Communiqué

Déclaration du CAR le jugement rendu dans le procès contre Harry Olympio

par Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) , le 14 juillet 2004, publié sur ufctogo.com

 

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Yawovi Agboyibo

Par jugement en date de ce mercredi 14 juillet 2004, Monsieur Kouyou Tchodiyè, Président du Tribunal de Première Instance de Lomé, emboîtant le pas à M. Bakaï Baobadi, Procureur de la République, a décidé de relaxer M. Harry Olympio et ses deux complices poursuivis pour diffamation du CAR et de son Président National, Me Yawovi Agboyibo, au motif étrange "qu’il subsiste un doute quant à la participation des prévenus à la commission de l’infraction".

Cette nouvelle séquence de parodie judiciaire est d’autant plus significative qu’elle intervient en ce jour de clôture des consultations par lesquelles, entre autres engagements aujourd’hui compromis, le Gouvernement togolais a promis à ses interlocuteurs de Bruxelles de mettre fin aux pratiques d’asservissement de la justice. L’état de droit ne verra pas le jour de si tôt au Togo.

Le CAR ne se faisait pas en réalité d’illusion en citant devant un Tribunal connu pour sa docilité au régime, le sieur Harry Olympio et ses complices pour un document diffusé par les médias d’Etat à des fins de dénigrement d’un parti d’opposition au profit du parti au pouvoir. Le désaveu judiciaire des valets du bénéficiaire de l’acte incriminé aurait été un miracle.
Ce n’est pas par hasard que le Tribunal, après avoir renvoyé le dossier au 28 juillet, l’a précipitamment ramené au 07 juillet 2004. On s’attendait à un jugement d’impunité de Harry Olympio qui s’emploie à répandre de fausses rumeurs à l’endroit du leader du CAR, avec la bénédiction du régime.

Le résultat recherché à travers ce procès n’est donc pas le jugement du Tribunal. Il était connu à l’avance.

Ce qui intéresse le CAR, c’est plutôt l’opinion que le public s’est faite des allégations de Harry Olympio à la lumière des débats du 07 juillet 2004.

Il est à cet égard, tout d’abord réconfortant que le procès ait permis de dissiper dans le public les rumeurs tendant à faire croire que Me Agboyibo aurait pris de l’argent chez le Chef de l’Etat pour financer la création du CAR. Tous ceux qui ont assisté au procès ont compris que ces rumeurs ne sont que des mensonges et des calomnies. Ils se souviendront pour longtemps que des heures durant, Harry Olympio et ses complices n’ont pas été capables de produire un seul témoignage à l’appui du passage de leur document où ils ont fait état de telles rumeurs.

Ils se rappelleront surtout que Harry Olympio n’a pas osé dire que c’est le Chef de l’Etat qui lui aurait confié avoir financé la création du CAR ; Me Agboyibo ayant publiquement déclaré que si jamais Harry Olympio venait à désigner comme étant son témoin le Chef le l’Etat, il faudra que le Tribunal entende ce dernier conformément à la procédure prévue en la matière par le code de procédure pénale.

Le public présent au Palais de Justice ou à l’écoute des médias a été définitivement édifié sur la fausseté des rumeurs concernant le financement par Eyadema d’un parti qui l’a combattu de façon radicale et sans discontinuité depuis le début du processus démocratique.

Le procès a ensuite et surtout éclairé davantage les populations sur le rôle sordide auquel Harry Olympio s’adonne sur la scène politique nationale. Le nombreux public du Palais de Justice de Lomé était consterné d’entendre Harry Olympio reconnaître sans la moindre gêne que c’est pour des motifs de vengeance personnelle qu’il a conçu et fait diffuser à des fins de diffamation du CAR, le document incriminé.

Et parmi les diverses pièces de théâtre que Harry Olympio a jouées le long du procès, la plus grotesque et périlleuse, est celle par laquelle il a fait venir à la barre un individu présenté comme étant le nommé Dokou Julien figurant sur la liste des 52 prétendus militants démissionnaires du CAR. Le public était intrigué de voir exhiber pour ce seul "témoin", deux cartes d’identité nationale dont la seconde en date aurait été délivrée à l’intéressé à l’expiration du délai de validité de la première. Or, en rapprochant les deux cartes, on découvre qu’elles ont été délivrées à deux jumeaux : Dokou Akouété et Dokou Akouètè Julien. Harry Olympio a combiné les deux cartes d’identité pour pouvoir faire présenter à la barre Dokou Akouété à la place de Dokou Akouètè Julien. Personne ne pouvait imaginer que, dans un procès où il lui est reproché d’avoir commis du faux, Harry Olympio soit allé jusqu’à recourir à un faux témoin pour se défendre. C’est la meilleure illustration du caractère exécrable du personnage.

Le procès qui a fait l’objet du jugement en date de ce jour, n’a laissé le moindre doute dans l’esprit des populations togolaises sur la culpabilité de ce personnage que le Tribunal a cru devoir relaxer alors que lui-même a publiquement reconnu et même revendiqué la paternité des faits diffamatoires sans être capable d’en apporter la preuve.

Le CAR s’en félicite et tient à exprimer ses vifs remerciements à tous ceux qui lui ont apporté leur soutien le long du procès.

Fait à Lomé, le 14 juillet 2004

Pour le CAR

Le 1er vice-Président National,

Me Gahoun Hegbor

COMITE D’ACTION POUR LE RENOUVEAU (CAR)
58, Avenue du 24 Janvier - BP. 06
Tél. 222-05-66 - Fax : (228) 221-62-54/ 21 33 09
E-mail : yagboyibo bibway.com Lomé - Togo

 

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