Réflexion sur le pouvoir togolais

Faure Gnassingbé Eyadéma : le nouveau président des bêtes sauvages

par Yélian , le 4 septembre 2005, publié sur ufctogo.com

Réflexion sur la tribune libre de Elliott Ohin," Faure Eyadéma n’est pasle président du Togo."

 

« L’Afrique est de loin le continent le plus riche en pauvreté et en dictatures... »

« Je serai bientôt démocratiquement élu...Nous utiliserons avec mes lycaons la période d’interrègne, d’incertitude pour assassiner, nous débarrasser de tous les opposants qui se seront démasqués... »

Tous les animaux de la réserve allaient...en direction de la résidence.

Les bêtes venaient de la réserve.
Mais où allaient-elles et pourquoi ?

Vous préparerez les élections présidentielles démocratiques ; des élections au suffrage universel supervisés par une commission nationale indépendante...avec la certitude de triompher, d’être (ré)élu ; car vous le savez, vous êtes sûr que si d’aventure les hommes refusent de voter pour vous, les animaux sortiront de la brousse, se muniront de bulletins et vous plébisciteront.

A la lecture du texte de mon ami et camarade Elliott OHIN, je n’ai pas résisté à un plaisir, quoique mêlé d’un petit pincement du cœur de rédiger ces lignes pour compléter son propos.

Car, il faut le dire, sans cesse, l’asséner partout que, Faure Gnassingbé n’est pas le président du Togo. Il en est le président de fait, certes. Mais son titre véritable aux yeux de l’immense majorité des Togolais, (plus de 70%) est celui de président des bêtes sauvages.

Quand les diplomates en poste au Togo, et la Commission de l’Union européenne constatent dans leurs rapports que, « l’analyse des listes électorales fait apparaître un écart anormal entre le nombre d’inscrits et l’estimation de la population en âge de voter (+34% soit 900 000 électeurs présumés fictifs) ; ces écarts sont particulièrement importants dans les régions réputées favorables au parti au pouvoir (+75% soit 440 000 électeurs présumé fictifs) ; fait troublant c’est dans ces régions que le taux de distribution des cartes d’électeurs est exceptionnellement élevé (80 à 95%), que le taux de participation est exceptionnellement élevé (80 à 99%) et que le score de M. Faure Gnassingbé est exceptionnellement élevé (75 à 95%). A contrario sur Lomé, zone favorable à l’opposition, le taux de distribution des cartes d’électeurs est de 41% et le taux de participation de 35% seulement (390 000 électeurs inscrits n’ont pas voté ou n’ont pas pu voter). », nous y voyons la confirmation de ce que qu’annonçait Ahmadou Kourouma dans son roman, « En attendant le vote des bêtes sauvages » (Seuil, 1998) et dont il disait lui-même :
- « j’écris des choses qui sont vraies...J’écris des vérités...Le nom de Maclédio a été formé à partir de ceux de Laclé (ancien ministre de l’intérieur du Togo) et de Diowade Demandé, l’un des surnoms de Houphouët-Boigny...Les comportements des dictateurs africains sont tels que les gens ne les croient pas ; ils pensent que c’est de la fiction. Leurs comportements dépassent en effet souvent l’imagination. Les dictateurs africains se comportent dans la réalité comme dans mon roman.
Nombre de faits et d’événements que je rapporte sont vrais. Mais ils sont tellement impensables que les lecteurs les prennent pour des inventions romanesques. C’est terrible !

Tout le monde savait qu’ils commettaient des atrocités. On savait à peu près ce qui se passait dans les prisons de Bokassa, et que le dictateur Koyaga tuait, jetait arbitrairement en prison.

Initialement, j’avais donné, en l’inversant, le nom d’un ami togolais au président Sylvanus Olympio, assassiné par Koyaga. C’était un clin d’œil amical et complice que je faisais en direction de cet ami. Mais, quand celui-ci l’a appris, il est devenu presque fou. Il a fallu envoyer au pilon les 5 000 exemplaires déjà imprimés ! J’ai dû inventer un autre nom, Fricassa Santos... Cela pour dire que les Togolais ont terriblement peur de Eyadéma.
Il a agi de façon effroyable sur leur conscience, avec une telle fureur qu’ils ont peur de tout ce qui ressemble à une petite provocation à son égard. Eyadéma règne dans son pays par la terreur. C’est incroyable !

En effet, Gnassingbé Eyadéma et son fils Faure ont investi la vie politique, se sont accaparés du pouvoir, et se maintiennent par la force, la violence la terreur et le sang.

Nous devons œuvrer à l’extirpation de cette mauvaise engeance qui a pourri notre pays et n’est mue que par une volonté diabolique de salir, de corrompre et de détruire ce qui est beau et bien et qui leur fait horreur.
Sans connotation religieuse, c’est à une œuvre de purification que nous sommes conviés : il s’agit d’extirper le mal.

Cette œuvre est difficile et de longue haleine.
Oui, car ce qui est beau est difficile autant que rare !

 

© Copyright Yélian

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