Engagements ?

En dehors de la lutte, point de salut

par Séna Alipui , le 22 octobre 2004, publié sur ufctogo.com

Ce régime qui ne respecte pas les droits élémentaires de l’homme, qui ne respecte pas ses engagements doit être combattu.

 

Dans quelques jours, l’union Européenne va donner sa position sur la reprise de la coopération avec le Togo ou fixer des conditions pour la reprise de l’aide.
Au-delà du tapage médiatique qui entoure cette question, il convient de reprendre le parcours du Togo sereinement depuis la suspension de la coopération pour évaluer la situation à sa juste valeur.
Nous allons de façon très simple et le plus honnêtement possible essayer de reprendre le parcours de la démocratie au Togo depuis la suspension de la coopération, pour voir si le déficit démocratique dont était accusé le régime Eyadema s’est réduit ou s’est aggravé.

A - La suspension de la coopération et son origine.

L’Union Européenne a suspendu sa coopération avec le Togo en raison de déficit démocratique. Après la conférence nationale, le RPT épaulé par l’armée et des milices privées attentaient régulièrement au processus démocratique.
La Radio était souvent contrôlée par l’armée qui y diffusait toutes sortes de menaces. Le premier ministre d’alors, Joseph Koffigoh, était traqué ainsi que certains de ces ministres. Celui-ci a finalement été victime d’un putsch qui l’a ramené sous le giron du général président Eyadema. Les domiciles de leaders de l’opposition étaient la cible de bombes et certains furent purement simplement tués (ex :Tavio Amorin) et l’impunité assurée aux auteurs.
La goutte de trop qui a poussé l’Union à suspendre sa coopération avec le Togo est que pendant la visite des ministres Allemands et Français de la coopération, une manifestation pacifique de milliers de togolais vêtus de blanc (signe de paix) a été réprimée dans le sang.

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Fréau jardin 25 janvier 1993 : La foule, quelques minutes avant le carnage

En d’autres termes, on a ouvert le feu sur des manifestants pacifiques. Jusqu’à ce mois d’octobre 2004, les résultats des dites enquêtes ouvertes n’ont pas été communiqués au grand public et les auteurs coulent des jours paisibles.

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Victimes de la marche pacifique de Fréau Jardin
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et la répression qui a suivi.

L’Union Européenne a donc décidé en son âme et conscience de suspendre sa coopération avec le régime Eyadema pour le presser de démocratiser le Togo. Voilà pourquoi l’Union Européenne a suspendu sa coopération avec le Togo.

B/ Le comportement de la mouvance présidentielle de 1993 jusqu’en 2004 sur le plan politique.

La coopération suspendue, la lutte pour plus de démocratie ne s’est pas arrêtée pour autant au Togo. Elle s’est poursuivie dans des conditions encore plus pénibles et a connu de nombreux revers pour des raisons que nous exposerons.

Cette partie comprendra 2 points à savoir les processus électoraux et la situation des droits de l’homme.

a- Les processus électoraux.

Les élections présidentielles de Août 1993 se sont déroulées sans candidat de l’opposition. Les candidatures présentées ont été invalidées pour certains et les conditions se sont avérés si désastreuses que les plus téméraires qui s’y sont engagés ont fini par jeter l’éponge sans participer au scrutin.
Face à 2 pantins (Jacques Amouzou et Adani Ifè) monsieur Eyadema se proclame président avec 93% des voix.

La période pré et post électorale est très mouvementée (arrestations, recrudescence des violations des droits de l’homme, faux complot)

Un article est disponible sur le lien suivant :
http://www.diastode.org/Droits/tete6.html

La communauté internationale ne relâche pas la pression sur le régime Eyadema qui concède des élections législatives à peine mieux que les présidentielles. Malgré les fraudes, le RPT est battu et se retrouve théoriquement en minorité à l’assemblée nationale. Contre toute attente l’UTD d’Edem Kodjo (ancien secrétaire général du RPT passé à l’opposition) s’allie avec le RPT et transforme la majorité de l’opposition en majorité du RPT avec en prime le poste de premier ministre pour Edem Kodjo.
Le général reprend des forces et consolide son pouvoir en reprenant une à une toutes les libertés qu’il a dû abandonner et ou concéder. En 1996, suite à des partielles douteuses, le RPT peut se passer de monsieur Kodjo qui acculé, démissionne et est remplacé par le très discret technocrate Kwassi Klutsé.
Le général retrouve la plénitude de son pouvoir et se dirige vers les élections de 1998.

Les mois qui précèdent les élections présidentielles du 21 juin 1998 sont mouvementés, de nouveau les arrestations arbitraires se multiplient, des assassinats, des intimidations et le tout parachevé par le coup d’état de juin 1998.
L’armée est déployée, le décompte des voix est arrêté et la commission électorale est poussée à la démission par des menaces de mort. Le ministre de l’intérieur en une nuit fait le décompte des voix et le lendemain matin proclame monsieur Eyadema président. Les civils ne perdent rien pour attendre, ils ont osé voter pour un autre candidat ? La répression se poursuit et comme d’habitude un complot venu de l’étranger doit venir parachever le processus électoral c’est ainsi qu’au mois d’Août 2003, un coup d’état commence vers 6h du matin et à 9h00 de ce matin là , on nous annonce que la situation est sous contrôle et que l’on peut vaquer à nos occupations.

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Le siège de l’UFC après avoir reçu une visite de courtoisie du pouvoir en place
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Monsieur Akitani, 1er vice président de l’UFC, blessé.

Le peuple Togolais ne digère pas, la communauté internationale encore moins, cette élection reste en travers de la gorge de tout le monde sauf pour la mouvance présidentielle qui enfonce le clou en organisant des élections unilatérales en Mars 1999 pour avoir un contrôle complet de l’assemblée dont le mandat arrive à terme. Le régime est complètement isolé et se retrouve dans l’eau chaude lorsque le rapport d’Amnistie International sort le mettant en cause dans des violations massives de droits l’homme avec largages de cadavres en haute mer.
Pressé de toutes parts par la communauté internationale, vomie la population, le RPT et son chef cherchent une planche à laquelle s’accrocher dans cette tempête qui n’est que l’effet boomerang de leurs forfaits commis un an plutôt.

Acculé, le général promet lors d’une visite à Lomé de monsieur Chirac qu’il ne se présentera plus aux prochaines élections et qu’il ne touchera pas à la constitution, « parole de militaire » dit-il pour donner plus de poids à son engagement.
En outre il va organiser des élections législatives anticipées en mars 2000 pour que tout le monde participe, l’accord-cadre est en bonne voie pour réconcilier la classe politique Togolaise.

Ces élections n’auront finalement jamais lieu, entre temps l’accord cadre a été déchiré de bout en bout par la mouvance présidentielle, il y a eu de faux procès pour incarcérer des dirigeants de l’opposition, les violations des droits de l’homme ont connu une dégradation.
Les élections législatives transparentes ont été remplacées par un médiocre « remake » des élections de mars 1999 et le RPT contrôle à nouveau la totalité des sièges de l’assemblée.
La constitution est modifiée, le général revient sur son engagement et se présente aux élections de Juin 2003.
Comme d’habitudes les arrestations reprennent, l’intimidation, l’armée se déploie et le général se proclame à nouveau vainqueur. La seule nouveauté en 2003 est qu’il n’y a pas eu d’attaques venant de l’étranger.

Pour illustrer la nature des fraudes qui ont émaillé les présidentielles de 2003, j’aimerais partager avec vous un extrait d’un article du Solida (proche des Rénovateurs de monsieur Péré, ancien président de l’assemblée nationale , proche du RPT candidat aux présidentielles de Juin 2003) :
- « Dans la commune de Dapaong BV 15 le délégué du PSR a été expulsé par le président du tribunal.
- Au BV 16 les militaires ont voté en civil avec des cartes multiples. L’on a vu des kabyè présentant des cartes de vote portant des noms Moba qui ont voté sans procuration avec l’accord du président du bureau de vote.
- A Nanergou le député Flindjoua Yobe Emile a amené avec lui 36 personnes qui ont voté avec deux ou trois cartes et a donné des instructions pour que soient tabassés les délégués de l’opposition qui s’opposeraient à ce genre de vote. Il a donné les mêmes consignes dans d’autres endroits dans la circonscription.
- A Tandjoaré, des votes avec des cartes multiples ont été constatés dans plusieurs bureaux (Ex. BV 2039).
- Dans le canton de Naki-Est , c’est un baron du régime en l’occurrence Ogamo Joseph Bagna, ancien Ministre, qui circulait, portant sur lui une arme à feu, dans les bureaux de vote pour intimider les votants.
- A Anié, des cartes d’électeur ont été distribuées aux mineurs qui votent (à peine 10 ans).
- A Bassar, de nombreuses personnes y compris les mineurs ont voté par procuration ; pendant ce temps on refuse de distribuer des cartes de vote aux électeurs.

Dans le Moyen-Mono des délégués de l’opposition ont été chassés des bureaux de vote. A Tohoun, plusieurs témoins ont vu le Ministre du Travail et de l’emploi M Kokou Tozoun diriger lui-même un groupe d’individus qui ont circulé de bureau en bureau pour ramasser les urnes, brûler les bulletins déjà déposés et empêcher les délégués d’envoyer les résultats à Lomé avant de bourrer les urnes par des bulletins prévotés « Gnassingbé Eyadema ». Plusieurs témoins l’ont vu renverser les bulletins des urnes puis les brûler. »

Pour l’article au complet visiter :
http://www.solidatogo.org/Info/N25.htm

En vous dispensant des morts qu’il y a eu, voilà à peu près dans quelle ambiance le général a lui-même renouvelé son mandat y a un an.
Le manège reprend, on prend de nouveaux engagements devant la communauté internationale, on envoie ses garçons de courses les clamer aux quatre coins de la planète.
On ne les appliquera sans doute pas ou très imparfaitement et à l’approche de l’échéance électorale de 2008, le ton va se durcir et le rouleau compresseur électoral du général va se remettre en fonction.

Pour clore ce point, je dirai qu’en 11 ans de suspension de la coopération, il y a eu 7 élections au Togo et elles sont toutes été émaillées de violences, dans le meilleur des cas il y a eu des fraudes massives et des violations des droits de l’homme et dans le pire des cas (présidentielles) il y a toujours eu mort d’hommes. Les périodes pré et post électorales attirent toujours les organisations des droits de l’homme parce que l’histoire fatalement se répète dans le cas du Togo.

Le processus électoral Togolais n’a pas évolué et les institutions misent en place sont noyautées par le pouvoir qui s’appuie sur les forces armées et les milices pour se maintenir.

b- Les droits de l’homme.

Au chapitre des droits de l’homme, nous n’avons pas grand-chose à vous apprendre sur le cas du Togo.
Je ne retournerai pas loin dans le passé ou tourner le couteau dans la plaie mais je voudrais partager avec vous un extrait d’une visite de monsieur Jean Pierre Fabre de l’UFC dans le Nord du Togo en 2001.

« L’attitude passive des forces de sécurité était surprenante et confinait à la complicité. Au lieu de faire preuve de fermeté comme leurs collègues de Kambolé en menaçant de faire usage de leurs armes, elles se contentaient de pleurnicher, de supplier les miliciens du RPT. Ceux-ci n’en avaient cure, et tournaient autour du véhicule de l’UFC en vociférant des menaces de mort et en assénant de temps en temps, des coups sur la tête de certains membres de la délégation.
C’est pendant cette "danse du scalp" qui a duré près d’une heure, qu’un milicien du RPT s’est approché du véhicule de l’UFC dans lequel se trouvait bloquée la délégation et a déversé sur Jean-Pierre FABRE, de l’essence contenue dans une bouteille pleine. Il a ensuite répandu soigneusement le reste de la bouteille sur le pare-brise du véhicule. Un autre milicien est venu coincer Jean-Pierre FABRE par le col de sa chemise, sur le siège du véhicule en hurlant : "donner moi les allumettes, donnez-moi les allumettes", pendant qu’un troisième s’acharnait sur le conducteur du véhicule de l’UFC pour prendre la clé. Les forces de sécurité étaient spectatrices de cette scène macabre, inadmissible en toutes circonstances.
Le pire aurait pu arriver si à cet instant précis, la route n’avait pas été dégagée des troncs d’arbre qui bloquaient le passage, permettant au conducteur de démarrer en trombe, en direction de Sokodé. »

Le reste de l’article est disponible sur :
http://www.diastode.orgPartis/parti2.html

Cet extrait en soi est assez éloquent sur la situation des droits de l’homme et de la violence physique qui est exercée sur les leaders de l’opposition.

Les photos ci-dessous datent de l’année 2002 et 2003 et parlent d’elles mêmes sur les progrès accomplis par le gouvernement dans le respect de la vie humaine.

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Février 2002 militante de l’UFC blessée
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Egbla Kossi : militant de l’UFC tué à Tsévié le 1 juin 2003, jour de l’élection présidentielle


Nous ne saurions parler de droits de l’homme sans évoquer l’accablant rapport d’Amnesty International de 1999 qui a mis à nu le régime. Ce dernier après avoir tout nié en bloc a voulu la mise en place d’une commission d’enquête internationale (ONU / OUA) qui est venue confirmer en grande partie les fait relatés par Amnesty International.

Les différents rapports sur la chaotique situation des droits de l’homme sont disponibles sur le lien suivant :
http://www.diastode.org/Droits/droitshumains.html

Pour clore ce point, je me demande sincèrement si le gouvernement en place considère les Togolais comme des hommes car avant de parler de droits de l’homme il faut avoir une considération pour la vie humaine et ensuite mettre des balises pour protéger cette vie.

Le gouvernement Togolais ne respecte pas les droits de l’homme malgré les 11 ans de suspension de la coopération. Ces droits sont bafoués à la moindre occasion et font partie de la stratégie de la terreur nécessaire à la perpétuation de ce régime. L’appareil répressif du gouvernement Togolais est toujours opérationnel et n’hésitera pas à frapper coopération rétablie ou pas.
Après avoir essayé de présenter un tout petit peu la situation démocratique Togolaise sous l’angle du processus électoral et des droits de l’homme, je conclue que le déficit démocratique s’est aggravé au Togo ces onze dernières années parce que le régime ne veut pas d’alternance et la violence physique et morale sont des outils précieux de maintien au pouvoir de ce régime.

Respecter les droits de l’homme et le résultat des élections dans l’entendement de la mouvance présidentielle, c’est comme se suicider pourtant ce n’est pas le cas, nous ne demandons qu’à vivre ensemble dans le respect mutuel et un système ou l’homme est au centre des préoccupations des gouvernants.

Plus récemment, comme il fallait s’y attendre, le gouvernement a pris 22 engagements vis-à-vis de l’UE qu’il n’a pas vraiment réussi à respecter car ce n’est pas dans sa nature de respecter ses engagements. Hormis le fait que ce gouvernement ne respecte pas les engagements qu’il prend, il ne fait pas non plus ses devoirs.

Le pays est laissé à l’abandon sous prétexte du défaut de l’aide l’union européenne, pourtant ce gouvernement qui n’a plus les moyens d’entretenir ses routes et autres infrastructures a suffisamment de ressources financières pour organiser en juillet 2000 un fastueux sommet de l’OUA dont selon certaines sources la facture avoisinerait 25 milliards de FCFA soit plus de 40 millions de Dollars.
Un nouveau palais présidentiel est en construction, une nouvelle cité est sortie de sous terre en un rien de temps (cité de l’OUA), d’onéreuses médiations internationales sont organisées au Togo alors que les pensions des retraités et les salaires ne sont pas régulièrement versés, le chômage est galopant, l’insalubrité gagne la ville, l’état a démissionné des responsabilités dont il s’est emparé par la force. La commission anti corruption a révélé des détournements de deniers publics qui dépassent l’entendement particulièrement dans les sociétés d’états et on sait qui place les dirigeants de ces sociétés.

De ce qui précède, je conclue que le gouvernement Togolais n’est pas un gouvernement responsable à même de gérer l’aide de l’Union Européenne puisque les ressources dont dispose l’état, qui finalement ne sont pas aussi maigres et qui devrait permettre de couvrir les besoins de base des populations sont gaspillés.

Quelle gestion va être faite de cette aide dans un contexte où le déficit démocratique s’est aggravé ?
Dans un pays ou après ces 22 engagements on menace encore les journalistes de mort, comment peut -on venir clamer aux nations unies que « la démocratie est devenue une réalité au Togo » ? C’est une aberration et une insulte à nos nombreux compatriotes tombés sous les balles de la dictature milataro-civile RPT.

Je pense que si la coopération doit reprendre, l’aide doit être gérée par un gouvernement qui représente la majorité des Togolais ou qui à au moins le bien être des populations à cœur.

Le régime Eyadema et le gouvernement Sama ne sont pas à même de gérer cette aide et ne se soucient pas du bien être des Togolais.
Ils ne convainquent plus personne par la force de leurs arguments et n’utilisent que les arguments de la force pour se maintenir au pouvoir.

Si l’aide, qui doit venir en appoint à nos efforts et non constituer la source principale de financement de l’état est confié en l’état à ce groupe dépensier, ce serait comme dire :
C’est bien, vous êtes sur la bonne voie, continuez à violer les droits de l’homme et à oppresser vos concitoyens, tenez nous allons vous donner un coup de pouce financier pour continuer. Je pense que cela, aucun Togolais ne le souhaite sincèrement.
Je suis d’avis qu’il faut trouver un mécanisme pour cibler les sanctions sur les dirigeants de la dictature togolaise.

Au-delà de la question de l’aide, les Togolais doivent se réveiller et se retrouver pour poursuivre la lutte car c’est la seule issue fiable de sortie de cette dictature.
Ce régime illégitime et irresponsable doit être combattu.
Ce régime qui au lieu de mettre le pays au travail, préfère investir son temps et son énergie dans la fête et la mendicité doit être combattu.
Ce régime qui ne respecte pas les droits élémentaires de l’homme, qui ne respecte pas ses engagements doit être combattu.
Ce régime sous sanctions pendant onze ans qui n’a fait aucun effort pour résorber le déficit démocratique doit être combattu.
Il est le même hier et aujourd’hui et comme en 1990, le peuple doit s’organiser pour reconquérir sa liberté.
Il n’y a rien à espérer du régime RPT en l’état car il est de mauvaise foi et ne souhaite pas la démocratie au Togo.
L’opposition et la société civile doivent s’organiser pour poursuivre la lutte.
J’invite les uns et les autres à prendre des initiatives pour relancer la lutte car c’est la seule alternative face à un régime de cette nature. Je vous invite à redoubler d’effort et de courage car que la coopération reprenne ou pas, le pouvoir va faire passer aux populations et à l’opposition un moment difficile.
Dans le cas spécifique du Togo en dehors de la lutte, point de salut.

La lutte continue.

Séna Alipui

 

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