Communiqué UFC

Gilchrist Olympio candidat au scrutin présidentiel 2003 du Togo

par UFC , le 12 mars 2003, publié sur ufctogo.com

Ecouter l’interview - (Nécessite Windows Media Player ou compatible)

 

COMMUNIQUE OFFICIEL UFC

JPEG - 17.8 ko

L’UFC participera à la prochaine élection présidentielle et lance un appel à la lutte pour l’amélioration des conditions d’organisation de cette élection.

L’UFC saisit l’occasion de ce point de presse, pour remercier ses militants, ses sympathisants et toutes les populations acquises au changement, de la détermination sans faille dont ils font preuve dans la lutte pour l’alternance politique dans notre pays.

L’UFC voudrait d’entrée, assurer les populations togolaises de sa détermination à participer à la prochaine élection présidentielle. Elle sait que le régime met tout en œuvre depuis plus de douze ans, pour empêcher la tenue d’élections libres, transparentes et démocratiques, permettant à nos populations de se donner les dirigeants de leur choix.

Les entraves à l’exercice des partis politiques, la confiscation des médias d’Etat à des fins de désinformation, de dénigrement et de diffamation, la mise en œuvre d’une stratégie de terreur et les dernières modifications de la Constitution et du Code électoral par une Assemblée illégitime mise en place pour ce faire, sont les actes iniques et graves, posés pour atteindre l’objectif du maintien de la dictature.

L’opposition est exclue de la gestion du processus électoral, en violation de l’Accord-cadre de Lomé ( ACL ) qui visait à résoudre le contentieux né du coup de force exécuté par le régime, à l’issue du scrutin présidentiel du 21 juin 1998, remporté Gilchrist OLYMPIO.

La Commission Electorale Nationale Indépendante ( CENI ) issue du Comité Paritaire de Suivi (CPS ) a été vidée de toute sa substance. Telle que créée aujourd’hui, elle n’a aucune réelle, ni sur la révision des listes électorales, ni sur l’organisation des élections proprement dites, ni sur le dépouillement, ni sur la proclamation des résultats, étapes essentielles de tout processus électoral digne de ce nom. Pratiquement, plus des deux tiers (2/3) de ses membres sont de la mouvance présidentielle, avec un président nommé par le gouvernement , ayant voix prépondérante. Avec une telle composition, le régime est assuré du bénéfice de toutes les décisions.

Dans la réalité, le maintien d’une institution dénommée CENI, participe d’une volonté de tromper la classe politique, les populations togolaises et la communauté internationale.

Le pouvoir RPT, par l’intermédiaire du Ministère de l’intérieur, s’est approprié la totalité du processus électoral, aussi bien l’organisation matérielle, la distribution des cartes d’électeurs, la composition des bureaux de vote, que la collecte des résultats.

La Cour constitutionnelle chargée de la validation des candidatures et de la proclamation définitive des résultats, est comme chacun sait, entièrement dévouée au régime. Sa mission réelle est de garantir la victoire programmée du régime RPT.

Il est inconcevable de se présenter à des élections avec la certitude qu’elles sont perdues d’avance. Voilà pourquoi l’UFC juge inopportun tout acte pouvant être interprété comme une adhésion au processus électoral tel qu’il existe aujourd’hui.

Il y a dans les modifications de la Constitution et du Code électoral, des dispositions injustifiables en toute circonstance ; celles qui tendent à exclure de la compétition électorale, le vainqueur de la présidentielle de 1998, Gilchrist Olympio. La seule raison de cette volonté d’exclusion est la certitude que M. Olympio raflera de nouveau les suffrages des populations togolaises lors de la prochaine présidentielle.

Ces lois modificatives sont circonstancielles et scélérates. Elles sont caractéristiques des régimes totalitaires. Du reste, elles ne sauraient constituer, ni juridiquement, ni politiquement un obstacle à la candidature de Gilchrist Olympio.

L’UFC ne saurait se soumettre à ces lois d’exclusion et affirme que c’est le devoir citoyen des populations de s’insurger contre leur application, parce qu’elles portent en germes, les drames que vivent des populations de la sous-région ? Nous devons refuser « l’ivoirisation » de la crise togolaise.

Le peuple togolais sait que le président de l’UFC n’a pas ménagé ses efforts pour que la lute soit menée de façon unitaire, dans le cadre de la Coalition des Forces Démocratiques (CFD). Malheureusement, certains partis ne semblent pas accepter le combat pour la restauration de l’équité, la justice, la transparence, la sécurité et la non-exclusion lors de la prochaine présidentielle.

Il ressort de tout ce qui précède que la candidature de M. Gilchrist Olympio, vainqueur de l’élection présidentielle de 1998, s’impose comme un acte d’insurrection contre l’injustice supplémentaire introduite par ces lois scélérates. Un acte qui engage le peuple togolais dans sa volonté de refuser toute complicité avec l’oppression, la falsification et l’impunité. Un acte qui engage tout le peuple togolais, car il s’agit pour ce peuple d’attirer l’attention de la communauté internationale sur le drame qu’il vit.

Réunie en son Bureau National élargi aux présidents de ses fédérations, le lundi 10 mars 2003, l’UFC propose donc, la candidature de son président, Gilchrist Olympio à l’élection présidentielle prochaine. Elle lui demande instamment de l’accepter, et, d’ores et déjà, de conduire la lutte pour la victoire finale contre la dictature. L’UFC est assurée que son Président recevra le soutien massif, déterminé et décisif des populations togolaises.

Devant l’imminence de cette élection capitale pour l’avenir du Togo, l’UFC lance dès à présent au peuple togolais, un appel à la lutte patriotique pour l’amélioration des conditions d’organisation de celle-ci.

L’UFC demande à la communauté internationale, notamment à la France dont le chef de l’Etat, Jacques Chirac, a été témoin des engagements pris par M. Gnassingbé Eyadéma dans le cadre de l’Accord-cadre de Lomé, de soutenir le peuple togolais dans son combat contre l’injustice et l’exclusion, sources de tant de maux et de violences dans toutes les régions où celles-ci sont érigées en règle de gouvernement.
Pour le Bureau National,
Le Premier Vice-Président
Emmanuel AKITANI-BOB

 

© Copyright UFC


Télécharger
( 537.5 ko )

Imprimer l'article
Imprimer

Envoyer par mail
Envoyer

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
samedi
23 septembre 2017
Lomé 26°C (à 21h)