Politique

Dialogue intertogolais : le président Compaoré désigné comme « facilitateur »

par Le Point , le 26 juillet 2006, publié sur ufctogo.com

 

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Blaise Compaoré

Les partis politiques participant au dialogue intertogolais ont désigné mardi soir "à l’unanimité" le président burkinabè Blaise Compaoré comme « facilitateur » pour la suite des discussions.

« A l’issue des débats de ce jour, le dialogue a décidé à l’unanimité de proposer au président de la République du Burkina Faso Blaise Compaoré d’assurer la mission de facilitateur », a déclaré Me Yawovi Agboyibo, qui préside les pourparlers.

M. Compaoré n’a pas encore réagit à cette déclaration togolaise.

Les différentes délégations ont choisi M. Compaoré parmi dix personnalités proposées par deux partis politiques : l’Union des forces de changement (UFC de l’opposant Gilchrist Olympio) et la Convention démocratiques des peuples africains (CDPA de l’opposant Léopold Gnininvi), a précisé M. Agboyibo, également président du Comité d’Action pour le Ranouveau (CAR, opposition).

Le bureau de ce dialogue avait invité mercredi dernier, les différentes délégations à proposer des noms de facilitateurs pour trouver des solutions aux "points de désaccord" entre les partis et le président Faure Gnassingbè.

Sept des neuf délégations, dont le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir), parties prenantes aux discussions ont "paraphé" le 6 juillet, un accord politique "de base" qui mettait fin à la phase interne des discussions.

L’UFC et la CDPA n’ont pas paraphé ce document estimant que des "points de désaccord subsistent".

"Le président Compaoré disposera comme document de travail de cet accord politique de base et des observations formulées par les différentes délégations, notamment celles de notre parti et de la CDPA", a indiqué le porte-parole de l’UFC, Patrick Lawson.

L’accord politique "de base" prévoit notamment la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Céni) et propose la suppression des conditions de délai de résidence pour les prochaines élections législatives.

En décembre 2002, les députés togolais avaient voté une modification de la Constitution introduisant l’obligation de résider au Togo durant les 12 mois précédent un scrutin pour les candidats à l’élection présidentielle.

Ce document prévoit également la création d’une commission chargée de faire la lumière sur les violences politiques et la dure répression des manifestations de l’opposition survenues au Togo lors de la présidentielle d’avril 2005 et l’organisation d’un recensement électoral.

Ce dialogue qui a été ouvert le 21 avril, fait partie des "engagements démocratiques" pris par le Togo envers l’Union européenne en avril 2004 à Bruxelles, avec à la clé la reprise de la coopération entre les deux parties, suspendue depuis 1993, après des violences électorales.

 

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