Togo

Fin de l’empire Eyadéma

par Afrique-Asie , le 1er mars 2005, publié sur ufctogo.com
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Cet article est extrait du Nouvel Afrique-Asie N° 186 de mars 2005

Quelques heures seulement après l’annonce du décès du général Gnassingbé Eyadéma, les Togolais ont dû se résoudre à l’idée que la route serait encore longue pour un retour à une vie ordinaire. Dernier combat des Togolais contre les soubresauts d’un pouvoir fatalement périmé. Quel sera encore le prix à payer pour parvenir enfin au bout du tunnel ?

 

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" VOILA L’AMOUR DU PEUPLE POUR LEUR PRESIDENT "
Photo copyright M.T. pour ufctogo.com

5 février 2005, le peuple togolais apprend la mort du général Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis trente-huit ans. Selon la Constitution du pays, c’est le président de l’Assemblée nationale qui, en cas de vacance du pouvoir, assure l’intérim au sommet de l’Etat, afin de préparer la tenue de nouvelles élections dans les soixante jours suivant la date de disparition du président de la République. Mais l’avion qui ramenait d’un voyage à l’étranger le président de l’Assemblée nationale, Ouattara Fambaré Natchaba, est contraint d’atterrir sur le sol du Bénin voisin, les autorités togolaises ayant décidé une fermeture des frontières. C’est alors qu’un groupe d’officiers entreprend d’organiser l’opération de braquage de l’Etat le plus audacieux qu’on puisse imaginer. Au nom de l’armée, ils signifient leur allégeance au fils du défunt président, Faure Gnassingbé, et le proclament chef de l’Etat. Tollé général et concert d’indignations des organisations africaines et de la communauté internationale. Premier à monter au créneau, Alpha Oumar Konaré, président de la commission de l’Union africaine, qui qualifie la manœuvre, comme il se doit, de “coup d’Etat”, inacceptable par les instances de l’organisation qu’il a en charge.
C’est alors que les députés togolais - tous voués à la cause du pouvoir - vont se livrer à une étrange machination. Nuitamment, ils entreprennent, le 6 février, de démettre de ses fonctions le président de l’Assemblée - pourtant un homme du camp Eyadéma, soudain voué aux gémonies - pour élire à sa place Faure Eyadéma. Ce dernier, qui n’était pas un député, occupait au moment de la disparition de son père président les fonctions de ministre de l’Equipement, des Mines et des Télécommunications. Les putschistes pensaient, ce faisant, donner une apparence de légalité à leur opération de prise de pouvoir. Le forfait prend des allures d’extravagance. Faure Gnassingbé, devenu par ce tour de passe-passe président de l’Assemblée, déclare assurer un intérim... jusqu’en 2008, date prévue pour la fin du mandat de son défunt père. Le Togo expérimentait, le matin du 7 février, après l’investiture du fils de Gnassingbé Eyadéma, le singulier parfum de la “dictature héréditaire”, selon les termes de l’opposant Gilchrist Olympio.
Comme si rien n’avait changé, les Togolais assisteront durant les jours suivants aux scènes tragiquement ordinaires de la vie sous un régime qui joue les prolongations : manifestations brutalement réprimées par des forces de l’ordre qui ont depuis longtemps pris l’habitude de tirer à balles réelles sur les foules sans défense ; radios, télévisons et journaux privés fermés pour motif de sympathie à l’égard de l’opposition ; menaces à l’égard des opposants rendus responsables de tous les malheurs qui pourraient survenir dans le pays... L’ordre de l’armée règne de nouveau au Togo et Faure Gnassingbé en est le représentant civil. Le pouvoir d’Eyadéma se prolonge et son fils en est l’emblème génétique.
Les Togolais qui, dès l’annonce de la mort du “grand timonier”, ont espéré voir surgir le paradis au bout de l’enfer en sont donc pour leurs frais. Le fils a succédé au père par la grâce et la volonté des militaires acquis “ontologiquement” à la cause du système. Le Togo offre cette particularité d’avoir eu à sa tête, trente-huit ans durant, un homme à qui le temps a permis de mettre en place un système achevé, profondément enraciné dans l’histoire post-coloniale du pays, et qui a su, par tous les moyens - militaires, politiques et diplomatiques - soumettre le pays à son bon droit. Ce “fascisme tropical” niché au cœur de l’Afrique de l’Ouest ne doit donc rien à l’improvisation ni au hasard.
Issu du coup d’Etat du général Eyadéma, avec l’assassinat le 13 janvier 1963 du premier président du pays, Sylvanus Olympio, le régime installé depuis le 13 janvier 1967 a été entretenu, alimenté par le règne sans partage d’un clan au pouvoir, encouragé et soutenu par tous les régimes qui se sont depuis succédé en France, l’ancienne puissance coloniale. Ce pouvoir n’ayant pas été vaincu par ses adversaires politiques du vivant de celui qui l’incarnait, aucune illusion n’était permise : la manœuvre rocambolesque des militaires qui ont placé à la tête de l’Etat le fils du président défunt ne constitue, ni plus ni moins, qu’un coup de plus pour un système champion du coup d’Etat permanent.
Il y eut le coup d’Etat du 13 janvier 1963, la prise définitive du pouvoir par Gnassingbé Eyadéma par un autre coup d’Etat le 13 janvier 1967 (après un bref intermède de quatre ans avec Nicolas Grunitzky, dont il était le chef d’Etat-major), la mise en place d’une armée ethnique et familiale entièrement vouée à la cause du dictateur et dressée contre la population, la répression particulièrement horrible des manifestants réclamant en avril 1991 une démocratisation du système politique... Et puis, alors que les pays d’Afrique sub-saharienne tentaient de s’engager dans la voie de la démocratie, Eyadéma n’avait pas hésité à envoyer son armée avec ses chars mettre un terme aux travaux de la Conférence nationale en août 1991. Quatre mois plus tard, la même armée délogeait de ses bureaux, à coups de tirs de mortier, le Premier ministre de “compromis national”, Koffi Koffigoh.En 1993, l’opposant Gilchrist Olympio fut “sorti” de la course à la présidentielle, après avoir essuyé des tirs de soldats du régime, en pleine campagne électorale, ce qui entraîna son évacuation sanitaire en Europe où il demeure depuis.Après cet épisode, l’armée tira sans retenue sur la foule protestant contre la fraude électorale et la “réélection” du général Eyadéma... De quoi décourager toutes formes de revendications publiques et épuiser définitivement les Togolais épris de droit et de liberté.
Ce pouvoir a constamment assuré sa survie par l’argument des armes, les plus grotesques entreprises de fraudes électorales, les assassinats politiques, une diplomatie criminogène (notamment la vente illicite d’armement à la rébellion angolaise Unita, de Jonas Sawimbi), la terreur policière et l’intimidation armée à l’encontre d’une population tétanisée. Depuis 1993, l’Union européenne a cessé toute coopération économique avec le Togo, pour ce qu’on a pudiquement nommé “déficit démocratique”. Cet embargo n’a rien changé à la nature du régime, qui a su toutefois régulièrement compter sur Paris pour plaider, en vain, sa cause auprès de l’Union européenne. Aujourd’hui, après la disparition de Gnassingbé Eyadéma, les affidés du pouvoir togolais, plutôt que d’engager le pays dans la voie de la décrispation, ont choisi d’ajouter la plus aberrante démonstration d’autoritarisme à une crise devenue interminable. Quarante ans après le coup d’Etat “historique” de son père, le fils perpétue la tradition en s’improvisant chef de l’Etat au mépris des dispositions de la Constitution.
Mais, ce que n’ont pas prévu les auteurs du coup de force du 6 février dernier, ce sont les réactions aussi promptes que fermes de l’Union africaine, de la Cedeao, par la voix de son président en exercice, le chef de l’Etat nigérien Mamadou Tandja, ou encore de l’Agence de la francophonie, qui a suspendu le Togo de ses instances et la coopération multilatérale francophone avec le pays. Des réactions immédiatement relayées par l’ensemble de la communauté internationale, y compris les Etats-Unis d’Amérique. Mais, après les condamnations unanimes, la question était de savoir si ce pouvoir pourrait, enfin, se rallier à la raison ordinaire et renoncer à cette fuite en avant qui expose le pays à une inéluctable explosion. Pour l’Union africaine et la Cedeao, la cause est entendue : le retour à la légalité constitutionnelle n’est pas négociable. Le pouvoir illégitime est sommé d’en revenir aux dispositions de la Constitution prévues en cas de vacance du pouvoir, sous peine de subir des sanctions qui auraient notamment pour conséquence un isolement accru du Togo sur la scène internationale.
Certains observateurs n’ont pas manqué alors d’exprimer leur scepticisme quant aux moyens dont disposeraient les deux organisations africaines pour faire entendre raison aux Togolais. Il est vrai que la remarquable intransigeance d’Alpha Oumar Konaré, de Mamadou Tandja, de même que celle du numéro un nigérian, Olusegun Obasanjo, ne laissait aucune marge de “négociation” aux putschistes togolais. Toutefois, ce pouvoir allait-il accepter simplement de se retirer de la tête de l’Etat par une soudaine et improbable conversion aux vertus de la lucidité politique ? Au bout de quarante ans, un tel système est mû par sa propre mécanique interne, imposant à ceux qui l’ont servi de l’alimenter indéfiniment. Seul un facteur externe aussi puissant, sinon davantage, que lui, pourrait le réduire à néant. Alors, l’Union africaine et la Cedeao, qui, plus que jamais auparavant, jouent leur crédibilité dans l’affaire du Togo, disposaient-elles, au moment des pourparlers avec les autorités autoproclamées togolaises, des moyens d’imposer leurs résolutions aux maîtres actuels du Togo ?
Cette fois, tous les arguments ont été mis en jeu. L’entourage du Nigérian Obasanjo s’est départi des réserves habituelles pour prévenir que le Nigéria n’excluait pas une intervention armée pour contraindre le pouvoir illégitime togolais au respect des résolutions de la Cedeao. Rarement pareille fermeté aura été observée dans le règlement interne des affaires africaines. Femi Fani-Kayode, conseiller de M. Obasanjo pour les affaires publiques, a tenu à rappeler, en la circonstance, que le président est “un adepte de la tolérance zéro avec les juntes militaires” et qu’il œuvrerait avec l’Onu “pour annuler l’accession au pouvoir, dans le Togo voisin, du fils du président décédé, Gnassingbé Eyadéma”. Après une dernière rencontre entre la délégation de la Cedeao conduite par la ministre des Affaires étrangères du Niger, Aïchatou Mindaoudou, et les représentants du pouvoir togolais à Lomé, les premières informations qui filtrent le 15 janvier laissent espérer une issue des plus positives. On annonce en effet que “les autorités togolaises n’excluent pas un retour à l’ordre constitutionnel, ce qui serait un grand succès”. Mais l’on reste suspendu à une déclaration prochaine de Faure Gnassingbé.
A ce moment-là, au sein même du pouvoir, les positions ne sont pas toujours conciliables. En effet, cohabitent à l’intérieur de ce qui n’est en réalité qu’un clan des individus défendant des intérêts divers et qui, en proie au désarroi causé par la mort du dirigeant Eyadéma, ne savent pas en réalité comment sauvegarder leur territoire. Il y a ceux qui sont pris d’une irrépressible panique, les modérés, ceux qui ont commencé à préparer leur exil, les “réalistes”, ceux qui veulent vendre chèrement leur peau, ceux qui sont les gardiens farouches des secrets contenus dans mille recoins de la présidence - cette “mémoire” interdite dont on ne sait pas encore quels lieux pourraient désormais les abriter-, et enfin les jusqu’au-boutistes, incapables de concevoir le moindre renoncement aux attributs du pouvoir.
C’est de cette fosse aux lions et des compromis éventuels qui en seront issus que le dirigeant autoproclamé, Faure Gnassingbé, va puiser l’inspiration pour réagir aux injonctions de la Cedeao et de l’Union africaine.
Jeudi 17 février, Faure Gnassingbé se rend à Abuja exposer cette réponse au président nigerian Olusegun Obasanjo. Aucune déclaration officielle à l’issue de cet entretien, si ce n’est une réaffirmation des instances de la Cedeao de l’exigence du retour à la “légalité constitutionnelle” au Togo. Le lendemain, Faure Gnassingbé annonce la tenue d’élections dans un délai de deux mois. Autant dire qu’il renonce à demeurer au pouvoir jusqu’en 2008, ainsi que l’avaient indiqué les putschistes, dix jours plus tôt. Mais ni la Cedeao, ni l’Union africaine, ni la foule de manifestants togolais ne veulent se contenter de ce revirement. Faure Gnassingbé qui été illégalement élu président de l’assemblée nationale et ne jouit aucunement de l’autorité de diriger cette période transitoire, doit simplement se démettre. Sans plus tarder, les sanctions de la Cedeao sont annoncées et mises en œuvre : notamment, l’exclusion du Togo de l’organisation sous-régionale, l’interdiction de voyager pour les nouvelles autorités dans les pays de la sous-région, retraits des missions diplomatiques du Togo... Emboîtant le pas à la Cedeao et à l’UA, les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne réclament la démission immédiate de Faure Gnassingbé. La Togo est, comme jamais auparavant, politiquement et économiquement isolé...
Pour parvenir à imposer leurs décisions, la Cedeao et l’Union africaine devaient prendre en compte un paramètre essentiel : le temps. Régler au plus vite l’affaire, imposer les sanctions annoncées, avant que la situation ne se transforme imperceptiblement en un fait accompli au regard de l’opinion. En effet, le consensus observé chez les dirigeants africains est très fragile. Car, par-delà les prises de positions officielles, les ténors de l’UA et de la Cedeao savaient qu’ils devaient en même temps “masquer” nombre d’embûches, qui étaient autant de questions sans réponses. Compte tenu des rapports que certains chefs d’Etat ont entretenus avec le pouvoir togolais du général Eyadéma, sont-ils, réellement et sincèrement, tous acquis aux principes prônés par l’Union africaine ? Certains chefs d’Etat, eu égard à la nature discutable de leur régime, n’ont-ils pas davantage intérêt à encourager les entorses aux bonnes pratiques politiques plutôt qu’à les condamner ? Enfin, comment gérer la “donne française”, quand on sait que, même si Paris a condamné le coup d’Etat en appelant à l’organisation rapide d’élections, l’Union africaine et la Cedeao ont dû exhorter la France à “respecter les décisions prises à l’encontre du coup d’Etat au Togo, si elle veut en retour préserver le respect des Africains”.
Si le Togo est, par la force des choses, devenu un cas d’école, le grand défi relevé par l’Union africaine et la Cedeao aura été d’affirmer et de mettre en œuvre, pour la première fois, une position “éthique” admise de tous les Etats face à cette situation. Un test historique, quand on sait que nombre de ces Etats transcendent difficilement leurs intérêts immédiats et que la raison d’être de ces régimes se confond aujourd’hui bien souvent avec les réflexes particularistes aux contours mafieux, davantage qu’elle ne relève du désir partagé d’instaurer un “ordre éthique” continental. A cet égard, les sanctions imposées au Togo constituent un remarquable tournant dans la résolution de crises sur le continent.

Délire mécanique

Parce qu’il se confond avec le parcours du Togo post-colonial, on peut comprendre que le système Eyadéma marque ses ultimes sursauts par-delà même la mort de son dirigeant. Même si l’aventure dans laquelle les maîtres autoproclamés du Togo ont décidé le 5 février dernier d’entraîner leur pays apparaît à maints égards suicidaire, ils semblaient avant tout agir non pas pour leur seul compte, mais sous l’empire d’un dispositif dont ils sont les composants. Quarante ans du régime Gnassingbé Eyadéma ont fondé un “ordre” parfaitement structuré, qui a sa vie propre, agit selon sa logique, faisant fi des exigences ordinaires des règles communément admises dans le concert des nations. Une dictature absolue, forcément autiste. Qui plus est, une caricature sinistre de l’Etat post-colonial sans projet : un Etat inapte à se tourner vers son peuple tenu en respect par la soldatesque du chef, dont la raison réside pour l’essentiel dans la conservation de son territoire et des intérêts d’une coterie, et dans une allégeance immodérée à l’ex-puissance coloniale. On ne pouvait raisonnablement imaginer que ce système disparaisse du jour au lendemain, par le seul fait du décès du “grand timonier”. En somme, c’est le système que les actuels maîtres autoproclamés du Togo ont servi et dont ils constituent la chair et le sang qui, quarante ans plus tard, les “agit” davantage qu’ils n’en sont les éléments moteurs. C’est cette dynamique, incontrôlable, qui a commandé aux hommes ayant mis Faure Gnassingbé au pouvoir de commettre l’intolérable, aggravant un peu plus le sort subi par leur pays depuis des décennies.

Son “ami personnel”

Le sergent franco-togolais de la coloniale Gnassingbé Eyadéma qui accédera à la tête du Togo à la faveur d’un coup d’Etat en 1963 et de l’assassinat du “père de l’indépendance”, Sylvanus Olympio, a toujours su compter sur le soutien, sinon l’indulgence des régimes français. Mais les démonstrations d’amitié du président Jacques Chirac à son égard ont dépassé tout ce que la France reconnaissante a su donner à ce fils méritant. Et, ces dernières années, les dérives régulièrement dénoncées du régime Eyadéma semblent avoir paradoxalement renforcé cette étrange “amitié” abondamment manifestée au mépris des opinions exprimées aussi bien en Afrique qu’en France à l’encontre du pouvoir togolais. Violations des droits humains dénoncées par les ONG, fraudes électorales systémiques, manipulations de la Constitution... Rien n’y fit. Les sanctions de l’Union européenne contre le Togo depuis 1993 n’ont jamais infléchi l’indulgence de la France à l’endroit du régime. En 2003, à l’issue du scrutin présidentiel, alors même que la rue togolaise manifestait contre le hold-up électoral - un de plus -, Jacques Chirac entérinait le fait accompli, en expédiant un télégramme de félicitations à son “frère” Eyadéma, et ce, avant même la proclamation des résultats par la Cour constitutionnelle. Après le décès du général Eyadéma, le 5 février dernier, notre confrère Afrik.com, sous la plume de Khaled Elraz, estimait que “si Jacques Chirac veut pouvoir compter sur les peuples d’Afrique de l’Ouest pour soutenir son discours altermondialiste, nourri d’écologie, de développement durable, d’économie solidaire et de respect de la diversité culturelle, il ne doit plus se comporter en Afrique comme le parrain des dictateurs, ultime héritier d’une France qui n’avait pas fait le deuil de son Empire. Il doit être le soutien de la cause démocratique que défend désormais l’Union africaine, sous l’impulsion d’Alpha Oumar Konaré...” Il est vrai qu’en déplorant la mort d’un “grand ami de la France” et surtout d’un “ami personnel”, Jacques Chirac a conforté ce contentieux qui n’a cessé de grandir entre son pouvoir et le peuple togolais. Un soutien décidément incompréhensible, par-delà le bien et le mal, par-delà les repères traditionnels de la seule défense des intérêts français en Afrique. A verser au compte de l’Histoire.

par Francis Laloupo - le nouvel Afrique-Asie

 

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