Mode africaine

Festival de la mode africaine : Alphadi annonce le Fima pour décembre

par Wal Fadjri (Sénégal) , le 17 octobre 2003, publié sur ufctogo.com

Le couturier nigérien Alphadi, de son vrai nom Seidnaly Sidhamed, a annoncé mercredi au Centre d’accueil de la Presse étrangère à Paris la tenue de la 4e édition du Festival international de la mode africaine (Fima), du 1er au 7 décembre 2003 au Niger.

 

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Fait nouveau, c’est l’île de Boubon, sur le fleuve Niger à 25 km à l’ouest de Niamey, qui accueillera le gratin de la mode africaine et plusieurs grands noms de la haute couture mondiale. 120 mannequins, 45 créateurs, 25 artistes, 20 troupes traditionnelles et 6.000 festivaliers sont attendus à la manifestation. Alphadi a également annoncé la pose, en marge du Fima, de la première pierre d’une école africaine de mode et des arts au Niger. Le site abritera également un colloque qui aura pour thème "commerce équitable, création, mode et accessoire". Selon le styliste, le festival sera aussi une tribune pour un congrès international sur la drépanocytose, qui permettra de rassembler tous les acteurs concernés, afin d’échanger sur les avancées de la maladie. Le Fima promet également des attractions telles que le concours des jeunes stylistes Fima, le concours "Top Model Fima" et un méga-concert au profit de la lutte contre le Sida. A propos des incidents qui ont émaillé l’édition 2000 du Fima, à savoir irruption d’un groupe d’islamistes qui a fortement perturbé le déroulement du festival, l’ambassadeur du Niger en France, Adamou Seydou, a déclaré que "ces islamistes ont été arrêtés, jugés et écroués pendant quelques mois, avant d’être libérés". Le diplomate nigérien assure que l’Etat nigérien protégera ceux qui assisteront au Fima 2003.

Le Festival, dont le coût oscille entre deux et trois milliards de francs Cfa selon les estimations de son président fondateur, représente une importante source de devises pour le Niger, qui est l’un des pays les plus pauvres du monde. Il procure un millier d’emplois temporaires et contribue au rayonnement international du pays. Le créateur regrette tout de même que les politiques ne fassent pas "assez confiance" aux créateurs africains. "La mode a rapporté des milliards de dollars aux continents européen et américain. Pourquoi n’en rapporterait-elle pas autant à l’Afrique ?", s’est-il interrogé.

Wal Fadjri

 

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