Communiqué

En réponse aux déclarations de M. Bernard Stasi sur RFI le 19 juin 2002

par UFC , le 20 juin 2002, publié sur ufctogo.com

 

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Communiqué de presse de l’UFC

Lomé, le 20 juin 2002

En réponse aux déclarations de M. Bernard Stasi sur RFI le 19 juin 2002.

Le mercredi 19 juin 2002, Radio France Internationale (RFI) s’est fait l’écho de propos tenus à Dakar, par l’ex facilitateur du dialogue-intertogolais, M. Bernard STASI selon lesquels, celui-ci ne désespère pas de voir certains partis de l’opposition participer aux élections législatives anticipées. M. Bernard Stasi n’a pas non plus, craint d’affirmer que quelles que soient les garanties que présenteront ces élections, l’UFC ne s’y présentera pas.

Ces déclarations de M. Bernard Stasi appellent de notre part, la réponse suivante :

1- La facilitation à laquelle a participé M. Bernard Stasi avait pour objectif essentiel, la mise en œuvre de l’Accord-cadre de Lomé qui a prescrit l’organisation consensuelle d’élections législatives anticipées pour régler le contentieux de la présidentielle frauduleuse de juin 1998.

2- Si M. Stasi avait été un facilitateur impartial, juste, intègre et soucieux du bon accomplissement de la mission qui lui a été confiée, il devrait considérer que la dénonciation de l’Accord-cadre de Lomé (ACL) par les autorités togolaises après trois années de manœuvres dilatoires et de violations de toutes sortes, est un échec lourd de danger pour le dialogue intertogolais. Il devrait en conséquence, user de toutes ses compétences, influences et relations pour que les élections se déroulent sous l’empire de l’ACL et de l’ACL seulement, en obtenant auprès des autorités togolaises, l’abrogation du Code Electoral modifié.

3- Puisque telle n’est pas son attitude et qu’au contraire, après avoir observé un mutisme absolu sur la modification du Code Electoral consensuel par les autorités, il encourage des partis de l’opposition à accepter ce coup de force, en se présentant aux élections organisées sous l’égide du Code Electoral modifié, il confirme ce que l’UFC a constamment déclaré à son sujet, à savoir que son objectif a toujours été de conduire la facilitation à contraindre l’opposition à se présenter à des élections aux conditions du régime et non à celles de l’ACL.

4- L’UFC demande aux autorités françaises qui l’ont désigné, d’user de leur influence auprès de M. Stasi pour l’amener à observer la réserve qui convient à son statut d’ancien facilitateur. Au lieu de se transformer en complice de l’un des protagonistes de la crise, fraudeur de la présidentielle de 1998, en répétant comme lui que le parti du vainqueur de cette présidentielle, ne participera pas aux élections quelles que soient les garanties qui lui seront offertes. Propos indécents venant d’un ex facilitateur. Les élections que souhaitent M. Stasi ne règleront pas la crise togolaise.

5- L’UFC pense que c’était une erreur d’avoir confié une mission aussi importante à M. Stasi qui visiblement ne possède ni les compétences, ni les qualités morales requises pour l’accomplir. Le mandat de facilitateur de M. Stasi est terminé, il devrait en tenir compte.

Le Premier Vice-Président,
Emmanuel AKITANI BOB

 

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