Elections

Deux mille dix (2010) : L’espoir est tenu, mais il existe

par Elliott OHIN , le 14 septembre 2009, publié sur ufctogo.com

 

Il serait hasardeux de trop attendre uniquement de l’élection présidentielle de 2010 : L’histoire des élections au Togo ayant été toujours porteuse d’espoirs déçus sous la « monarchie totalitaire » des Gnassingbé.

La soi disant rénovation du RPT et le toilettage issu du Burkina Faso des règles du dépôt des candidatures sont des conditions nécessaires, mais pas suffisantes pour l’organisation d’une élection présidentielle transparente et démocratique.

Le temps est venu pour les Togolais d’écrire leur histoire en mettant fin à un calvaire qui n’a que trop duré. Il faut que l’ordre de la civilisation l’emporte enfin sur l’ordre de la barbarie. Si nos pays voisins ont réussi l’alternance démocratique, nous pouvons aussi l’avoir. « Yes, we can ». Sans alternance, il n’y a pas de démocratie car l’alternance est le poumon de la démocratie. Voila pourquoi, l’élection présidentielle de 2010 doit être placée sous le signe irrévocable de l’alternance pour sortir enfin notre pays des ténèbres presque cinquantenaires.

L’un des principes de la démocratie, c’est la souveraineté populaire qui fonde la légitimité. Cette légitimité a toujours été refusée à notre peuple par les Gnassingbé et le RPT qui se sont octroyé leur propre légitimité. « Quand deux légitimités s’affrontent, c’est la force qui tranche ».

Le Togo n’a aucun avenir avec les Gnassingbé et le RPT car un pouvoir qui tire sur sa jeunesse n’a pas d’avenir et, la cyclique flambée de violences post-électorales nous confirme cela. Voila pourquoi nous devons enrayer cette répétition de hold up électoraux en défiant dignement le fatalisme, la résignation, le désenchantement ou la désespérance. Pour ce faire, nous devons être prêts en amont et en aval pour cette échéance électorale.
En amont en exigeant que les conditions qui ont pu permettre à nos pays voisins d’avoir l’alternance démocratique soient instaurées chez nous. Nous devons nous mettre autour de celui qui représente l’alternance, le Président de l’UFC qui a toujours refusé d’aller s’asseoir autour de la « mangeoire » RPT au détriment de l’intérêt de notre peuple. Oui, nous savons que la politique c’est la compétition mais, dans le cas actuel de notre pays, elle doit être la coopération pour enfin réaliser l’alternance démocratique salvatrice.
En aval, nous interpellons notre armée pour lui rappeler qu’elle est l’émanation du peuple, et qu’à ce titre elle doit se plier à la souveraineté populaire. L’alternance n’est pas contre notre armée mais, pour le bien être de toute la nation qu’elle doit défendre pour sa liberté, liberté qu’elle enlève au peuple en lui refusant sa légitimité sortie des urnes. Notre armée doit cette fois ci assumer sa fonction première, celle de défendre la liberté du peuple en laissant uniquement les urnes parler et non les mitraillettes.

Dans le Togo nouveau pour lequel l’UFC et son Président luttent, la majorité doit prévaloir, la minorité doit être préservée et l’armée aura pleinement sa place dans la nation. Le problème du Togo ne doit plus être notre armée. Elle doit faire partie intégrante de la solution pour notre alternance démocratique libératrice.

En deux mille dix (2010), l’espoir est tenu, mais il existe.

Ablodé ! !

Elliott Ohin,
Ancien Secrétaire Général de l’UFC,
Membre du bureau national,
Représentant de l’UFC en Amérique du Nord

 

© Copyright Elliott OHIN

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