Election 2003

Eyadéma travestit la campagne de l’opposition

par Le Togolais , le 21 mai 2003, publié sur ufctogo.com

Avant publication ou diffusion sur les médias, le dictateur Eyadéma exerce un droit de regard sur les messages des candidats de l’opposition aux présidentielles du 1er juin 2003. Les messages de campagne du PFC, de la CDPA et du CAR ont été purement et simplement travestis et censurés par le ministre de la communication Pitang TCHALLA.

 

C’est le black-out sur les thèmes majeurs de l’opposition : la déchéance du Togo, les mensonges d’Eyadéma, la violation de l’accord-cadre de Lomé, la souffrance du peuple, la dictature de 40 ans, la violation des droits de l’homme, les élections truquées ; la complaisance des observateurs français, les crimes impunis, etc. Il est interdit aux opposants de développer leurs arguments de campagne sur le média d’Etat, plus principalement la télévision togolaise (TVT). Les images des candidats sont flouées et leurs voix imperceptibles lors des diffusions. Ces grimages du dictateur Eyadéma et de son gouvernement violent une fois de plus les règles qui régissent l’organisation d’une élection libre et démocratique. L’équité ne sera jamais de règle dans cette mascarade électorale. Les Etats-Unis ont pourtant appelé le gouvernement togolais à garantir une élection « libre, équitable et transparente », avec accès équitable de tous les partis politiques aux médias, « conformément aux normes internationales ».

L’UFC-PFC et la CDPA ont fait part de ces manquements et en appellent à la communauté internationale pour mettre fin à ce simulacre d’élection. Les journalistes sont également la cible de cette chape de plomb sur ces présidentielles. Les accréditations sont refusées à certains d’entre eux pour des raisons obscures, c’est le cas de la journaliste française Carine Frenk de Radio France Internationale (RFI). Eyadéma veut choisir les témoins complaisants de sa victoire annoncée. Les journalistes de RFI seraient semble-t-il, une poche de résistance dans ce folklore de la politique franco-togolaise où les Français sont les principaux acteurs et instigateurs aux côtés du dictateur Eyadéma. Les seuls à avoir voix aux chapitres pour légitimer sa victoire annoncée, sont ses amis, une cohorte de ressortissants français : des conseillers ( juridiques, électoraux, militaires, politiques), des politiciens, des journalistes, des parlementaires, des observateurs bidons, la francophonie, les supposés médiateurs, les fournisseurs de colifichets etc..... Quelles sont les réelles forces en présence au Togo ? Les véritables adversaires du peuple togolais sont des profiteurs qui se maintiennent, tapis derrière le dictateur Eyadéma, mais pour combien de temps encore. Nous constatons que dans l’entourage de l’opposition togolaise ne gravitent que des compatriotes et ressortissants togolais désargentés.

La voix des Togolais est mise en sourdine mais elle tonnera vaille que vaille !
Le 1er juin 2003 n’est qu’une date charnière qui va faire basculer définitivement les Togolais vers un réel combat aux forceps pour la conquête de leur liberté. Une table ronde après coup ne sera pas suffisant pour éponger le passif des assassins du peuple togolais. Messieurs, les censures ne sont que peine perdue, les Togolais savent depuis belle lurette qui vous êtes.

La rédaction Le Togolais

 

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