Hebdo Santé

« Des aggravations mortelles » chez certains asthmatiques

par Destination Santé , le 21 janvier 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : « Des aggravations mortelles » chez certains asthmatiques :: La croix, le croissant et désormais le cristal :: La déchirure, faute de césarienne :: Divine surprise dans la lutte contre la rougeole :: Tomate-brocoli : un duo de choc contre le cancer de la prostate ? Des médicaments recyclés pour... être détruits.

 

« Des aggravations mortelles » chez certains asthmatiques

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L’utilisation de certains bronchodilatateurs sans traitement corticoïde associé « risque d’entraîner une recrudescence d’asthme parfois mortelle ». Cette mise en garde « avec un fort niveau de preuve (...) prend un grand poids », assure la Revue Prescrire.

Cette information - dont nous verrons que les autorités françaises la prennent très au sérieux - n’est pas neuve. Il y a plus de 16 mois déjà, Destination Santé révélait la mise à l’index du salmeterol et du formoterol par la Food and Drug Administration (FDA), suite à la publication aux Etats-Unis de l’étude SMART (pour Salmeterol Multi-center Asthma Research Trial). Commercialisés sous le nom de Serevent et Foradil en Europe, ces bonchodilatateurs à longue durée d’action s’étaient révélés dangereux lorsqu’ils étaient utilisés sans être associés à un corticoïde, anti-inflammatoire constituant le traitement de fond de l’asthme.

Un danger réel, traduit par des exacerbations parfois mortelles de l’état asthmatique. Il sera confirmé par des restrictions de commercialisation et des informations obligatoires imposées aux fabricants. A l’époque le Pr Jean Bousquet, Directeur du Centre collaborateur de l’OMS sur l’asthme à Montpellier, avait rappelé des recommandations de prudence. « S’il a le sentiment que son état n’est pas stable, si ses besoins en médicaments augmentent, l’asthmatique doit consulter son médecin » nous confiait-il.

Jamais sans cortisone
Le producteur du Serevent, le laboratoire GSK, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Novartis France qui produit le Foradil en revanche, joue la transparence. « Nous misons sur l’information des professionnels de santé. Et notamment des pneumologues », explique Patrick Bonduelle, directeur des Relations extérieures. La société souligne également qu’elle dispose de données de pharmacovigilance « portant sur plus de 13 millions d’années-patients depuis 1990, et qui traduisent la bonne sécurité de Foradil dans le traitement de l’asthme. ». Dans le cadre bien sûr des recommandations de bonnes pratiques.

Or en France en principe, ces bronchodilatateurs ne sont jamais utilisés sans cortisone. Pourtant souligne Prescrire, « une étude menée par l’URCAM Rhône-Alpes en 2002 a montré que 9,3% des patients de 5 à 40 ans ayant eu un remboursement d’un (de ces bronchodilatateur) n’avaient pas demandé de remboursement pour un corticoïde. » Sachant qu’il y a en France 3,5 millions d’asthmatiques, cela laisse à imaginer le nombre de ces derniers qui seraient en situation de risque.

« Dès les premiers résultats de l’étude SMART, nous avons suivi ce dossier », souligne Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’AFSSaPS. « Nous avons décidé en fonction de ces données définitives, de modifier le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) du salmeterol (Serevent, n.d.l.r.) en incluant les résultats de l’étude ».

Cette modification devrait intervenir dans les prochains mois. Et Carmen Kreft-Jaïs d’insister sur l’importance du bon usage de ces médicaments, rappelant qu’en France « les bronchodilatateurs doivent toujours être associés à un corticoïde dans le traitement de l’asthme. C’est leur indication ».

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La croix, le croissant et désormais le cristal

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Le mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge vient d’adopter le « Cristal-Rouge » comme nouvel emblème protecteur. Il s’ajoute donc aux 2 symboles pré-existants. Les Etats n’ont plus qu’à choisir celui qui leur convient.

Le graphique -un cadre rouge sur fond blanc ayant la forme d’un carré posé sur la pointe - et le nom de cet emblème additionnel résultent d’un long travail de sélection. L’objectif était d’obtenir un graphisme dénué de toute connotation, qu’elle soit d’ordre politique, religieux ou autre, et qui puisse dès lors être utilisé partout sur la planète », précise le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un communiqué.

Cette petite révolution entre dans le cadre de l’application du Protocole III additionnel aux Conventions de Genève de 1949, adopté en décembre 2005 sur les bords du lac Leman. A ce jour, 84 Etats l’ont déjà signé, et 9 l’ont ratifié.

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La déchirure, faute de césarienne

Dramatique inégalité. Les fistules obstétricales sont aussi communes dans certains Etats d’Afrique et d’Asie, que rares dans les pays développés. D’après l’OMS elles sont à l’origine de 8% des décès maternels dans le monde. Soit environ 40 000 morts évitables par an.

Ces fistules surviennent à l’occasion d’un travail anormalement prolongé, lorsque les tissus du vagin, de la vessie et/ou du rectum sont déchirés. Ce qui entraîne une incontinence urinaire ou fécale. Ces déchirures dramatiques surviennent le plus souvent lorsque la parturiente n’a pu bénéficier d’une césarienne.

Il n’est en effet pas rare de voir des accouchements durer 2, 3 voire quatre jours avant de se terminer ainsi. Et lorsque la mort ne s’ensuit pas, la souffrance de la victime elle, perdure. Car trop de femmes ne sont pas prises en charge... La plupart de ces victimes ont accouché sans aucune aide d’un agent de santé qualifié. En raison de leur état, elles sont alors bien souvent abandonnées par leur conjoint, exclues de leur famille ou de leur communauté. En Inde et au Pakistan, 7 femmes sur dix souffrant de fistules seraient dans ce cas.

Mères à 10 ou 11 ans...

D’après l’OMS, un grand nombre de ces cas pourrait être évité « en éliminant les pratiques traditionnelles nocives et en assurant l’accès aux soins obstétricaux en temps opportun ». Mais aussi en retardant l’âge de la première grossesse. Dans certains pays en effet, des jeunes filles sont promises au mariage -et donc supposées remplir le devoir conjugal- dès 10 ou 11 ans. A un âge où leur bassin n’est pas suffisamment développé pour permettre le passage d’un nouveau-né.

Dans certains pays comme le Soudan ou le Bangladesh, des Centres de la fistule voient progressivement le jour, notamment sous l’égide du Fonds des Nations-unies pour les Activités de Population (FNUAP). Au centre de Dhaka (Bangladesh) construit en 2003, plus de 500 femmes ont déjà bénéficié d’interventions de chirurgie réparatrice. Et retrouvé ainsi une dignité perdue.

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Divine surprise dans la lutte contre la rougeole

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Le nombre de décès par rougeole est en net repli dans le monde, où il a baissé de 60% en 6 ans. En 2005, près de 350 000 personnes sont mortes de cette fièvre éruptive, alors qu’elles étaient 873 000 en 1999. Un bilan réjouissant, obtenu en grande partie grâce à l’action du Partenariat contre la rougeole.

Lancée en 2001, cette alliance internationale regroupe l’OMS, l’UNICEF, la Croix-Rouge américaine, les CDC d’Atlanta et la Fondation pour les Nations Unies. Son objectif, appuyer les efforts des gouvernements afin de vacciner sur 10 ans, plus de 360 millions d’enfants contre la rougeole. Notamment en Afrique.

A mi-parcours, ce pari semble vraiment à portée de main. « L’objectif fixé par les Nations Unies, à savoir réduire de moitié la mortalité par rougeole entre 1999 et 2005, a été dépassé », précise l’OMS dans un communiqué. C’est particulièrement vrai en Afrique où la baisse observée atteint 75% ! Pour le ministre de la santé camerounais U. Olanguena Awono « c’est un résultat extraordinaire ». Au Togo par exemple, plus de 95% des enfants de moins de 5 ans ont déjà été vaccinés.

Mais la rougeole tue toujours les plus petits. Et en très grand nombre. Puisque sur les 345 000 décès par rougeole enregistrés en 2005 dans le monde, 90% concernaient des enfants de moins de 5 ans. Pour l’OMS, « l’enjeu est maintenant d’atteindre un nouvel objectif sur le plan mondial : d’ici 2010, faire reculer de 90 % la mortalité rougeoleuse par rapport aux niveaux de 2000 ».

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Tomate-brocoli : un duo de choc contre le cancer de la prostate ?

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Des chercheurs américains confirment les vertus protectrices de la tomate et du brocoli, particulièrement contre les cancers de la prostate. Et ce cocktail serait encore plus efficace lorsque ces deux légumes sont associés.

Le Pr John Erdman et son équipe (Université de l’Illinois) ont travaillé sur des rats dont la prostate était porteuse de cellules malignes. Après 22 semaines, ils ont observé une prolifération moins rapide de la maladie chez les animaux qui avaient bénéficié au quotidien, d’un régime à base de tomates et de brocoli.

« Consommés ensemble, ils ont un effet positif » explique le Pr Erdman. C’est au point qu’il les recommande « aux hommes âgés souffrant d’un cancer de la prostate, un cancer à la progression plutôt lente ». A condition de préférer les vraies tomates (non pelées) et les vrais brocolis à leurs dérivés.

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Des médicaments recyclés pour... être détruits

D’ici 12 à 18 mois, la distribution aux organisations humanitaires de médicaments non utilisés et collectés dans le cadre de l’association Cyclamed sera interdite. Néanmoins le recyclage de médicaments sera maintenu.

Continuez donc à rapporter chez votre pharmacien vos médicaments non utilisés. Le gouvernement a proposé cette semaine, un amendement au Code de Santé Publique. Selon ce dernier, « toute distribution et toute mise à disposition des médicaments collectés sont interdites. Ces médicaments sont détruits dans des conditions sécurisées ».

Rappelons qu’en 2004, un vaste trafic avait été démantelé. Des pharmaciens avaient en effet revendu des médicaments non utilisés, destinés au programme Cyclamed. Sans oublier qu’en 2005 un rapport de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) soulignait que « les produits expédiés (dans les pays du tiers monde) étaient de mauvaise qualité (et) correspondaient rarement (à leurs) besoins ». Dans les prochains mois, un groupe de travail sera mis en place avec les Entreprises du Médicament (Leem) et les différentes organisations humanitaires afin de réfléchir à un nouveau système de distribution.

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