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Favoriser l’accès aux médicaments... pour survivre

par Destination Santé , le 17 mars 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Favoriser l’accès aux médicaments... pour survivre :: Méningite : l’OMS aux commandes pour contrer l’épidémie en Afrique :: En tasse, en tablette... et bientôt en gélule ? :: Le tabagisme plus dangereux pour les femmes :: Des médicaments pleins de puces ! :: Pénurie de soignants : l’OMS organise la riposte :: De l’artémisinine pour tous, mais pas n’importe comment...

 

Favoriser l’accès aux médicaments... pour survivre

Alors que 80% de la population mondiale ont peu ou pas accès aux médicaments les plus essentiels, alors que dans les pays les moins favorisés aucun système de prise en charge n’existe, quelques industriels osent ce marché pas comme les autres. Ils en font même un enjeu de survie...

Prix Nobel, politiques, philosophes, capitaines d’industries et scientifiques de haut vol... le Forum BioVision 2007 vient d’ouvrir à Lyon. A ces interlocuteurs de choix, le président de Sanofi-Aventis Jean-François Dehecq, a expliqué le rationnel qui sous-tend la mise en œuvre par son entreprise, d’une « Direction Accès au Médicament ».

Une Direction dont la première réalisation a fait la « Une » voici à peine une semaine ; Il s’agit d’ASAQ, cet antipaludéen produit par le groupe français selon le principe no profit no loss dans le cadre d’une coopération avec l’initiative DNDI. Une opération qui ne sera pas sans lendemain a expliqué Jean-François Dehecq. Le travail se poursuit dans 4 autres voies thérapeutiques -lutte antituberculeuse, leishmanioses, épilepsie, trypanosomiase - et dans le domaine des vaccins.

Le principe de base de la « mission » est articulé autour des trois pierres d’achoppement du développement de médicaments pour les pays en développement. D’abord bien sûr, les prix. Le groupe affirme promouvoir « une politique de prix différenciés » qui permettent - dans le principe - de financer les faibles prix consentis au Sud avec les marges réalisées au Nord. Et puis le « nouveau développement de médicaments existants » : améliorations galéniques, nouvelles indications, développement de formes pédiatriques qui souvent , font défaut. Et enfin une politique « d’information, d’éducation et de communication auprès de l’ensemble des acteurs » du système de soins.

Encore faut-il que ces actions n’oublient pas les acteurs essentiels que sont les populations locales. Celles à qui sont destinés ces médicaments. Car là-bas comme ici, les couches les moins éduquées sont les plus privées de soins. Les populations les moins atteintes par l’information de masse - essentiellement transmise par les radios car le taux d’analphabétisme est très élevé - sont souvent délaissées. Un enjeu de taille. Car « faute de répondre à ces défis, (l’industrie pharmaceutique) n’existera plus ».
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Méningite : l’OMS aux commandes pour contrer l’épidémie en Afrique

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Comme chaque année à la même saison, la méningite refait surface en Afrique. Près de 16 000 personnes ont déjà été infectées. L’OMS coordonne la riposte dans 4 pays particulièrement touchés : Burkina Faso, Ouganda, République démocratique du Congo et Soudan.

Ces pays forment une « ceinture de la méningite », qui s’étend d’est en ouest du continent, du Sénégal à l’Ethiopie. Plus de 300 millions d’Africains sont ainsi menacés par Neisseria meningitidis, la bactérie à l’origine de la maladie. Et 1 670 personnes sont déjà mortes cette année.

D’où l’urgence des campagnes de vaccination actuellement menées par l’OMS et ses partenaires du Groupe de coordination international pour la fourniture de vaccins contre la méningite épidémique. Environ 1,5 million d’Africains ont déjà reçu une dose de vaccin. Non sans mal. Car « les zones touchées sont connues pour abriter (...) des populations déplacées qui vivent dans des régions difficilement accessibles », précise l’OMS. Sur le terrain, l’Organisation continue d’acheminer des médicaments, des fournitures d’urgence et un soutien technique pour combattre et gérer les flambées épidémiques.

La méningite est une infection des méninges qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Elle se transmet par les gouttelettes de salive. Les symptômes les plus communs sont la raideur de la nuque, une forte fièvre, une sensibilité à la lumière, des maux de tête et des vomissements.

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En tasse, en tablette... et bientôt en gélule ?

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A en croire une étude américaine l’épicatéchine, un phénol présent dans le cacao (mais aussi dans le raisin), aurait de telles vertus qu’il pourrait autant révolutionner la santé publique que l’aspirine en son temps.

Le Pr Norman Hollenberg (Harvard Medical School, Boston) n’y va pas avec le dos de la cuillère... à cacao. Et tout cela grâce à une étude qui l’a amené à se pencher sur l’état de santé d’une population de Panaméens, les Indiens Kuna.

Ces derniers ont ceci de particulier qu’ils boivent jusqu’à... 40 tasses de chocolat par semaine. Avec un cacao extrêmement riche en polyphénols et notamment en épicatéchine. Loin de provoquer des indigestions, cette consommation élevée protégerait cette population contre de nombreuses affections.

Selon les observations d’Hollenberg, le risque de décès par maladie cardio-vasculaire, cancer ou diabète serait ainsi diminué de 10% dans cette population. Ce composé « magique » est présent dans de nombreux autres aliments, principalement des végétaux : le thé vert, les fruits et légumes, le vin rouge et le jus de raisin.

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Le tabagisme plus dangereux pour les femmes

Cruelle inégalité ! A tabagisme égal, une femme présenterait un risque 2 à 3 fois plus élevé qu’un homme de développer un cancer du poumon. Pour des raisons biologiques, elle serait en effet plus sensible à certains carcinogènes.

D’après plusieurs travaux réalisés sur le sujet, la différence se situerait dans le niveau d’activité du cytochrome P450, une enzyme impliquée dans le métabolisme des carcinogènes du tabac.

Cette vulnérabilité permettrait aussi de mieux comprendre pourquoi les femmes sont plus nombreuses à être victimes des conséquences du tabagisme passif. Aujourd’hui chez les non-fumeurs, les cancers broncho-pulmonaires sont proportionnellement 3 fois plus nombreux chez les femmes que chez les hommes.

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Des médicaments pleins de puces !

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Le développement du marché des contrefaçons pharmaceutiques n’épargne aucun pays. La riposte, longue à se mettre en place tant les intérêts des parties concernées paraissaient difficiles à concilier, semble enfin sur les rails...

Ainsi l’OMS annonce-t-elle qu’une vingtaine d’entreprises de haute technologie rejoignent le groupe de travail mis en place en novembre dernier sous l’acronyme IMPACT pour « International Medical Products Anti-Counterfeiting Taskforce ».

Cette force d’attaque spécialisée dans la lutte contre les médicaments contrefaits s’attaquait il est vrai, à forte partie. Selon l’OMS, ce commerce pour souterrain qu’il soit, est florissant. Il représenterait environ 1% du marché dans les pays développés, mais plus de 10% dans les pays en développement. Et dans les pays où le droit est plus ou moins chroniquement malmené, les chiffres s’envolent. « Dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, plus de 30% des produits à la vente sont contrefaits », reconnaît l’OMS. « Et dans certaines républiques ex-soviétiques, ce chiffre atteint déjà 20% ».

L’arme technologique arrive donc à la rescousse. Ce n’est pas une totale nouveauté. Le Viagra le premier, en sa qualité de produit pharmaceutique sans doute le plus copié de la planète, s’était vu doter d’une puce électronique anti-fraude ! Autorités nationales et internationales, industriels du médicament et spécialistes des High-Tech vont donc mettre en place des parades contre les voyous du médicament.

Mais cela ne suffira pas, seul, à résoudre le problème. Le Dr Valerio Reggi (OMS), souligne ainsi que « la technique doit être associée à d’autres mesures (de contrôle). Des législations plus sévères, des amendes plus lourdes et une surveillance diligente de la part des autorités... et des professionnels de santé ». Sans oublier aussi pourrions-nous dire, une mobilisation sans relâche du public. Il est après tout la première victime de ces aigrefins...

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Pénurie de soignants : l’OMS organise la riposte

Près d’un an après avoir révélé lors de la Journée mondiale de la Santé, la grave pénurie de professionnels de santé dans les pays du Sud, l’OMS annonce enfin la mise sur pied d’un Groupe de travail chargé d’apporter des réponses concrètes au problème.

Ce dernier sera présidé par un tandem : Lord Nigel Crisp, ancien directeur du National Health Service britannique et Bience Gawanas, le Commissaire aux Affaires sociales de l’Union africaine. L’équipe comptera également dans ses rangs le ministre de la Santé ougandais, ainsi que son homologue malawite.

Le Groupe de travail (auquel il est fait référence sous le terme anglophone et très martial de Taskforce) a du pain sur la planche. Il manque aujourd’hui dans le monde - y compris en France - 4,3 millions de personnels de santé qualifiés. Dont plus d’un million pour le seul continent africain. « Nous avons un besoin urgent d’une aide internationale massive pour former des médecins, des infirmières, des administrateurs et des agents de santé communautaires », a annoncé Lord Nigel Crisp. Car si rien n’est fait, « le SIDA, le paludisme, la tuberculose et les mortalités maternelle et infantile continueront de tuer des millions de personnes, chaque année à travers le monde ».

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De l’artémisinine pour tous, mais pas n’importe comment...

Pour être traditionnellement utilisée par les Chinois depuis... 2000 ans, Artemisia annua L. est une herbe qui fait beaucoup parler d’elle. Au point que l’OMS vient de publier une monographie de presque 60 pages pour expliquer comment la cultiver, la récolter et en extraire les principes actifs.

Ces derniers il est vrai, sont précieusement récoltés pour produire les associations fixes à base d’artémisinine (ACT), les traitements recommandés par l’OMS contre le paludisme résistant à la quinine. Médicaments nécessaires dans toutes les zones où sévit cette forme de la maladie et notamment en Afrique subsaharienne, où sont enregistrés 90% des décès attribués à la malaria. Aujourd’hui encore, 40% de la population mondiale est exposée à cette forme de paludisme.

C’est dire l’ampleur des besoins. Or historiquement, cette plante n’était cultivée qu’en Chine. Et ce continent ne pouvait à lui seul fournir les besoins globaux. D’où des périodes de réelles pénuries qui ont alarmé l’OMS et les autorités nationales de santé. Pour y remédier, l’OMS et certains industriels ont favorisé l’extension des cultures dans d’autres régions. En République sud-africaine, au Mozambique, au Zimbabwe. D’aucuns y voyaient même la possibilité d’une alternative à la culture du tabac... D’un strict point de vue de santé publique, c’était assurément une superbe idée !

Ces développements ne sont pas allés sans problèmes. Car la culture d’Artemisia annua L. nécessite plus de 6 mois ensuite de quoi l’extraction, le traitement et la production du produit final exigent aussi de 2 à 5 mois. Toute erreur peut ruiner la récolte ou provoquer la levée d’une plante pauvre en principe actif. Et même ensuite, un processus de production mal coordonné risque de ruiner des mois d’efforts. C’est pourquoi l’OMS vient de publier ces « lignes directrices en matière de culture de la plante essentielle utilisée dans les médicaments antipaludiques » Cet opuscule décrit très précisément l’organisation de cette dernière, comment planifier la production de ces produits essentiels et mettre en place tous les éléments de savoir-faire technique nécessaires pour extraire l’artémisinine des feuilles séchées.

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