Commentaire

Eyadèma, Habré, Pinochet et les autres...

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 7 mars 2000, publié sur ufctogo.com

 

Début-mars, le vieil Augusto Pinochet, ci-devant président et ex-dictateur du Chili descend de l’avion. Il marche ! L’air goguenard, il semble satisfait de son jeu. Il pense : " Ils ne m’ont pas eu. Je les ai bernés. " L’ancien autocrate chilien qu’il fut, peut bien pavoiser. Mais il a eu chaud. Il a dû simuler le grand malade dans son fauteuil roulant. C’est grâce à cet alibi qu’il a pu échapper à la justice.
3 février 2000.

Un autre ex-dictateur. Hissein Habré est son nom. Il a " opéré " lui, au Tchad de 1982 à 1990. Depuis son éviction du pouvoir, Habré coule des jours paisibles dans sa retraite du Sénégal. La justice le rattrape. Il est inculpé par M. Kandji, doyen des juges d’instruction du tribunal de Dakar pour " complicité d’actes de torture ". Une première en Afrique visant un ancien chef d’Etat..

Lomé. République du Togo. Le président Eyadèma, dictateur devant l’éternel sévit depuis 1967. Il a pris une part active au complot ayant abouti en 1963 à l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président élu du Togo.
Aujourd’hui : expéditions militaro-punitives, arrestations et emprisonnements sans jugement (surtout de journalistes), cadavres flottants dans l’océan, meurtres en séries. C’est le lot quotidien de toute opposition au régime de Gnassingbé Eyadèma.

Dans le cas de M. Hissein Habré une information judiciaire contre X est ouverte dans le même temps " pour disparitions, crimes contre l’humanité et actes de barbarie ". Au Togo dans un souci d’apaisement, la plupart des crimes commis sous le règne de Gnassingbé Eyadèma, ont été amnistiés. Mais pour le Général, ce n’est qu’une raison d’en commettre d’autres.

L’ère des crimes contre ses propres concitoyens, des crimes contre l’humanité, est révolue. Exit l’impunité qui défiait la justice, outrageait les victimes voire provoquait des guerres civiles. A l’heure où une véritable démocratie internationale est en train de voir le jour, c’est rendre un bien mauvais service à Eyadèma dans sa fuite en avant dans le cadre des violations des droits de l’homme. Avis à certains " Facilitateurs " qui au lieu d’impartialité, se rangent du côté de l’injuste.

Aujourd’hui la justice pénale internationale avance. Elle balaye sur son passage les relents de crimes rances.

 

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