Droits de l’homme

Déclaration de l’UFC relative aux événements de Mango, les 24 et 25 septembre 2003

par UFC , le 4 octobre 2003, publié sur ufctogo.com

La relation des faits, telle que présentée par le gouvernement est absolument mensongère et méprisante vis â vis des populations de l’Oti

 

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Le vendredi 26 et le samedi 27 septembre 2003, le gouvernement a rendu public un communiqué faisant état d’incidents qui se sont déroulés à Mango, Préfecture de l’Oti, les mercredi 24 et jeudi 25 septembre 2003.

Ce communiqué abondamment diffusé sur les média publics, notamment la Télévision Togolaise (TVT), suscite de la part de l’Union des Forces de Changement (UFC), la réponse suivante :

- 1- L’UFC tient avant tout à exprimer toute sa compassion aux parents de toutes les victimes de la répression des manifestations des 24 et 25 septembre 2003 à Mango. Elle adresse plus particulièrement ses condoléances aux parents de Fataou BIO, abattu par les forces de l’ordre.

- 2- L’UFC élève les plus vives protestations contre l’interpellation de son président fédéral de l’Oti. Elle exige la libération immédiate de M. Nassoro Natchaba, complètement étranger aux faits dont on l’accuse. Elle exige également la libération de ses autres militants interpellés les jours suivants.

- 3- L’UFC affirme que la relation des faits, telle que présentée par le gouvernement est absolument mensongère et méprisante vis à vis des populations de l’Oti. Elle exprime sa solidarité avec ces populations.
Le communiqué du gouvernement est une tentative piteuse et puérile de justifier la brutale répression des manifestations. D’ailleurs, la version émanant de témoins impartiaux et crédibles notamment les experts de l’Union Européenne, ne met en cause ni l’UFC, ni son président fédéral de l’Oti, Nassoro Natchaba.

- 4- L’UFC soutient que ces manifestations n’ont pas été le fait de drogués recrutés par elle, mais de populations soucieuses d’exprimer leur inquiétude, ou leur refus d’un projet qui leur rappelle les atroces souffrances de la période de « la faune ». La question de la faune est très sensible dans notre pays, compte tenu des graves violations des droits de l’homme auxquelles elle a donné lieu par le passé. Le souvenir est encore vivace, des pratiques exécrables qui ont donné aux populations, l’impression qu’elles étalent sacrifiées sur l’autel du bien-être des animaux. Il faut par conséquent, éviter de politiser une question qui dépasse les clivages partisans,

- 5- M. Nassoro NATCHABA, président fédéral de l’UFC de l’Oti depuis plus de dix ans est une personnalité respectable, un militant dévoué dont les convictions en faveur du changement et la fidélité à l’UFC n’ont jamais été ébranlées ni par les intimidations ni par les tentatives de corruption dont il est en permanence l’objet. Son incarcération vise à briser sa résistance et à casser l’admirable travail d’implantation du parti, qu’il a accompli.

L’UFC considère que le gouvernement du fait de son illégitimité, n’a aucun crédit pour mettre en œuvre des projets qui demandent l’adhésion des populations. Elle met en garde les autorités togolaises contre leur propension à l’affabulation et à l’usage de la violence. Elle demande au gouvernement de modérer son langage.

Le Bureau National

Note de la rédaction : Lire avec grand profit la réflexion suivante,
L’INSTRUMENTALISATION DE L’ENVIRONNEMENT AU TOGO par le
N.O.R.A.T. (Nouvel Observatoire des Réalités Africaines et Togolaises)
Genève, Suisse, le 30 septembre 2003 (sur Diastode.org)
- http://www.diastode.org/Echos/invit4787.html

 

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