Communiqué

Déclaration de la Jeunesse des Forces de Changement JFC

par Jeunesse des Forces de Changement (JFC) , le 9 février 2004, publié sur ufctogo.com

 

« L’igname pourrie se délie toute seule du lot »

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Le mardi 3 février 2004, Gilbert Atsu, Ferdinand Messan Ayité, Olivier Edorh et Claude Kunaké, jeunes militants de l’UFC, ont tenu une conférence de presse dans l’enceinte de l’ancienne Ecole Professionnelle. Ils ont réitéré, à cette occasion, les propos diffamants qu’ils déversent depuis longtemps, sur le Bureau National de l’UFC, avant d’annoncer leur décision de prendre leur distance vis à vis du parti.

La Télévision Togolaise s’est fait largement l’écho de cette conférence de presse, le jour même de sa tenue et ceux qui ont suivi, dans plusieurs éditions de son journal parlé. Le quotidien national Togo-Presse a publié, la déclaration liminaire de cette conférence de presse, sous le titre « L’UFC se lézarde », dans sa livraison du vendredi 6 février 2004.

Depuis à peu près un mois que la presse privée, publie les attaques répétées de Gilbert Atsu et ses copains contre le Bureau national de l’UFC, celui-ci a choisi de ne pas se rabaisser au niveau de leurs auteurs et de rester serein face à ce qu’il considère comme des gamineries.

La Jeunesse des Forces de Changement (JFC) se félicite de l’attitude du Bureau National de l’UFC, qui témoigne d’une grande maturité et honore le parti. Néanmoins, considérant qu’en politique, le silence peut parfois être mal compris, la JFC demande au Bureau National de l’autoriser à porter à la connaissance du public, les éléments suivants :

- 1- Gilbert Atsu, Président de la NDP, et signataire des publications diffamatoires contre le Bureau National de l’UFC, n’a jamais été Président de la Jeunesse des Forces de Changement (JFC), comme cela a été écrit dans plusieurs journaux.

- 2- En 2001, lors du renouvellement du bureau de la JFC, Gilbert Atsu, arrivé au parti depuis peu, a postulé à la présidence de la JFC. Il a été battu par Daniel Koffi Aganon, l’actuel président de la JFC. Il se présente de nouveau au poste de vice-président et est encore battu par Jean-Baptiste Koffi Dagbovie. Ces messieurs qui donnent aujourd’hui des leçons de démocratie, ont alors affirmé que Daniel Koffi Aganon a « envoûté » Gilbert Atsu en usant de pratiques occultes et ont refusé d’admettre leur défaite. Ils ont adressé une lettre dans ce sens au Bureau National de l’UFC.

Celui-ci ne s’est pas laissé divertir par leurs élucubrations et a validé d’autant plus aisément l’élection de Daniel Koffi Aganon à la tête de la JFC, qu’il a envoyé lors de cette élection, une commission d’observation présidée par le Vice-président Gnassingbé Amah, commission qui a attesté de la régularité du scrutin.

- 3- Depuis cette date, Gilbert Atsu et ses copains se sont mis en marge de la Jeunesse du parti et n’ont de cesse de harceler par écrit, le Bureau National de l’UFC qu’ils abreuvent régulièrement d’insultes de tous genres. Gilbert Atsu cherche par tous les moyens à se venger de son échec lors de l’élection à la présidence et à la vice-présidence de la JFC.

- 4- Au cours de l’année 2002, Gilbert Atsu et ses copains se rendent dans un pays voisin et se constituent réfugiés politiques. Ils sollicitent l’aide du parti pour obtenir ce statut, leur permettant de se rendre en Europe ou en Amérique. Pour des raisons politiques évidentes, les responsables approchés ont estimé ne pas devoir aller dans ce sens.
Après quelques semaines à l’extérieur, l’exilé politique et ses copains regagnent Lomé et commencent à déverser leur rage sur le parti.

- 5- Le 4 mai 2002, le départ a été donné. Atsu Gilbert et ses copains, une demi douzaine en tout, publient sur le site internet de Diastode, un document intitulé « Comment et pourquoi l’opposition togolaise a trahi le Togo ». Dans ce document, ils accusent les responsables de l’UFC de nullité politique et de malversations financières. Toute l’opposition togolaise y est traitée de « marchands d’illusions ». Ses responsables sont accusés de racketter les réfugiés togolais en Europe et en Amérique pour venir se construire des villas au Togo après avoir envoyé leurs enfants à l’étranger. Le Bureau National de l’UFC les suspend et les invite pour des explications auxquelles ils se sont opposés.

L’un d’entre eux, Olivier Edorh, dont le nom figure au bas du document comme signataire, adresse de Côte d’Ivoire où il se trouvait, une lettre au Bureau National de l’UFC pour protester contre sa suspension, affirmant ne rien connaître du document et ajoutant qu’ayant quitté le Togo avant l’élaboration dudit document, il ne comprenait pas comment son nom a pu se trouver au bas de celui-ci. Il conclut que de plus, il n’était d’accord, ni avec le fond, ni avec la forme du document. En clair, Olivier Edorh accusait ses copains d’avoir utilisé son nom sans l’en informer. Bref, d’avoir fabriqué du faux et d’en user.
C’est de la même supercherie qu’use Atsu Gilbert aujourd’hui pour signer des documents prétendant exprimer des positions de militants UFC membres de la NDP qui ne savent même pas ce qu’il fait..

- 6- Gilbert Atsu affirme dans une interview que c’est un membre du Bureau National de l’UFC qui a déclenché leur attitude actuelle en communiquant à la presse, la réponse de l’UFC à la déclaration liminaire de la conférence de presse de la NDP, du 31 octobre 2003.
Puisqu’il déclare également que l’UFC a adressé aux responsables des partis de l’opposition copie de cette lettre, pourquoi ne soupçonnent-ils pas ceux-ci d’avoir remis copie à la presse ? Pourquoi accuse-t-il uniquement le Bureau National ? En fait, Gilbert Atsu pense qu’il suffit d’inventer ce mensonge puéril pour faire croire que ses agressions contre le Bureau National de l’UFC reçoivent le soutien de certains responsables de l’UFC. Ce qui est faux. Il n’y a aucune dissension au Bureau National de l’UFC.

En réalité, c’est Gilbert Atsu lui-même qui communique tous ces documents à la presse pour se faire valoir. Le responsable du site Internet « Togoforum », Monsieur Takéli a informé des membres du Bureau National de l’UFC qu’il a reçu un coup de téléphone de Gilbert Atsu lui demandant de mettre sur le site de Togoforum, un document dénigrant l’UFC. C’est donc bien lui qui met toutes ces déclarations dans le public.

- 7- En novembre dernier, un militant de l’UFC membre de la NDP, Jude Prudence Aléké est libéré après sept mois de détention arbitraire, (quatre en cellule à la Direction Générale de la Police Nationale et trois à la prison civile de Lomé).

Gilbert Atsu qui ne rate pas une occasion pour se mettre en évidence et dénigrer en même temps l’UFC, s’est empressé de publier un communiqué dans lequel il annonce que la libération de son camarade est due à « l’action d’avocats bénévoles ».
Or, les deux avocats qui se sont occupés de Jude Prudence Aléké, qui l’ont assisté lors de ses comparutions devant le juge d’instruction et qui ont introduit auprès du Procureur de la République sa demande de mise en liberté, Me Isabelle Améganvi, membre du Bureau National de l’UFC et Me Jonas Sokpo, ont été requis par l’UFC. Il n’est pas difficile de savoir auprès de Me Jonas Sokpo, s’il a touché ou non des honoraires. Et quel en est le montant. Même s’il a beaucoup aidé l’UFC par le passé, ce dont l’UFC lui sait gré, dans le cas de Jude Prudence Aléké, Me Jonas Sokpo n’était pas un avocat bénévole. Et Gilbert Atsu le savait. L’affirmation de Gilbert Atsu n’est qu’un mensonge de plus, pour faire croire à l’opinion que l’UFC ne s’occupe pas de ses militants lorsqu’ils sont arrêtés. Ce qui est faux.

- 8- Gilbert Atsu et ses camarades prétendent que l’UFC leur doit ce qu’elle est aujourd’hui, qu’ils ont largement contribué à son implantation et qu’ils y ont consacré leur vie. Cette affirmation est une illustration de plus des fanfaronnades de ces jeunes qui ne savent pas de quoi ils parlent.. L’implantation nationale de l’UFC existait longtemps avant leur arrivée au parti. Elle est l’œuvre de militants discrets et dévoués qui, du reste, ne s’en prévalent pas pour agresser le parti. L’UFC n’a pas attendu leur arrivée en l’an 2000, pour remporter la présidentielle de 1998. Quel a été l’apport de Gilbert Atsu et ses camarades à la campagne de 2003 ?

- 9- Gilbert Atsu et ses camarades insinuent dans tous les documents qu’ils publient, que des responsables de l’UFC se rendent coupables de malversations financières et de détournement « des énormes sommes d’argent qu’envoie Gilchrist Olympio au parti ». Cela prête à rire. Ces accusations sans fondement n’ont qu’un objectif ; salir des personnes intègres et dévouées au parti pour tenter de détruire celui-ci.
Puisqu’ils n’ont que des accusations de malversations financières à la bouche, peuvent-ils montrer leur carnet de cotisations pour qu’on y vérifie leur contribution à la vie du parti ? Ces prétentieux n’ont jamais fait la moindre cotisation !

- 10- Gilbert Atsu et ses camarades exigent la tenue d’un congrès pour, disent-ils, « dénoncer les dérives du Bureau National ». Croient-ils qu’il suffit que deux ou trois hurluberlus exigent un congrès pour que le parti s’y précipite ? L’UFC les a-t- elle attendu pour tenir congrès par le passé ? Le parti les a-t-il attendu pour décider de tenir un congrès en décembre 2002, congrès qui n’a finalement pas eu lieu en raison des problèmes spécifiques de sécurité du Président national Gilchrist Olympio, dont tous les responsables fédéraux ont souhaité vivement la présence ?

De plus statutairement, ce sont les délégations des fédérations, des sections femmes et jeunes qui prennent part au congrès. Ayant décidé de se mettre en marge de la JFC depuis l’élection du bureau de cette dernière en 2001, comment Gilbert Atsu et ses copains espèrent-ils se retrouver au congrès, ce d’autant plus que tout comme la JFC, aucune fédération, aucune section n’est en rupture avec la ligne du parti ?
La réclamation d’un congrès qui a semblé séduire, n’est qu’une supercherie de plus pour couvrir les objectifs inexplicables des demandeurs.

Si Gilbert Atsu et ses copains estiment un congrès indispensable, il leur revient de faire partager cette idée dans leur sous-section. Si l’idée est retenue par la sous-section, elle est soumise à la fédération qui l’examine, la rejette ou l’adopte si la majorité des sections de la fédération la partagent. La proposition adoptée est ensuite adressée par la fédération au Bureau National qui l’étudie et la retient ou non ou encore relance le débat. Les sous-sections ont été créées pour qu’on y débatte. Pas pour qu’on les enjambe !

Gilbert Atsu n’a aucune qualité, fût-il Président de la NDP, pour saisir directement le Bureau National et lui donner des injonctions. Au demeurant, faut-il le rappeler, la NDP n’a aucun lien organique ni avec la JFC ni avec l’UFC.
L’attitude qui consiste pour un militant de l’UFC à dépasser sa sous-section pour adresser des injonctions au Bureau National est anti-statutaire et traduit un mépris pour le bureau de sa sous-section d’origine. La démocratie n’exclut ni la civilité ni le respect des règles et de la hiérarchie. Au contraire !

Le Bureau National de l’UFC a été bien inspiré de ne pas se rabaisser au niveau de ces gamins politiques qui n’ont qu’une seule idée : monnayer leur appartenance à l’UFC.

Ces jeunes ont été servis par la volonté de nuire d’une certaine presse qui, prenant ses rêves pour la réalité, a cru que le moment est venu d’assouvir ses fantasmes en participant à une tentative de déstabilisation de l’UFC. Alors qu’il suffisait d’un peu de sérieux pour comprendre que Gilbert Atsu et ses copains ne sont que des exhibitionnistes qui sont plus connus de la presse et dans certaines chancelleries que dans leur propre quartier.
Pour nuire à l’UFC, aucun aveuglement n’est trop grand ! L’exploitation que les média publics commencent à faire des élucubrations de ces jeunes, a dû ouvrir les yeux à plus d’un rêveur !

Au fait, où se trouve l’ennemi de nos amis exhibitionnistes et de leurs admirateurs ? Est-ce l’UFC qui se bat contre la dictature ou est-ce la dictature qui opprime le Peuple ?

Quand on n’a pas l’endurance nécessaire, on ne prend pas le départ d’une course de fond !

Fait à Lomé, le 9 février 2004
Pour le bureau de la JFC

Le Vice-Président
Jean-Baptiste Dagbovie

Le Secrétaire
Georges Amouzou

 

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