etat du Togo avec lui. Et s’il n’y trouvait pas son intérêt, il n’en ferait rien et nous en serions restés au statu quo. C’est en fait ce qui s’est passé. Pour ce qui me concerne, la paix au Togo est à construire. Il est de notre devoir d’y procéder démocratiquement par la voie de la diplomatie

7- De quoi sera t-il question lors de votre prochaine rencontre prévue pour septembre ? Les Togolais, du moins, ceux qui étaient requinqués par le discours radical de votre parti se sentent trahis. N’avez-vous pas le sentiment de ne pas toujours joindre l’acte à la parole ?

Quel est le dilemme aujourd’hui ? Il y a en place un pouvoir de fait qui s’est imposé par une répression brutale et inhumaine. Soit nous le laissons poursuivre cette violence jusqu’à ce qu’il s’élève sur nos cadavres ou nous acceptons de rentrer en contact avec lui dès maintenant pour lui signifier sa responsabilité devant l’histoire. Car le Togo ne peut être bâti par la terreur d’Etat avec l’extermination des opposants. C’est par cette mise en garde que nous ferons prendre conscience à ce nouveau pouvoir de la nécessité de tenir un dialogue national vrai qui conduira à l’établissement consensuel des conditions d’une bataille électorale démocratique et au respect du choix du Peuple. Sur ce point fondamental, notre discours est exigence. Il le sera toujours et jamais une capitulation. C’est le langage que j’ai toujours tenu et que je continuerai de tenir au Peuple togolais, comme devant toute instance où j’aurai le privilège de défendre sa cause.

8- Le gouvernement s’apprête à renouer le dialogue politique avec l’opposition. On sait que votre parti associé à ce dialogue avec le gouvernement Sama était de ceux qui avaient une conception du dialogue différente de celle du gouvernement. Quelle est aujourd’hui votre position sur la question ?

Notre conception du dialogue était différente de celle du gouvernement Sama, parce que nous voulions un dialogue conforme aux recommandations des 22 engagements pris par le gouvernement togolais vis-à-vis de l’UE en avril 2004. D’ailleurs, la légère avancée que nous avions réalisée avec l’acceptation du gouvernement de Sama d’amender certaines dispositions discriminatoires du Code électoral a été battue en brèche lors de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Je veux parler de tout ce qui touche au rexpect des droits de l’homme, aux conditions d’éligibilité, à la composition et au fonctionnement de la CENI, au contentieux électoral, etc. Nous souhaitons recommencer tout cet exercice, non pas dans des consultations convoquées et présidées par le Premier Ministre, mais dans un vrai dialogue rassemblant la mouvance présidentielle et l’opposition, sous la présidence d’un facilitateur neutre. Il s’agira pour nous dans ce contexte de tout remettre à plat pour arriver à ce que les 22 engagements entendaient par « un cadre électoral acceptable par tous ».

9- Est-ce pour cette raison que votre parti n’a pas participé à la rencontre du 16 août 2005 à la présidence ?

Et Vous m’avez compris

10- Pour en revenir à l’élection du 24 avril dernier, votre parti est cité par les tenants du pouvoir comme l’un de ceux qui ont inspiré les actes de violences à l’annonce des résultats. Reconnaissez-vous avoir une certaine responsabilité dans ces violences ?

Les responsables de l’UFC n’ont jamais préparé ou incité qui que ce soit à la violence. Comment le feraient-ils alors qu’ils ne disposent d’aucuns moyens de violence, face à des éléments de l’armée dressés depuis de nombreuses années pour réprimer sauvagement toutes protestations pacifiques du Peuple togolais. C’est ainsi qu’à l’occasion de la dernière élection présidentielle, des miliciens cagoulés armés de machettes, de gourdins cloutés et de pistolet ont été transportés de certaines régions du Nord par des camions non immatriculés dans les grandes villes où ils ont massacré toutes personnes arborant des signes des partis de l’opposition démocratique.

Nous savons aujourd’hui comment ces milices sont constituées, entraînées et financées.

C’est le devoir d’un parti politique d’informer ses militants et les populations des actes pris par les gouvernants et de les faire manifester publiquement contre tout ce qui est interdit par la Loi et contraire aux intérêts du Peuple. Depuis la dernière campagne électorale, un argument justificatif a été malheureusement développé par lequel toute contestation publique des partis de l’opposition devient une action qui appelle automatiquement de la part de l’Etat une réaction de ses forces de répression. Il s’agit là d’une violation très grave de notre Constitution qui confère aux individus et aux partis le droit de manifester leurs opinions. Toute démarche pour une paix durable dans notre pays n’aboutira que si l’on met un terme définitif à de tels raisonnements et actes de violence et aux violations des droits de l’homme.

11- L’issue de l’élection a été décevante pour les militants du changement. Aujourd’hui, on observe comme une démobilisation au sein de la population. Or d’autres échéances se profilent à l’horizon. Croyez-vous pouvoir remobiliser les militants de si tôt.

Après les élections présidentielles de 1998 et 2003, l’opposition a gagné une troisième fois celle présidentielle de 2005. Non seulement, cette victoire lui été encore volée par la dictature en place, mais ses manifestations de protestation ont été violemment réprimées. Il y a lieu de penser comme certains dirigeants l’ont d’ailleurs dit que les togolais n’accepteront plus d’aller à des élections. Pour ma part, c’est ignorer les épreuves que ce peuple a connues dans son combat contre le colonialisme, puis la dictature militaire et qui ont forgé sa volonté d’exprimer ses choix politiques et électoraux. L’UFC en a gardé la leçon en se tenant toujours prête pour les batailles électorales. Je sais donc qu’elle saura se mobiliser pour d’autres échéances électorales à venir. Car la lutte continue !

12- Le chef de l’Etat envisage la réhabilitation du Père de l’indépendance Sylvanus Olympio dans le cadre de la réconciliation nationale. Votre commentaire.

Le Peuple togolais unanime a toujours reconnu la place de Sylvanus Olympio dans le long et difficile combat pour la libération du Togo et le programme de développement économique et social qu’il a mis en route quand il a été élu président de la république. Il y a à cet égard une mémoire collective vivace qui sert de repère aux nouvelles générations et de plus les motive dans leur combat actuel pour la restauration de la démocratie, la justice et la paix dans notre pays. Donner le nom de Sylvanus Olympio à une place ou à une rue procède sans doute de la volonté de réconciliation nationale du nouveau pouvoir en place. Mais cela ne résout pas le grave problème d’insécurité et déficit démocratique auquel l’UFC attache une attention prioritaire afin de construire avec le Peuple togolais une prospérité et une paix durables.

13- La question du compte de campagne de la Coalition suscite des remous au sein de l’opposition. Quelle est votre opinion là-dessus ?

C’est la première fois qu’une coalition de partis de l’opposition s’est constituée pour aller à des élections. L’effort de mobilisation et de gestion des fonds de campagne n’a pas été facile. Mais de mon point de vue, il a été payant. Nous devons d’abord remercier tous ceux qui dans un sursaut national pour garantir la victoire de notre candidat ont apporté de partout dans le monde cette contribution financière qui a été d’une très grande utilité. Je comprends dans ces conditions ceux qui exigent des comptes rigoureux, afin d’inspirer confiance à nos donateurs et à certains d’entre nous qui savent combien cette campagne leur a coûté. Aussi souhaiterai-je comme tous ceux qui ont réagi à la présentation des comptes que les gestionnaires fassent preuve de transparence et montrent leur sens de responsabilité citoyenne.

14- Avez-vous un message pour les Togolais ?

Dans ce combat nouveau auquel nous nous sommes trouvés contraints depuis le 5 février 2005, rien n’est facile, rien n’est donné. Seul notre courage nous soutient. Aussi je me félicite de la détermination avec laquelle tout le Peuple s’est engagé dans la bataille électorale pour soutenir le candidat de la Coalition, Emmanuel Bob Akitani. Après cette élection et les dures leçons que nous en avons tirées, nous devons comprendre qu’il nous faut encore serrer nos rangs pour imposer par tous les moyens, la voie de la démocratie et de la justice. Espérons que le chemin ne sera pas aussi long que celui de notre précédent combat. Tous, militants et dirigeants des partis politiques, membres de la société civile, demeurons toujours confiants et mobilisés. ABLODE

 

© Copyright Le Regard et La rédaction UFCTOGO.COM

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
lundi
27 mars 2017
Lomé °C (à 0h)