Elections 2010

Elections aux Togo : la machine à fraude du pouvoir RPT

par UFC , le 5 octobre 2009, publié sur ufctogo.com

 

Pour un fichier électoral fiable et pour des résultats crédibles en 2010

L’organisation d’une élection équitable, transparente et démocratique, nécessite la conjonction d’un ensemble d’éléments indispensables, notamment :

- un cadre électoral transparent et non discriminatoire,

- un organe d’organisation et de supervision du scrutin, réellement indépendant du pouvoir politique,

- un fichier électoral fiable et sécurisé,

- un scrutin libre et honnête,

une procédure transparente et fiable de collecte, de traitement et de proclamation des résultats sortis des urnes.

Malheureusement, au Togo, le régime RPT, dans sa volonté de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, met tout en œuvre pour s’assurer le contrôle de la commission électorale, truffer le cadre électoral de mesures discriminatoires, antidémocratiques et d’exclusion, traficoter le fichier électoral et falsifier les résultats des scrutins.

Cette situation oblige les partis d’opposition et l’ensemble des forces démocratiques à lutter constamment sur tous les fronts pour exiger et obtenir les conditions d’organisation d’une élection démocratique. La perspective de l’élection présidentielle de 2010 ravive une fois encore les préoccupations de l’opposition et des populations togolaises qui n’entendent plus se laisser imposer un scrutin dénué de tout sens.

Le RPT n’a jamais accepté que les règles du jeu soient claires. Ce qui lui permet de mettre en œuvre sa stratégie de fraude dont l’élément fondamental est la falsification du fichier électoral. En 1992, dans le but de faire disparaître les informations relatives à la structure réelle du corps électoral, le RPT n’a pas hésité à incendier le Centre National d’Etudes et de Traitements Informatiques (CENETI), pour détruire le fichier électoral qui venait d’être constitué en vue du référendum constitutionnel. Toutes les listes électorales confectionnées dans le passé par le ministère de l’Administration Territoriale ou par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sous la supervision du Ministère de l’Administration Territoriale, sont des listes frauduleuses.

Après l’élection présidentielle de 2003 et surtout celle de 2005, des observateurs avisés de l’Union Européenne, notamment, avaient attiré l’attention sur le gonflement de la liste électorale d’environ un demi million d’électeurs. Naturellement, les autorités togolaises ont qualifié ces observations de fallacieuses et de tendancieuses.

Néanmoins, c’est précisément en raison de la réalité des anomalies au fichier électoral, que l’APG a préconisé l’abandon pur et simple des anciennes listes électorales et l’organisation d’un recensement électoral en vue de confectionner un fichier électoral fiable. C’est donc à juste titre que l’établissement d’un fichier électoral crédible demeure au cœur des préoccupations de l’UFC et des autres partis de l’opposition.

La confection d’un nouveau fichier électoral en 2007 a été rendue possible, grâce à l’implication de la Communauté Internationale qui a financé entièrement cette opération. Ainsi, la liste électorale des législatives 2007 élaborée par la CENI est basée sur un fichier avec empreintes biométriques et photo numérisée. Cette liste a été jugée plus proches de la réalité par les observateurs, parce que reflétant plus ou moins la structure démographique du pays.

Le rapprochant des effectifs officiels de la population totale par région et par préfecture, publiés par la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN) et le nombre d’inscrits sur les listes électorales publiées par la CENI en 2003, 2005 et 2007, met en évidence, toutes choses égales par ailleurs, de graves distorsions qui traduisent les fraudes au fichier électoral auxquelles se livre le RPT et dont il convient d’empêcher la réédition en 2010. Sept tableaux annexés à la présente étude (pages 7 à 11), illustrent les traficotages que subissent les listes électorales aux mains du pouvoir RPT.

1. Comparaison des fichiers électoraux établis en 2003, 2005 et 2007

1.1 Les nombres des inscrits publiés en Juin 2003, en Avril 2005 et en Octobre 2007

Le tableau 01 (page 7) donne les nombres des inscrits sur les listes électorales des présidentielles de 2003 et 2005, et des législatives de 2007.

L’examen des données globales de ce tableau 01 révèle deux grandes anomalies qui ne sont que la traduction des fraudes habituellement opérées par le RPT :

1. Il apparaît en 2005, un écart injustifié de 466 103 électeurs entre le total des inscrits au niveau national (soit 3 599 306) et la somme arithmétique des inscrits par préfecture (soit 3 133 203) !
En 2007 également, on note un écart de 68 409 électeurs (89 949 selon l’UE) entre le total officiel des inscrits publié par la CENI (soit 2 974 718) et le total arithmétique (soit 2 908 309).

2. Le total national des inscrits pour l’élection présidentielle de 2005 (3 599 306) dépasse de plus d’un demi million, soit exactement 690 997 électeurs, le total national des inscrits en 2007 (2 908 309). La population électorale ne pouvant décroître entre 2005 et 2007, il apparaît clairement que le RPT a procédé à une falsification massive du fichier électoral en 2005.

L’examen détaillé des données par préfecture et par région est encore plus édifiant. En effet, les écarts enregistrés entre le nombre des inscrits lors des élections législatives de 2007 par rapport à la présidentielle de 2005 varient considérablement d’une région à une autre et sont plus exacerbés au niveau des préfectures.

On note ainsi que par rapport à 2007, le nombre d’inscrits en 2005 a été réduit de 167 301 électeurs dans les régions Maritime et des Plateaux, tandis que dans les régions Centrale, Kara et Savanes le nombre d’inscrits a été gonflé de 374 195 électeurs, soit un volume relatif de fraude de l’ordre de 541 496 électeurs !

Pour les mêmes périodes, de grandes disparités sont également observées entre les préfectures au sein d’une même région. Ainsi :

- dans la région Maritime, les diminutions sont particulièrement importantes dans les préfectures de l’Avé (-33 888 électeurs), du Golfe (-56 383 électeurs) et du Zio (-23 485 électeurs).

- dans les Plateaux, cinq (05) préfectures ont été amputées : Wawa (-8 545 électeurs), Ogou (-51 155 électeurs), Est Mono (-32 614 électeurs), Amou (-22 614), Moyen-Mono (-19 204).

- dans la région des Savanes le gonflement de liste a atteint 16 619 électeurs dans l’Oti, 15 288 dans le Tône et 8 494 dans le Kpendjal.

- dans la région Centrale le gonflement de liste a atteint 78 323 électeurs dans la préfecture de Sotouboua, 19 619 électeurs dans la préfecture de Blitta, 23 277 dans la préfecture de Tchaoudjo, 9 792 électeurs dans la préfecture de Tchamba.

- dans la région de la Kara, le gonflement de liste a atteint 33 239 électeurs dans la Binah, 36 007 à Doufelgou et 99 469 dans la préfecture de la Kozah.

Dans les autres préfectures de la Kara, les gonflements de populations électorales totalisent 65 718 électeurs.

Le taux de gonflement des électeurs est si important qu’en comparant les effectifs de la population totale en 2005 élaborés par la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN) avec le nombre des inscrits pour la même année (Tableau 02, page 8), on constate, paradoxalement, que le nombre des inscrits dépasse la population totale dans les préfectures de la Binah et de Sotouboua et est presque égal à la population totale dans les préfectures de la Kozah et de Doufelgou !

Le tableau 02 (page 8) montre par ailleurs que le nombre des inscrits d’Octobre 2007 et les effectifs de la population totale estimés par la DGSCN présentent à peu près la même distribution par région, ce qui signifie que le nombre des inscrits pour les législatives 2007 sont plus proches de la réalité et, par conséquent, relativement plus fiables que le nombre des inscrits publiés par la CENI lors des élections présidentielles de 2003 et de 2005. La comparaison des ces données révèle en outre que le nombre des électeurs a été à dessein gonflé dans certaines préfectures des régions Centrale et de la Kara, et minoré dans les régions Maritime et des Plateaux.

1.2 Schéma de manipulation des listes électorales par le RPT

Les tableaux 03 et 03 bis (page 9) découlent des données du tableau 02. Ils donnent une classification des préfectures selon le niveau de manipulation des listes électorales opérée par le RPT en 2005, par gonflement ou minoration du nombre d’inscrits.

Ces deux tableaux (page 9) illustrent l’ampleur de la fraude au fichier électoral en 2005 et le caractère délibérément planifié du schéma utilisé à cet effet. Le RPT s’est toujours livré à ce traficotage du fichier électoral en gonflant, comme le montre ces tableaux, les listes électorales des régions et préfectures qu’il considère comme lui étant favorables (régions Centrale, de la Kara et des Savanes) et en minorant celles des régions et préfectures qu’il considère comme proches de l’opposition.

Ainsi, en 2005, la minoration des listes électorales atteint 65,95% dans la préfecture de l’Avé tandis que le gonflement des listes culmine à 93,80% dans la préfecture de Sotouboua ! C’est par ces tripatouillages des chiffres des inscrits, des votants et des suffrages exprimés, que le RPT crée artificiellement le ‘’clivage nord-sud’’ qu’il instrumentalise à souhait, pour faire croire que le pays est divisé.

Les tableaux 04, 05 et 06 (pages 10 et 11) qui comparent les effectifs de population et le poids démographique de chaque région avec le nombre des inscrits et le nombre des votants en avril 2005 (élection présidentielle) et en octobre 2007 (élections législatives), confirment cette technique de fraude du RPT.

Il résulte en effet de l’analyse de ces tableaux, que par rapport à 2007, le nombre des votants en 2005 a été amputé de 383 161 électeurs dans la région maritime et de 242 990 électeurs dans la région des Plateaux. Dans le même temps, le nombre des votants a été gonflé de 140 652 électeurs dans la région Centrale, de 245 137 électeurs dans la région de la Kara et de 47 555 électeurs dans la région des Savanes.

L’analyse du tableau 04 révèle qu’en 2005, de par leurs poids démographiques, les Régions Maritime et des Plateaux représentent respectivement 43,4 % et 22,9 % de la population totale du Togo mais seulement 37,8 % et 18,1 % du total national des inscrits et 28,1 % et 15, 6 % du total national des votants, respectivement.

En revanche les régions Centrale, de la Kara et des Savanes qui représentent respectivement 9,4 %, 12,7 % et 11,6 % de la population totale du pays en 2005, ont été respectivement créditées de 13,7 %, 17,6 % et 19,0 % du total national des inscrits et de 24,8%, 11,4 % et 13,9 % du total national des votants.

Le tableau 04 montre en outre que les trois régions Centrale, Kara et Savanes, qui totalisent un poids démographique de 33,7 % en 2005, ont représenté 44,1 % des inscrits et 56,3% des votants, alors que les régions Maritime et des Plateaux qui totalisent un poids démographique de 66,3 % en 2005, ont représenté seulement 55,9% des inscrits et 43,7 % des votants. Voilà une situation peu vraisemblable qui découle de la volonté constante du régime RPT de recourir par tous les moyens à la fraude dans toutes les phases du processus électoral.
Le recours abusif aux votes par procurations et par dérogations est l’un des supports du gonflement des listes électorales et du nombre des votants avec des électeurs fictifs et des votes multiples.

L’analyse du tableau 05 laisse apparaître plus de cohérence entre le poids démographique des différentes régions et la répartition régionale des inscrits et des votants. Ce qui fait dire que malgré de réelles carences, les listes électorales de 2007 paraissent plus proches de la réalité, alors que celles de 2003 et 2005 sont notoirement frauduleuses.

En effet, la population de la région Maritime, évaluée par la DGSCN à 44,0 % de la population togolaise en 2007, représentait 42,4 % des inscrits et 41,3 % des votants. Dans les autres régions les nombres des inscrits et des votants sont également en relative adéquation avec les estimations de population de la DGSCN.

On note en particulier qu’en 2007, les régions Maritime et Plateaux qui abritent globalement 66,8 % de la population totale du pays représentent 65,9 % des inscrits et 65,5 % des votants, tandis que les régions Centrale, de la Kara et des Savanes qui abritent 33,2 % de la population totale du pays, représentent 34,1 % des inscrits et 34,5 % des votants.
La nouvelle technologie utilisée ainsi que l’efficacité des mesures opérationnelles mises en œuvre en 2007 avec le concours de l’assistance internationale a donc permis de limiter les fraudes au fichier électoral sans pouvoir les juguler.

Le tableau 06 (page 11) met en évidence les écarts frauduleux dans la répartition du nombre de votants tels qu’ils résultent des résultats officiels des scrutins d’Avril 2005, d’une part, et d’0ctobre 2007, d’autre part. On note ainsi, que par rapport à 2007, le scrutin de 2005 a privé les régions Maritime et des Plateaux de 626 151 votants et gonflé les trois autres régions (Centrale, Kara et Savanes) de 433 344 votants.

Le caractère systématique de la fraude au fichier électoral opérée par le régime RPT dans les processus électoraux rend indispensables des dispositions adéquates visant à établir des listes électorales réellement fiables et sécurisées, d’où l’impérieuse nécessité de procéder à :

- un audit du fichier 2007 et à la correction de toutes les scories en suspens ;

- une révision transparente des listes électorales pour le scrutin de 2010 ;

une estimation rigoureuse de la population totale du Togo en 2010, pour en apprécier la cohérence par rapport à la population électorale issue de la prochaine révision des listes électorales.

Malgré les dysfonctionnements relevés, le processus électoral 2007 est techniquement et en terme opérationnel de loin plus satisfaisant que tous les processus électoraux précédents, à l’exception de la phase cruciale des résultats qui fut un échec patent.

Il importe donc, que l’assistance internationale prévue pour accompagner le processus de la présidentielle de 2010, aide la CENI à élaborer, pour la phase cruciale des résultats, des procédures claires et conformes aux normes internationales de transparence généralement admises. Ces procédures devront être connues et suivies par tous les acteurs politiques impliqués ou leurs représentants. Elles feront l’objet d’une formation adéquate et bien assimilée par les agents électoraux concernés et par les membres de la CENI et de ses démembrements.

La CENI devra être dotée de moyens humains, matériels et logistiques appropriés pour la mise en œuvre efficace et rigoureuse de ces procédures de résultats aussi bien dans les bureaux de vote que dans les CELI et à la CENI.

En outre, il appartiendra à la Cour Constitutionnelle de se doter également de procédures précises pour le traitement des contentieux électoraux ainsi que pour la vérification et la validation des résultats provisoires transmis par la CENI. La Cour Constitutionnelle devra à cet égard, avec le concours de l’assistance internationale se doter de moyens humains, matériels et logistiques appropriés.

Enfin, le processus Vérité-Justice-Réconciliation n’aurait aucun sens s’il n’incluait pas l’organisation en 2010, d’une élection présidentielle crédible, apaisée et acceptée par tous. A cet égard, les populations togolaises, la classe politique et la communauté internationale doivent conjuguer leurs efforts pour empêcher la réédition des situations de fraude dans lesquelles les présidents imposés à la tête des CENI par le RPT ont toujours joué un rôle central. Dans cette optique, le poste de président de la CENI 2010 ne saurait être attribué à un candidat de la mouvance RPT. Voilà pourquoi, dans l’intérêt du processus Vérité-Justice-Réconciliation aussi bien que dans celui du processus électoral en cours, le consensus doit nécessairement prévaloir pour le choix du président de la CENI. Il y va de l’apaisement du climat politique dans le pays, il y va du règlement de la crise qui mine notre pays depuis tant d’années.

Fait à Lomé, le 05 Octobre 2009
Le Secrétariat National de l’UFC,
Chargé des Questions Electorales

 
 

Tableau 01 : Comparaison du nombre des inscrits par préfecture en 2003, 2005 et 2007
PREFECTURES ET REGIONS INSCRITS
en 2003
INSCRITS
en 2005
INSCRITS
en 2007
Ecarts
2005/ 2007
Ecarts en %
2005/ 2007
Ecarts
2003/ 2007
Ecarts en %
2003/ 2007
(1) (2) (3) (4) (5) = (3) – (4) (6) (7) = (2) – (4) (8)
AVE 49 047 17 499 51 387 -33 888 -65,95 -2 340 -4,55
COMMUNE DE LOME 512 795 494 525 453 210 41 315 9,12 59 585 13,15
GOLFE 199 389 221 300 277 683 -56 383 -20,30 -78 294 -28,20
LACS 119 997 123 842 122 500 1 342 1,10 -2 503 -2,04
VO 104 566 107 852 100 014 7 838 7,84 4 552 4,55
YOTO 92 017 94 454 83 214 11 240 13,51 8 803 10,58
ZIO 130 139 122 736 146 221 -23 485 -16,06 -16 082 -11,00
REGION MARITIME 1 207 950 1 182 208 1 234 229 -52 021 -4,21 -26 279 -2,13
               
AGOU 52 451 49 712 48 562 1 150 2,37 3 889 8,01
AMOU 73 807 34 323 56 937 -22 614 -39,72 16 870 29,63
DANYI 27 318 27 318 23 310 4 008 17,19 4 008 17,19
EST-MONO 55 503 19 763 52 377 -32 614 -62,27 3 126 5,97
HAHO 113 358 116 606 114 879 1 727 1,50 -1 521 -1,32
KLOTO 135 478 125 428 113 461 11 967 10,55 22 017 19,40
MOYEN-MONO 36 443 16 788 35 992 -19 204 -53,36 451 1,25
OGOU 147 025 99 433 150 588 -51 155 -33,97 -3 563 -2,37
WAWA 115 539 77 689 86 234 -8 545 -9,91 29 305 33,98
REGION DES PLATEAUX 756 922 567 060 682 340 -115 280 -16,89 74 582 10,93
               
BLITTA 79 183 85 638 66 019 19 619 29,72 13 164 19,94
SOTOUBOUA 142 257 161 819 83 496 78 323 93,80 58 761 70,38
TCHAMBA 59 593 66 180 56 388 9 792 17,37 3 205 5,68
TCHAOUDJO 124 396 116 204 92 927 23 277 25,05 31 469 33,86
REGION CENTRALE 405 429 429 841 298 830 131 011 43,84 106 599 35,67
               
ASSOLI 30 568 35 445 22 937 12 508 54,53 7 631 33,27
BASSAR 80 816 81 849 56 551 25 298 44,73 24 265 42,91
BINAH 61 841 69 996 36 757 33 239 90,43 25 084 68,24
DANKPEN 62 619 69 451 51 268 18 183 35,47 11 351 22,14
DOUFELGOU 67 169 75 926 39 919 36 007 90,20 27 250 68,26
KERAN 38 381 42 366 39 748 2 618 6,59 -1 367 -3,44
KOZAH 192 870 220 510 121 041 99 469 82,18 71 829 59,34
REGION DE LA KARA 534 264 595 543 368 221 227 322 61,74 166 043 45,09
               
TONE 153 203 168 469 153 181 15 288 9,98 22 0,01
TANDJOARE 34 678 40 193 46 732 -6 539 -13,99 -12 054 -25,79
KPENDJAL 56 447 64 714 56 220 8 494 15,11 227 0,40
OTI 74 460 85 175 68 556 16 619 24,24 5 904 8,61
REGION DES SAVANES 318 788 358 551 324 689 33 862 10,43 -5 901 -1,82
               
TOTAL ARITHMETIQUE 3 223 353 3 133 203 2 908 309 224 894 7,73 315 046 -100,00
TOTAL OFFICIEL (CENI) 3 223 355 3 599 306 2 974 718 690 997 22,16 315 044 10,83

Sources :
- Colonne (2) chiffres de la CENI publiés dans Togo Presse du jeudi 5 juin 2003 sous le titre "Présidentielle du jeudi 1er juin 2003 ; Résultats par Région"
- Colonne (3) : chiffres de la CENI publiés dans Togo Presse " Spécial Présidentielle’’ du jeudi 28 avril 2005 ;
- Colonne (4) : chiffres de la CENI, Octobre 2007 ;
NB : Colonnes (5), (6), (7) et (8) : chiffres calculés à partir des données publiées.

 

Tableau 02 : Comparaison par préfecture entre le nombre des inscrits et la population totale estimée par la DGSCN, en 2003, 2005 et 2007
PREFECTURES ET
REGIONS
(1)
2003 2005 2007
INSCRITS
(CENI)
(2)
Population totale
(DGSCN)
(3)
INSCRITS
(CENI)
(4)
Population totale
(DGSCN)
(5)
INSCRITS
(CENI)
(6)
Population totale
(DGSCN)
(7)
AVE 49 047 87 000 17 499 91 000 51 387 96 400
COMMUNE DE LOME 512 795 839 000 494 525 921 000 453 210 1 056 200
GOLFE 199 389 355 000 221 300 394 000 277 683 460 900
LACS 119 997 221 000 123 842 226 00 122 500 136 400
VO 104 566 212 000 107 852 217 000 100 014 226 300
YOTO 92 017 151 000 94 454 158 000 83 214 165 400
ZIO 130 139 248 000 122 736 258 000 146 221 269 900
REGION MARITIME 1 207 950 2 113 000 1 182 208 2 265 000 1 234 229 2 425 000
             
AGOU 52 451 83 000 49 712 85 000 48 562 88 300
AMOU 73 807 97 000 34 323 103 000 56 937 109 600
DANYI 27 318 41 000 27 318 43 000 23 310 45 700
EST-MONO 55 503 75 000 19 763 79 000 52 377 83 200
HAHO 113 358 185 000 116 606 192 000 114 879 201 900
KLOTO 135 478 183 000 125 428 191 000 113 461 201 900
MOYEN-MONO 36 443 72 000 16 788 76 000 35 992 80 200
OGOU 147 025 252 000 99 433 264 000 150 588 279 000
WAWA 115 539 154 000 77 689 160 000 86 234 168 400
REGION DES PLATEAUX 756 922 1 142 000 567 060 1 193 000 682 340 1 258 200
             
BLITTA 79 183 105 000 85 638 108 000 66 019 112 600
SOTOUBOUA 142 257 132 000 161 819 135 000 83 496 140 000
TCHAMBA 59 593 79 000 66 180 80 000 56 388 83 200
TCHAOUDJO 124 396 162 000 116 204 166 000 92 927 173 500
REGION CENTRALE 405 429 478 000 429 841 489 000 298 830 509 300
             
ASSOLI 30 568 51 000 35 445 52 000 22 937 53 800
BASSAR 80 816 102 000 81 849 104 000 56 551 109 600
BINAH 61 841 64 000 69 996 65 000 36 757 68 000
DANKPEN 62 619 72 000 69 451 74 000 51 268 77 100
DOUFELGOU 67 169 82 000 75 926 84 000 39 919 86 200
KERAN 38 381 69 000 42 366 71 000 39 748 74 100
KOZAH 192 870 207 000 220 510 212 000 121 041 220 200
REGION DE LA KARA 534 264 647 000 595 543 662 000 368 221 689 000
             
KPENDJAL 56 447 112 000 64 714 116 000 56 220 120 700
OTI 74 460 129 000 85 175 133 000 68 556 139 000
TANDJOARE 34 678 86 000 40 193 89 000 46 732 92 300
TONE 153 203 257 000 168 469 265 000 153 181 276 000
REGION DES SAVANES 318 788 584 000 358 551 603 000 324 689 628 000
             
TOTAL ARITHMETIQUE 3 223 353 3 133 203 2 908 309
TOTAL OFFICIEL (CENI) 3 223 355 4 854 000 3 599 306 5 212 000 2 974 718 5 596 500

Sources :
- Colonnes (2), (4) et (6) : CENI
- Colonnes (3), (5) et (7) : Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN)

 

Tableau 03 : Gonflement de la liste électorale en 2005 dans les préfectures
Intervalles de gonflement des listes électorales Nombre de préfectures Préfectures ou circonscriptions électorales concernées % de gonflement Régions
Entre 80 % et plus 4 SOTOUBOUA 93,80 Centrale
BINAH 90,43 Kara
DOUFELGOU 90,20 Kara
KOZAH 82,18 Kara
         
Entre 30 et 55 % 3 ASSOLI 54,53 Kara
BASSAR 44,73 Kara
DANKPEN 35,47 Kara
         
Entre 20 et 30 % 3 BLITTA 29,72 Centrale
TCHAOUDJO 25,05 Centrale
OTI 24,24 Savanes
         
Entre 10 et 20 % 5 TCHAMBA 17,37 Centrale
DANYI 17,19 Plateaux
KPENDJAL 15,11 Savanes
YOTO 13,51 Maritime
KLOTO 10,55 Plateaux
         
Entre 0 et 10 % 7 TONE 9,98 Savanes
COMMUNE DE LOME 9,12 Maritime
VO 7,84 Maritime
KERAN 6,59 Kara
AGOU 2,37 Plateaux
HAHO 1,50 Plateaux
LACS 1,10 Maritime

 

Tableau 03 Bis : Minoration de la liste électorale en 2005 dans les préfectures
Intervalles de minoration des listes électorales Nombre de préfectures Préfectures ou circonscriptions électorales concernées % de minoration Régions
Entre 0 et -20 % 3 WAWA -9,91 Plateaux
TANDJOARE -13,99 Savanes
ZIO -16,06 Maritime
Entre -20 et -40 % 3 GOLFE -20,30 Maritime
OGOU -33,97 Plateaux
AMOU -39,72 Plateaux
Entre -50 et -66 % 3 MOYEN-MONO -53,36 Plateaux
EST-MONO -62,27 Plateaux
AVE -65,95 Maritime

 

Tableau 04 : Comparaison entre populations estimées, inscrits et votants par région en 2005.
REGIONS Populations estimées par la DGSCN Nombre d’inscrits sur les listes électorales Nombre de votants
Effectifs Poids démographiques (en %) Effectifs % Effectifs %
Maritime 2 265 000 43,4 1 182 208 37,8 641 220 28,1
Plateaux 1 193 000 22,9 567 060 18,1 355 840 15,6
Centrale 489 000 9,4 429 841 13,7 402 535 17,6
Kara 662 000 12,7 595 543 19,0 567 778 24,8
Savanes 603 000 11,6 358 551 11,4 316 973 13,9
TOTAL NATIONAL 5 212 000 100 3 133 203 100 2 284 346 100

Sources :
DGSCN et publication de la CENI dans le quotidien Togo–Presse "Spécial présidentielle
2005’’ du jeudi 28 Avril 2005.

 

Tableau 05 : Comparaison entre populations estimées, inscrits et votants par région en 2007.
REGIONS Populations estimées par la DGSCN en 2007 Nombre d’inscrits en 2007 (CENI) Nombre de votants en 2007 (CENI)
Effectifs Poids démographiques
(en %)
Effectifs % Effectifs %
Maritime 2 425 000 44,0 1 234 229 42,4 1 024 381 41,3
Plateaux 1 258 200 22,8 682 340 23,5 598 830 24,2
Centrale 509 300 9,3 298 830 10,3 261 883 10,6
Kara 689 000 12,5 368 221 12,7 322 641 13,0
Savanes 628 000 11,4 324 689 11,1 269 418 10,9
TOTAL NATIONAL 5 595 500 100 2 908 309 100 2 476 631 100

 

Tableau 06 : Comparaison des répartitions des nombres des votants par région
en 2005 et 2007
REGIONS Nombre de votants en 2005 Nombre de votants en 2007 Ecarts
Effectifs (I) % (II) Effectifs (III) % (IV) Effectifs (I) – (III) % (II) – (IV)
Maritime 641 220 28,1 1 024 381 41,3 - 383 161 - 13,2
Plateaux 355 840 15,6 598 830 24,2 - 242 990 - 8,6
Centrale 402 535 17,6 261 883 10,6 + 140 652 + 7,0
Kara 567 778 24,8 322 641 13,0 + 245 137 + 11,8
Savanes 316 973 13,9 269 418 10,9 + 47 555 + 3,0
TOTAL NATIONAL 2 284 346 100 2 477 153 100 00

 

 

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