Décadence

Est-il vrai que l’histoire se répète ?

par Elliott OHIN , le 5 juillet 2007, publié sur ufctogo.com

 

Ceux qui pensaient pouvoir faire de Faure Gnassingbé un président de la rupture en l’intronisant sans l’aval du peuple, doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence. Ce n’est pas « lui c’est lui, moi c’est moi » c’est plutôt, moi, j’achève ce que lui avait commencé, c’est à dire le déclin du Togo. Ce n’est malheureusement pas la rupture avec le fils mais, la continuité dans la descente en enfer de notre pays, entamée par le père. Faure Gnassingbé est en train de consolider le déclin de notre pays au lieu de provoquer son rebond. Le Togo est devenu dans les mains du clan Gnassingbé un jouet et un faire valoir pour les rejetons d’Etienne Gnassingbé. Le summum de l’immoralité politique est atteint avec Faure Gnassingbé comme chef de son clan. Pauvre Togo !

Devons nous laisser l’histoire se répéter ? L’histoire d’un pays se fait par son peuple et l’armée est l’émanation du peuple. Peuple de mon pays, levons-nous tous ensemble et arrêtons cette décadence avant qu’il ne soit trop tard. La seule solution pour sortir notre pays de la merde dans laquelle le clan Gnassingbé l’a englouti est de revenir à la logique de la légitimité qui ne peut s’obtenir ni par décret ni par la volonté d’une armée prétorienne mais, uniquement par une élection libre et régulière. Ne tergiversons plus, le temps joue contre nous, contre notre patrie. Faure Gnassingbé n’est pas le président élu par la majorité de nos populations mais, le chef de son clan qui a pris tout un peuple en otage avec la complicité d’une partie de notre armée. Ayons le courage et la volonté de le crier fort pour enfin libérer notre pays. Puisque Faure Gnassingbé et le clan dont il est le chef ne veulent pas se remettre en cause, nous avons le devoir légitime de les remettre en cause pour sauver la terre de nos aïeux. Ne pas crever cet abcès conduirait inexorablement à l’enlisement du pays dans la merde jusqu’au chaos. Nous devons nous résoudre à corriger nos erreurs. Oui, des erreurs ont été commises. Le 13 Janvier 1963, lorsqu’un certain Etienne Eyadéma, ancien troufion de l’armée francaise colonisatrice, avait crapuleusement assassiné le président démocratiquement élu, il aurait du subir le sort réservé dans une société normale à un assassin de cet acabit. Nous avons subi pendant quarante années, les conséquences néfastes de cette erreur laxiste pour n’avoir pas réagi promptement. En février 2005, lorsque Faure Gnassingbé et son clan se sont accaparés du pouvoir dans le sang, nous avons le devoir légitimement impérieux de leur faire subir le sort réservé aux gangsters criminels de leur envergure. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Faure Gnassingbé est en train de confirmer cela. Devons-nous encore rester les bras croisés en le laissant faire ? Non et non, nous devons en finir avec ces gangsters pour éviter que demain nos enfants et petits enfants n’aillent cracher sur nos tombes. Arrêtons cette déconfiture le plus tôt possible. Faure Gnassingbé ne peut nous conduire à la démocratie, il s’est accaparé du pouvoir dans le sang et le conservera dans le sang si nous laissons une fois encore l’histoire se répéter. N’oublions surtout pas que l’histoire d’un pays se fait par son peuple. Ne nous leurrons pas, aucune élection organisée par le clan Gnassingbé ne peut libérer notre pays. Préparons-nous tous à payer cher notre démocratie.

Pour honorer la mémoire de toutes les victimes, ce long cortège de souffrances et de destins brisés, pour leur rendre la dignité et pour le futur, il nous faut aujourd’hui agir. Nous ne devons plus éviter ou différer d’agir. Aux grands maux, les grands remèdes.
A l’UFC, nous avons fait le choix intransigeant de la démocratie et rien ne peut contrarier ou affadir cette exigence. Non et non, nous n’avons pas le droit de laisser l’histoire se répéter.
Défions dignement le fatalisme, la résignation, le désenchantement ou la désespérance.

Notre victoire est certaine et dépend uniquement de nous tous.
Finissons, finissons.

Ablodé !

Elliott Ohin, Ancien Secrétaire Général de l’UFC, membre du bureau national, Représentant de l’UFC en Amérique du Nord.

 

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