Lettre ouverte

Dialogue inter togolais : le peuple doit soutenir l’UFC dans ses exigences et actions

par Béatrice BADAWASSOU AMAOU , le 14 juin 2006, publié sur ufctogo.com

Si nous nous plongeons un peu dans la vie socio-politique du Togo depuis la lutte pour l’avènement de la démocratie... si nous analysons les actes posés par les partis de l’opposition au lendemain de la conférence nationale souveraine,nous pouvons facilement conclure que l’UFC est le parti qui mérite plus de confiance et de soutien du peuple togolais.

 

Si nous nous plongeons un peu dans la vie socio-politique du Togo depuis la lutte pour l’avènement de la démocratie , si nous analysons les actes posés par les partis de l’opposition au lendemain de la conférence nationale souveraine, si nous ergotons les exigences, les propos des responsables de l’UFC durant les élections du 1er juin 1998, du 21 juin 2003 et celle 24 avril 2005, les exigences de l’UFC aucours des 11 dialogues inter togolais, nous pouvons facilement conclure que l’UFC est le parti qui mérite plus de confiance et de soutien du peuple togolais.

L’on se souvient que lors des tractations pour le dialogue inter togolais, l’UFC a fait de la présence d’un médiateur l’une de ses conditions de participation.
Mais par le grand étonnement de tout le monde, ce parti a accepté d’aller au dialogue malgré le rejet de son idée louable.

Pour moi, la participation de l’UFC au dialogue s’explique tout simplement par le fait que ce parti ne veut pas laisser ses camarades de l’opposition signer des accords bidon à sa place.
Pour ne pas être accusé de « meneur » de politique de chaise vide, pour ne pas se laisser enliser par les autres protagonistes de la crise togolaise, pour défendre les aspirations du peuple togolais, pour dire NON ! PLUS JAMAIS ÇA ! au Togo, l’UFC a accepté malgré tout d’aller au dialogue. Comme si l’UFC le savait d’avance, tout était planifié pour sacrifier le peuple togolais sur l’autel du RPT et ses partis acolytes. Mais rendons grâce à Dieu que la présence de l’UFC au dialogue a mis en déroute tout complot contre le peuple togolais déjà affaibli par une longue souffrance infligée par le père hier et aujourd’hui par le fils.
La présence de l’UFC a démasqué les autres partis de l’opposition qui, après de nombreuses négociations avec le régime sanguinaire de Faure dans les coulisses pour occuper le poste de la primature et d’autres postes après le dialogue, ont accepté d’aller au dialogue sans médiateur.

Aujourd’hui, vu l’allure que prend le dialogue inter togolais, il est clair que le parti RPT et ses acolytes ne veulent pas faire de concession pour libérer le peuple togolais du joug du clan Gnassingbé et ses lieutenants.

Malgré les manœuvres de tout genre pour faire accepter les accords contestables par les représentants du peuple présents au dialogue national, Me AGBOYIBOR s’est fait rattraper aujourd’hui par l’idée louable de médiateur proposée et exigée par l’UFC.

ON RECONNAIT L’ARBRE PAR SON FRUIT.

Si nous nous plongeons un peu dans la vie socio-politique du Togo depuis la lutte pour l’avènement de la démocratie , si nous analysons les actes posés par les partis de l’opposition au lendemain de la conférence nationale souveraine, si nous ergotons les exigences, les propos des responsables de l’UFC durant les élections du 1er juin 1998, du 21 juin 2003 et celle 24 avril 2005, les exigences de l’UFC aucours des 11 dialogues inter togolais, nous pouvons facilement conclure que l’UFC est le parti qui mérite plus de confiance et de soutien du peuple togolais.

MÊME SI ON N’AIME PAS LE LION, IL FAUT RECONNAITRE QU’IL COURT BIEN.

Je suis l’une des togolaises et Togolais qui ont critiqué l’opposition en générale et l’UFC en particulier de ne pas nous équiper des armes pour faire face aux prédateurs qui tiraient sur nous pendants les évènements qui ont émaillé les périodes électorales du 24 avril 2005.

Je suis l’une des fils du Togo qui ont critiqué le leader de l’UFC quand il a rencontré Faure Gnassingbé à Aboudja.
Après mille et une pensées, j’ai compris q’un parti politique est comparable à un train. Seul le conducteur voit ce qui est sur les rails. Lui seul sait quand il faut freiner et quand il faut changer de rails. Les passagers qui sont dans les wagons ne sont pas au courant de ce que le conducteur voit. Surtout que ce conducteur a fait preuve de responsabilité dans ses œuvres.

J’ai compris que peut- être Monsieur Gilchrist Olympio s’est dit : « Comme je n’ai jamais donné la vie à un être humain, donc je ne vais pas contribué à sa mort. »
Peut- être il s’est dit : « j’ai été une fois touché par les armes, je sais ce que c’est ; je ne vais jamais souhaiter que quelqu’un soit touché par les armes. »
Peut-être encore il s’est dit : « L’instauration de la démocratie passe par les urnes, et non pas par les armes. »
Peut-être encore mieux, il s’est dit : « même si j’avais prévu quelque chose, nous serions trahis par Monsieur Tchessa Abi. » Si c’est pour ces raisons, je ne peux que lui donner raison.
Après les clarifications que Monsieur Gilchrist Olympio a données sur TV7 sur les conditions dans lesquelles il a rencontré Faure à Aboudja et à Rome, je me suis dit que pour mieux connaître une personne, avant de vouloir juger une personne, il faut l’entendre, oui ! il faut l’approcher. Et, je lui ai donné raison.

LA VALEUR D’UNE PERSONNE SE MESURE DANS CE QU’ELLE FAIT AUX AUTRES DANS LA VIE.

Durant le processus de la démocratisation au Togo, aucun responsable de l’UFC n’a failli à son devoir. Personne d’entre eux n’a chevroté ni devant Eyadéma et son fils Faure, ni devant un certain Louis Michel, ni devant la France de Jacques Chirac.
Durant le vivant d’Eyadéma jusqu’au régime sanguinaire de Faure Gnassingbé, tous les responsables de l’UFC ont dit, exprimé, exigé les aspirations du peuple togolais.
Au Togo, Amah Gnassingbé, Patrick Lawson et l’incontournable Jean-Pierre Fabre ont toujours dit haut ce que les responsables des autres partis pensent bas. Aux Etats Unis Monsieur Eliott Ohin a toujours dit plus haut ce que les autres pensent bas. En France, ne parlons plus des propos et des actes louables des responsables de la fédération internationale. En Suisse Monsieur Samuel Koffi AZOUNGO et les autres responsables du bureau exécutif ont toujours tenu des propos, posé des actes concrets pour défier le pouvoir en place. Les derniers sont ceux du 22 mars et du 08 juin 2006 contre les missions commandées de Faure Gnassingbé.

Pour ce qui est du leader de l’UFC, Monsieur Gilchrist Olympio, ses bienfaits pour le peuple togolais ont mis en valeur sa personnalité. Oui ! ses actes dans le processus de la démocratisation au Togo ont montré qu’il est le plus chevronné dans le domaine politique. M^me s’il peut mieux faire.
Si Gilchrist était comme Joseph Kokou Koffigoh, il aurait pu chialer à Eyadéma de l’accepter à rester à Lomé ou de travailler avec lui au mépris des autres.

Si Gilchrist était comme Edem Kodjo, il aurait pu renoncer à la politique après l’attentat de Soudou dans lequel il a failli perdre sa vie.
Si Gilchrist était comme les responsables des autres partis, il aurait pu après la confiscation de ses victoires de 1998, 2003, 2005 négocier avec Eyadema ou avec Faure pour occuper le poste de premier Ministre. Mais l’homme est toujours resté égal à lui-même contre vents et marrées. Car, il sait que la réputation vaut mieux qu’un tissu de haute qualité.

Il est clair que les responsables de l’UFC du Togo, des Etats-Unis, de la France, de la Suisse et des autres pays de l’Europe ont bien pigé la leçon que le feu Sékou Touré de la Guinée avait donnée à de Gaule. Et ils se disent toujours : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté que la richesse dans l’esclavage. »

Eu égard à tout ce qui précède, j’exhorte le peuple togolais, les diasporas togolaises de tous les pays d’Afrique, Europe, Asie et Amérique à faire confiance et soutenir l’UFC dans ses exigences et actions dans le dialogue inter togolais pour une vraie libération du Togo.

A Monsieur Gilchrist Olympio, je voudrais dire ceci : « le destin peut être retardé, mais ne peut jamais être changé. Seulement, ayons un esprit progressiste. »

Dieu bénisse le Togo.

Fait à Genève le 14 juin 2006.

Béatrice BADAWASSOU AMAOU.

 

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