Interview

GilChrist Olympio pour des changements radicaux au Togo

par Agence Ghanéenne de Presse (GNA) , le 21 juillet 1999, publié sur ufctogo.com

 

Le leader de l’opposition en exil, GilChrist Olympio a déclaré que son parti de l’Union des Forces de Changement (UFC) ne reviendrait pas sur son exigence pour un "changement radical" de gouvernement et de respect de la loi au Togo.

Dans une interview accordée lundi à Accra à l’agence ghanéenne de presse (GNA), M. Olympio a demandé que le président Eyadéma apporte la preuve de sa victoire à la dernière élection présidentielle de 1998.

C’est le principal préalable de l’opposition pour sa participation aux négociations inter-togolaises qui sont entrées dans leur deuxième journée mardi à Lomé.

Le leader de l’UFC a renoncé dimanche à se rendre aux négociations, prétextant l’insuffisance des mesures de sécurité.

Les pourparlers, qui se déroulent sous la supervision de quatre facilitateurs (France, Allemagne, Union Européenne et Francophonie), devraient permettre un retour à la normale au Togo, après la confusion provoquée par la présidentielle de juin 1998 dont les résultats sont contestés par l’UFC.

M. Olympio a fait savoir que l’opposition posait également comme préalable à sa participation aux négociations, la restructuration de certains organes statutaires, particulièrement la Cour Suprême, la Commission Électorale et la Commission de la Presse. Il a ajouté que son parti exigeait aussi qu’une nouvelle date soit fixée pour de nouvelles élections, ainsi qu’un débat sur le problème des réfugiés, et celui de la restructuration de l’armée qui, a-t-il dit, a été tribalisée. "Il est temps que le président Eyadéma cède au choix du peuple", a déclaré M. Olympio, ajoutant que l’UFC exige qu’un minimum de conditions de sécurité soient garanties pour lui permettre de vivre en paix et qu’il n’y ait pas de "chasse aux sorcières".

"Si M. Eyadéma décide de partir, nous assurerons la sécurité de son retrait. S’il ne veut pas s’en aller, il faudra alors un gouvernement de transition", a déclaré M. Olympio.

"Il n’y aura pas de compromis sur toutes ces revendications... Si elles ne sont pas satisfaites, la réunion va échouer", a-t-il ajouté.

Le leader de l’UFC s’est refusé à préciser quelles seraient ses actions futures. "Habituellement, on atteint d’abord le fleuve avant de décider comment la traverser", a-t-il dit.

M. Olympio a déclaré qu’il se joindrait aux négociations, prévues pour dix jours, quand les garanties de sécurité seraient adéquates.

 

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