Engagement 1.1

Dialogue national ?

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 23 mai 2004, publié sur ufctogo.com

Sans faire de procès d’intention à un régime qui n’a cependant brillé que par le double langage, le mensonge, la mauvaise foi et la violence, on peut dire à la lumière des documents que nous vous proposons en lecture, que le fameux « dialogue national » dont parle Koffi Sama ne commence pas sous de bons auspices.

 

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Photo © mutations-radicales.org

Pourtant, dans l’ordre des engagements pris par le gouvernement togolais à Bruxelles, figure la « reprise ouverte et crédible du dialogue national avec l’opposition traditionnelle et la société civile ».

Le choix des mots et la priorité de cet engagement importent grandement. L’Union européenne en effet, attache une très grande importance à la réussite de ce dialogue et à la bonne foi du régime pour respecter ses engagements. C’est du reste, « de l’ampleur et de la matérialisation des engagements pris par les autorités togolaises que dépendront...la nature et l’étendue des mesures appropriées qui seront, le cas échéant adoptées. » En l’occurrence, la reprise de la coopération, des sanctions ciblées ou le statut quo( le maintien du régime actuel des sanctions).

Or, plus d’un mois après l’ouverture des consultations, le régime Eyadéma donne le change et se contente de faire un tapage médiatique sur ses bonnes dispositions. Il n’abuse personne. Les procès de Marc Palanga, Aganon koffi, Vincent Godevi, Edem Atantsi, Samuel Osseni, Boboli Panamnéwé, Epiphane Tossavi, Komla Olivier Amouzoukpé, Ayi Hillah, Kossi Nayo, Evans Akouehonou, Georges Daméssi, illustrent à nouveau ce dont sont capables les hommes qui dirigent ce pays, à savoir manipuler cyniquement les faits, torturer, etc...

En outre, c’est la manière dont Koffi Sama lance son dialogue qui nous rend sceptique sur la bonne volonté de ce régime et de son chef à vouloir sortir de l’impasse. Eyadéma et ses hommes doivent apprendre que dialogue s’entend « en général d’un contact ou d’une discussion entre deux parties à la recherche d’un accord, d’un compromis. »


Lettre du premier ministre aux partis politiques

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REPUBLIQUE TOGOLAISE
TRAVAIL-LIBERTE-PATRIE

NR 026/PM/CAB

Le Premier Ministre
Lomé le 12 mai 2004

LETTRE CIRCULAIRE
AUX RESPONSABLES DES PARTIS POLITIQUES

Messieurs,
Conformément à nos engagements pris le 14 avril 2004 â Bruxelles, dans le cadre des négociations avec l’Union Européenne et suite aux instructions du Chef de l’Etat en Conseil des Ministres ce jour, j’ai l’honneur de vous informer de l’ouverture prochaine du dialogue avec les partis politiques que le Président de la République a toujours prôné.
A cet effet, vous voudrez bien prendre les dispositions nécessaires en vue de la participation constructive de votre formation politique aux dates et heures qui vous seront communiquées ultérieurement.
Koffi SAMA


Lettre de l’UFC au premier ministre

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A Monsieur Koffi SAMA
Premier Ministre

Lomé, le 17 mai 2004

Objet : Dialogue intertogolais
Votre lettre n° 026/PM/CAB

Monsieur le Premier Ministre,

Par lettre en date du 13 mai 2004, notre parti, l’UFC vous a marqué
sa volonté de participer au dialogue intertogolais, objet du premier des engagements que mentionne votre lettre citée en marge, de même qu’elle vous assure de sa disponibilité pour prendre part à toute réunion préparatoire à ce dialogue.
Le dialogue national, pour être crédible, afin de déboucher sur des décisions acceptables par tous, devra être préparé ensemble, par les protagonistes de la crise. L’UFC estime, en conséquence, qu’il est indispensable que des réunions préparatoires aient lieu entre « l’opposition traditionnelle » et le pouvoir en place, pour déterminer :

- Les parties au dialogue,
- L’ordre du jour,
- Le lieu et la date,
- Les garants de la bonne fin du dialogue,
- Les garants de la bonne exécution des décisions du dialogue.

De plus, l’UFC demeure sérieusement préoccupé par la situation
discriminatoire imposée à son Président national, M. Gilchrist Olympio, toujours dépossédé de ses documents de voyage et frappé du refus de délivrance d’une carte nationale d’identité, pour l’obtention de laquelle il avait régulièrement accompli les formalités, au Commissariat Central de la ville de Lomé, le 29 avril 2003. Ce problème, s’il ne trouve rapidement la solution qu’il faut, exclurait du dialogue annoncé, le dirigeant de l’un des partis les plus représentatifs de notre pays.

M. Gilchrist Olympio, doit pouvoir jouir de ses droits de citoyens, qui lui assurent la libre circulation, conformément à vos engagements n°3.3 et 3.4 pris devant l’UE, le 14 avril 2004 à Bruxelles.

Dans l’intérêt du dialogue national appelé à mettre fin, définitivement, à la longue crise que traverse notre pays, la participation effective du leader national de l’UFC est déterminante.

L’UFC est persuadée que la prise en compte du contenu de la présente lettre contribuera à l’organisation d’un dialogue crédible et à l’apaisement du climat politique.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de notre considération distinguée.

Pour le Bureau National,
Emmanuel AKITANI BOB

Copie à :

- M. Poul Nielson, Commissaire européen au Développement,
- M. Spike Brouwer, Directeur du développement pour l’Afrique de l’Ouest,
- M. le Chef de la Délégation de la Commission de l’UE au Togo,
- M. l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, .
- M.I’Ambassadeur de France au Togo,
- M. l’Ambassadeur des USA au Togo.
- M. le Représentant Résident du PNUD au Togo.
- Mgr Philippe Fanoko Kpodzro. Archevêque de Lomé,
- Révérend Pasteur Modérateur de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du
Togo,
- Révérend Pasteur Président de l’Eglise M.éthodiste du Togo.


Lettre de la CDPA au premier ministre

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CDPA
Convention Démocratique des Peuples Africains
2, rue des Cheminots, B.P.8634 Lomé Togo

Lomé, le 17 mai 2004

A Monsieur Koffi SAMA Premier Ministre
Lomé Togo
Objet : votre lettre NR 026 IPM/CAB

Monsieur le Premier Ministre,
Nous avons l’honneur d’accuser réception de votre lettre en date du 12 mai 2004 conviant la CDPA à se tenir prête pour participer au dialogue conformément à vos engagements pris à Bruxelles le 14 mai 2004.
Comme nous l’avons exprimé à maintes reprises à travers nos différentes prises de position, nous vous confirmons notre disponibilité à prendre part à tout dialogue susceptible de déboucher sur des résultats de nature à mettre fin définitivement à la crise.
Aussi, voudrions-nous vous rappeler que l’engagement N°1.1 auquel vous vous référez fait mention d’une reprise crédible du dialogue avec l’opposition traditionnelle dans un cadre structuré et transparent.
Pour pouvoir réunir ces conditions de crédibilité et de transparence, la CDPA estime qu’il est indispensable que l’ouverture du dialogue proprement dit soit précédée de discussions préalables pour arrêter :
- le cadre du dialogue ;
- l’ordre du jour ;
- les lieu et date ;
- les garants du bon déroulement du dialogue et de la mise en œuvre effective des décisions.

La CDPA voudrait rappeler que les médias publics continuent à être des lieux de lecture de motions de dénigrement et de harcèlement des partis politiques d’opposition et de leurs leaders alors que dans le même temps ces derniers sont interdits d’antenne. Nous considérons que ces agissements, entre autres, contraires aux engagements 1.3. 1.4 et 3.3 pris à Bruxelles, sont de nature à compromettre le bon déroulement du dialogue.
Conformément à l’engagement 3.3, la CDPA voudrait appeler de la part de l’Exécutif un geste décisif afin que le problème lancinant de passeport du Président de l’UFC soit définitivement réglé pour lui permettre de prendre part à ce dialogue.
Plus généralement, toute autre disposition de bonne volonté serait la bienvenue pour que les discussions préalables à l’ouverture du dialogue aient lieu dans les meilleurs délais et que le dialogue lui-même se déroule dans la sérénité requise.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.

Pour le Bureau Exécutif National
Le Secrétaire Général
Pr. Léopold Messan GNININVI



Lettre du premier ministre à l’UFC

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REPUBLIQUE TOGOLAISE
TRAVAIL-LIBERTE-PATRIE

Lomé le 21 mai 2004

NR031/PM/CAB/SP

A Monsieur le Président de l’UFC

LOME
Monsieur le Président,

Le Gouvernement togolais conformément aux engagements pris à Bruxelles le 14 Avril 2004 organise un dialogue national dont la cérémonie d’ouverture solennelle est prévue le jeudi 27 mai 2004 à 10 heures à la Salle Concorde de l’Hôtel CORINTHIA 2 FEVRIER.

A cet effet, votre parti est invité à désigner cinq (05) délégués pour prendre part à cette importante assise nationale.

La mise en place doit être terminée impérativement à 09 heures 30 mn.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée.

Koffi SAMA


 

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