Torture

Des journalistes détenus dénoncent au tribunal des actes de torture

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 26 juillet 2003, publié sur ufctogo.com

Ce procès a été marqué par des révélations de Colombo Kpakpabia et de Dimas Dzikodo sur les traitements inhumains qui leur ont été infligés lors de leur détention à la direction de la police judiciaire. Ils ont avoué avoir été torturés par des agents de la police.

 

En effet, selon un récit fait par la Rédaction du site internet « Icilomé » :
« Les trois journalistes arrêtés les 14 et 15 juin 2003 par la police togolaise ont été relaxés dans la soirée de ce mardi 22 juillet 2003 à l’issue d’un procès émouvant.

Après avoir écouté les prévenus qui répondaient sous le chef d’accusation de " tentative de publication de fausses nouvelles et de tentative de troubles à l’ordre public ", le procureur de la république a demandé à la cour la relaxe de Kpakpabia et de Evégnon et a requis douze mois d’emprisonnement avec sursis plus une amende de 500 000 francs CFA pour Dimas Dzikodo.
Finalement le juge a demandé la relaxe des trois journalistes qui de l’avis des avocats de la défense ont été arbitrairement détenus et torturés. Dzikodo devra tout de même payer une amende de 500 000 francs CFA

Ce procès a été marqué par des révélations de Colombo Kpakpabia et de Dimas Dzikodo sur les traitements inhumains qui leur ont été infligés lors de leur détention à la direction de la police judiciaire. Ils ont avoué avoir été torturés par des agents de la police.

" Ils m’ont étalé au sol et l’un des agents s’est mis debout sur mes tibias pendant que je recevais des coup dans la plante des pied, j’en ai reçu au moins 200 " a affirmé Kpakpabia.

" Les agents de la police m’ont poussé à terre et ont commencé à me taper avec un gros bâton qui s’est déformé par la suite, du sang a giclé de mon front " se rappelle Dzikodo qui marche difficilement et qui présente plusieurs hématomes et des cicatrices au dos, au bras et au pied. Ce qui a suscité la colère et l’indignation des avocats qui ont vivement dénoncé ces actes qui ternissent l’image du Togo " un pays déjà au bancs des accusés en ce qui concerne les violations des droits de l’homme ".

Les trois journalistes ont été arrêtés et torturés sans raison valable et à travers le réquisitoire du procureur de la république, on a la preuve que le dossier est vide et que le Togo demeure un Etat de terreur, un Etat où le simple fait de travailler dans un cybercafé constitue une tentative de trouble à l’ordre public et de publication de fausse nouvelle. Qu’on nous dise que le fait de scanner des photos est puni au Togo par la torture.
Au fait à quand le procès des tortionnaires des trois journalistes et peut être de plusieurs centaines d’autres personnes ?
Le souhait de tous est que ceux là qui ternissent véritablement l’image du Togo par leurs actes soient punis. »
A propos de ces violations graves des droits de la personne humaine, La Rédaction du site Letogolais.com écrit à sa une « fin de calvaire pour les trois journalistes emprisonnés à Lomé ».
Elle précise : « Kpakpabia, Dzilan et Evegno, les trois journalistes de la presse privée togolaise emprisonnés depuis le 14 juin 2003 dans les geôles du dictateur Eyadéma, ont été relaxés par le procureur de la république le mardi 22 juillet 2003 à l’issue de leur procès.

Au cours de ce procès, Colombo Kpakpabia et Dimas Dzikodo ont avoué avoir été torturés et avoir subi des brimades humiliantes pendant leur détention arbitraire dans les geôles du dictateur Eyadéma. "Les agents de la police m’ont poussé à terre et ont commencé à me taper avec un gros bâton ; du sang a giclé de mon front " relate Dzikodo. " Ils m’ont étalé au sol et l’un des agents s’est mis debout sur mes tibias pendant que je recevais des coups dans la plante des pieds " raconte Colombo Kpakpabia qui souffre de graves problèmes de la colonnes vertébrales. Après le témoignage des trois victimes des sévices de la police togolaise et au vu de la fragilité du dossier d’accusation, le procureur de la république n’a pu que demander à la cour la relaxe de Kpakpabia et d’ Evégnon, en revanche, il a requis douze mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 500 000 francs CFA pour Dimas Dzikodo.

M. Dimas Dzikodo, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire L`Evénement, avait été le premier à être interpellé dans un cybercafé à Déckon. Il était en train de scanner des photos de personnes molestées et grièvement blessées par les forces de l’ordre et les milices du RPT ( le parti unique au pouvoir) lors du scrutin présidentiel du 1er juin 2003. Le directeur de publication dudit journal, Philippe Evégnon, avait été appréhendé par la suite ainsi que Jean de Dieu Kpakpabia dit Colombo qui travaille pour divers hebdomadaires à Lomé. Les autorités togolaises leurs reprochaient d’avoir envoyé des informations et des photos aux agences de presse et aux journaux étrangers dans le but de ternir l’image du Togo.

En attendant leur relaxe définitive, il faut remercier et saluer le travail de tous les avocats pour leur brio, leur courage et leur dévoiement dans la défense de ses journalistes émérites. Est-ce la fin du calvaire pour ces trois honorables journalistes injustement emprisonnés et torturés ? La justice togolaise va-t-elle réparer le préjudice subi par ses hommes et oser poursuivre les auteurs de ses sévices ?

 

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