Hebdo Santé

Débat d’experts autour des vaccinations dans la « ceinture de la méningite »

par Destination Santé , le 30 mars 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : SIDA : la gratuité des soins n’est pas une utopie... :: Débat d’experts autour des vaccinations dans la « ceinture de la méningite :: La circoncision protège bien contre le VIH, mais... :: Circoncision en Afrique : l’hygiène n’est pas au rendez-vous :: 1500 spécialistes francophones du SIDA réunis à Paris :: L’alcool accusé aussi dans le cancer du sein ! :: L’enzyme anti-palu... :: Préservez ses dents ! :: Tuberculose : le bacille échappe de plus en plus aux traitements !

 

SIDA : la gratuité des soins n’est pas une utopie...

Dans certains pays en développement, seuls 5% des malades du SIDA bénéficient de traitements efficaces. Pour améliorer l’état catastrophique de cette prise en charge à travers le monde, des experts internationaux plaident en faveur de la gratuité des soins. Ni plus ni moins.

Ce serait « le seul moyen d’assurer une bonne prise en charge des patients » soulignent-ils dans un rapport élaboré en France, sous l’égide du Conseil national du SIDA (CNS). « Compte tenu des revenus des ménages et du coût d’une prise en charge au long cours, il est impossible aux malades de contribuer aux soins sur le long terme, même faiblement ».

Ce plaidoyer ne constitue pas une nouveauté. Il a notamment été porté par la déclaration international Free by Five, publiée en novembre 2004 et relayée en France par Act-Up. Elle s’inscrivait comme en contrepoint de la très officielle stratégie Three by Five de l’OMS. De son côté, l’ONU s’est aussi engagée en faveur d’un accès universel aux traitements, aux soins et aux services d’appui pour 2010.

Comme nous l’explique Marc Dixneuf, l’un des rapporteurs du CNS, « le premier objectif de ce document est de faire valoir l’intérêt et la faisabilité de cette stratégie ». C’est pourquoi le rapport a été prioritairement diffusé aux représentants de gouvernements, mais aussi aux membres d’institutions onusiennes (OMS, ONUSIDA, Fonds Mondial...), d’associations et d’organisations non-gouvernementales. Rédigé en français, il sera bientôt disponible en anglais.

Une prise en charge globale

Si la gratuité des soins n’apparaît donc plus comme une utopie, les auteurs admettent toutefois que « sa mise en oeuvre est difficile ». D’abord parce qu’il est essentiel de na pas « déséquilibrer les systèmes de santé ». Par ailleurs, les mécanismes de financement sont complexes. « Certains fonds sont d’ores et déjà disponibles » rassure Marc Dixneuf. « Mais ils sont mal utilisés. L’enjeu est d’abord de faire travailler efficacement l’argent disponible ».

Les auteurs insistent surtout sur la nécessité d’une prise en charge globale des patients. « Car la gratuité ne doit pas seulement concerner les traitements. Cela ne suffit pas pour assurer une bonne prise en charge des malades. Elle doit intégrer tout un ensemble de soins, qui va des traitements des maladies opportunistes aux radiographies éventuelles, aux consultations médicales etc... ».

Outre l’intérêt de cette stratégie pour les individus, les experts font également valoir les bénéfices qu’elle peut induire pour les systèmes de soins. « La mise en place de la gratuité apparaît également comme un moyen de structurer (ces derniers). Des fonds pourront également bénéficier à l’ensemble du système. Dans le cas par exemple de la construction d’un laboratoire d’analyse médicale » conclut M Dixneuf. Voilà pour la théorie. A quand un premier bilan « pour de vrai » ?

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Débat d’experts autour des vaccinations dans la « ceinture de la méningite »

La campagne de vaccinations contre la méningite menée dans l’urgence en Afrique par l’OMS réveille une vieille querelle de scientifiques. Peu convaincus par cette stratégie, des Français vantent les bénéfices de la prévention vaccinale par rapport à la vaccination ciblée en cours d’épidémie...

C’est le cas de Jean-Phlippe Chippaux, de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Avec son équipe il vient de démontrer qu’une « vaccination préventive permettrait d’éviter jusqu’à 72% des cas lors de vagues d’infections ultérieures » nous a-t-il précisé depuis La Paz (Bolivie) où nous l’avons joint.

Le vaccin polysaccharidique le plus souvent utilisé présente deux inconvénients majeurs. D’une part l’immunité qu’il confère ne dépasse pas 3 à 5 ans. Les campagnes de masse doivent donc être régulièrement renouvelées. Et surtout, il est inefficace chez les nourrissons ! Son principal atout reste son prix d’un demi-euro. Les populations des pays de cette « Ceinture de la Méningite », qui s’étend du Sénégal à l’Ethiopie, comptent en effet parmi les plus déshéritées.

Pour le Dr Eric Bertherat de l’OMS, « cette immunité partielle et temporaire implique pour être efficace à titre préventif, des efforts opérationnels incompatibles avec les moyens dont disposent (ces) pays. En revanche, utilisé en campagne de masse réactive et bien ciblée, ce vaccin est capable de stopper une épidémie ». Cette approche génère cependant des retards importants liés aux délais d’acheminement des vaccins et de mise en place de la logistique..

Elle recueille cependant « le consensus des opérateurs de santé -OMS, UNICEF, Fédération des Sociétés de la Croix Rouge, Médecins Sans Frontières et autres ONG- ainsi que de la plupart des instituts de recherche travaillant sur le méningocoque ».

Les parties se rejoignent sur un point : toutes attendent l’arrivée sur le marché d’un nouveau vaccin conjugé, prévue pour 2010. « Il pourra grâce à ses qualités, être utilisé à titre préventif en Afrique », précise Eric Bertherat. Et Jean-Philippe Chippaux de préciser que « l’enjeu sera surtout d’obtenir un prix de vente inférieur à un dollar par dose ».

Comment gérer l’avant-2010 ? Il est en effet essentiel de pallier les délais imposés à la mise en place des vaccinations ciblées, tout en assurant un fond de couverture vaccinale. Ancien Directeur à l’OMS et Président du Conseil scientifique de Destination Santé, le Dr André Prost souligne ainsi que « l’idéal pour le moment serait de combiner les deux stratégies. C’est-à-dire la vaccination préventive dans les pays où elle est possible, et la constitution de stocks de vaccins en différents endroits, pour permettre la mise en place rapide de vaccinations d’urgence ».

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La circoncision protège bien contre le VIH, mais...

Des experts internationaux, réunis par l’OMS et l’ONUSIDA, viennent de recommander que la circoncision « soit considérée comme un moyen supplémentaire important de réduire le risque de transmission hétérosexuelle de l’infection à VIH chez l’homme ». Une phrase où chaque mot compte...

A la suite de trois essais contrôlés menés au Kenya, en Ouganda et en Afrique du Sud, la circoncision s’est en effet vue parer de vertus protectrices contre le virus de l’infection à VIH. Une flambée de popularité qui n’a pas manqué d’inquiéter certains scientifiques, préoccupés à l’idée qu’une telle réputation pourrait inciter à un relâchement des comportements de protection.

Les études menées dans ce sens, et la réunion d’experts qui vient de se tenir à Montreux en Suisse, confortent cette approche. Les recommandations que l’ONUSIDA vient de rendre publiques sont dépourvues d’ambigüité. Comme le souligne le Dr Kevin De Cock (OMS), « les pays qui connaissent des taux élevés d’infection à VIH par transmission hétérosexuelle et une faible prévalence de la circoncision disposent désormais d’une nouvelle intervention capable de réduire le risque d’infection à VIH chez les hommes hétérosexuels. Elargir l’accès à la circoncision dans ces pays apportera un bénéfice direct aux individus. Néanmoins, il faudra attendre quelques années pour observer un effet positif de cet investissement sur l’épidémie. »

Les experts soulignent aussi que « la circoncision doit faire partie d’un ensemble complet de prévention du VIH » Pas question donc, de négliger les clés de la prévention : services de conseil et de dépistage ; prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST) ; promotion de pratiques sexuelles prudentes ; fourniture et promotion de l’usage des préservatifs masculins et féminins... Catherine Hankins, (ONUSIDA) insiste également sur la nécessité, pour « les hommes et les femmes qui envisagent la circoncision (de) continuer à utiliser (...) le report de l’âge des premiers rapports sexuels et la diminution du nombre de partenaires ». La connotation « culturelle » de ces impératifs a parfois du mal à passer localement ? Ils doivent être rappelés avec d’autant plus de vigueur qu’existent des mesures de complément... qui ne doivent pas être considérées comme des alternatives.

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Circoncision en Afrique : l’hygiène n’est pas au rendez-vous

Si la circoncision réduit bel et bien le risque de transmission du VIH, encore faut-il qu’elle soit réalisée selon les règles d’hygiène ! Une équipe américaine révèle en effet le sur-risque d’infection encouru par des Africains circoncis.

Le Dr Devon Brewer et ses collègues de Seattle, ont passé en revue les dossiers médicaux de centaines de jeunes Kenyans, Lesothans et Tanzaniens qui avaient été circoncis. Et cela précisent-ils, « avant leur premier rapport sexuel ».

Leurs conclusions sont pour le moins inquiétantes. « Nous avons constaté que les jeunes garçons, vierges et circoncis, étaient plus souvent séropositifs au VIH, que ceux chez lesquels cette intervention n’avait pas été pratiquée »... En clair, l’infection s’est faite au moment ou au décours de la circoncision. Ces conclusions donnent un poids tout particulier aux recommandations rendues publiques hier, sur ce même sujet, par l’ONUSIDA et l’OMS.

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1500 spécialistes francophones du SIDA réunis à Paris

La 4ème Conférence francophone VIH/SIDA a ouvert jeudi 29 mars, ses portes à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris. Jusqu’au 31 mars cette manifestation, le principal forum de recherche et de lutte contre la maladie pour les pays de la Francophonie va rassembler près de 1 500 spécialistes.

Mais le rendez-vous est également ouvert au grand public. Placée sous l’égide de l’Agence nationale de recherches sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS), cette conférence a pour principal objectif de stimuler « l’échange des données médicales, épidémiologiques et sociales » sur la prise en charge du SIDA.

Entre les pays du Nord et ceux du Sud. Mais pourquoi exclusivement en langue française ? Parce que selon le Pr Jean-François Delfraissy Directeur de l’ANRS, « les praticiens francophones des pays du Sud sont peu présents dans les congrès internationaux. Il est (donc) indispensable de mettre en place un pôle d’échange en langue française, avec un poids africain important. »

L’Afrique qui, rappelons-le, demeure la région la plus touchée par la pandémie. Environ 30 millions de femmes, d’hommes et d’enfants y vivent aujourd’hui avec le virus. Et 2,2 millions décèdent chaque année, pour majorité en Afrique Sub-saharienne. Pour davantage d’informations sur la 4ème Conférence francophone VIH/SIDA, consulter le site de VIH-Paris 2007 à http://62.50.131.112/vihparis/public/CadreProg.asp?PAGE_ID=81.

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L’alcool accusé aussi dans le cancer du sein !

Il existerait une « association claire et nette » entre le cancer du sein et la consommation d’alcool, même à faibles doses ! Voilà l’inquiétante conclusion d’une méta-analyse du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS, à lyon. L’alcool, c’est donc désormais 7 cancers.

Après le pharynx et le larynx, la cavité buccale, l’œsophage et le foie, il apparaît donc que la consommation d’alcool pourrait aussi être à l’origine de 2 autres localisations tumorales : les cancers colorectal et, ce qui constitue une plus grande surprise encore, du sein.

Le CIRC est formel. « Plus d’une centaine d’études épidémiologiques (...) ont mis en évidence de façon régulière et concordante une augmentation du risque parallèle à celle de la consommation d’alcool ». Pour le cancer du sein, 53 études portant au total sur 58 000 femmes ont conclu à une « association claire et nette » entre l’alcool et la survenue de la maladie.

Ainsi une consommation quotidienne de 50g d’alcool est-elle associée à une augmentation de 50% du risque de cancer du sein. Plus inquiétant encore, une consommation régulière de 18g par jour serait également à l’origine « d’une augmentation modeste mais statistiquement significative »... Sachant qu’un verre de vin ou un demi de bière représentent 12 g d’alcool...
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L’enzyme anti-palu...

Le déficit en Glucose-6-Phosphate-Deshydrogénase - ou G6PD - est sans doute le déficit le plus répandu dans le monde. Il ferait quelque 400 millions de victimes, avec des conséquences potentiellement graves... Petite compensation, il protège contre le paludisme...

Une maladie qui rappelons-le, tue 2 millions de personnes dans le monde chaque année. Et c’est particulièrement contre les formes les plus sévères de la maladie que le déficit en G6PD s’avèrerait protecteur.
Une équipe de l’Université de Bamako au Mali, s’est intéressée à 3 000 enfants vivant en milieu rural, dans une zone où l’incidence du paludisme était particulièrement élevée. Selon l’auteur, le risque de développer la maladie palustre s’est avéré très réduit parmi les filles et garçons qui présentaient les déficits les plus prononcés.

Une protection plus marquée contre le paludisme cérébral, forme la plus répandue de la maladie dans cette région. « Le déficit en G6PD semble en fait atténuer la progression de l’affection. Mais il n’élimine pas les parasites présents dans l’organisme ». Et ne dispense donc pas d’un traitement.

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Préservez ses dents !

La santé bucco-dentaire, chez les nourrissons et très jeunes enfants, est trop souvent négligée. Or les premières années de la vie sont déterminantes. Alors voici quelques conseils pour l’aider à se constituer une dentition de qualité.

Lors de leur apparition vers le sixième mois, les premières quenottes provoquent souvent des douleurs qui bouleversent le rythme de vie... de toute la famille : sommeil perturbé, troubles digestifs et parfois même, de la fièvre. Vous ne pouvez hélas pas y faire grand chose. Sauf tout de même, d’atténuer ses douleurs en utilisant une petite brosse souple, en évitant le dentifrice que les très jeunes enfants ne savent pas recracher. Il existe aussi des gels spécifiques pour le massage des gencives !

En revanche contre le risque de carie, votre rôle est crucial. Car le développement de caries sur les dents de lait peut entraîner des troubles graves. Et même la perte prématurée de ces dernières. Soyez donc particulièrement vigilant à l’hygiène de votre enfant, aussi bien alimentaire que bucco-dentaire.

Vous êtes inquiets de le voir suçoter sans arrêt ? Tant que Bébé n’a pas de quenottes, ces tics de succion ne posent pas vraiment de problème. Toutefois, ne laissez pas cette habitude s’installer, pour éviter une déformation de la mâchoire et un mauvais positionnement des dents. Aidez-le progressivement à se détacher de son tic, en tout état de cause avant l’arrivée des dents définitives.

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Tuberculose : le bacille échappe de plus en plus aux traitements !

Selon le rapport mondial de l’OMS sur la tuberculose, pour la première fois depuis 1993 le nombre de cas stagne. Néanmoins la lutte contre la maladie se complique à cause de l’émergence des formes ultra-résistantes, notamment en Europe de l’Est.

A l’occasion de la Journée mondiale ce 24 mars, le partenariat Halte à la Tuberculose signale que l’incidence mondiale de la maladie s’est stabilisée à 150 cas pour 100 000 personnes. Avec 350 cas pour 100 000 personnes, le continent africain lui paie toujours le plus lourd tribu. Au total, 8,8 millions de nouveaux cas ont été enregistrés en 2005 dans le monde. Et 1,6 millions de malades sont décédés.

Dans la région Europe de l’OMS qui comprend 52 pays, 445 000 nouveaux cas et 66 000 décès ont été observés en 2005. « Les trois quart de ces cas se sont produits dans six pays : la Fédération de Russie, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, la Roumanie, la Turquie et l’Ukraine », souligne le Bureau régional de Copenhague.

Singularité inquiétante : l’Europe de l’Est accuse le taux le plus élevé de tuberculose polyp-harmacorésistante au monde. Cette dernière survient quand les bactéries tuberculeuses sont résistantes au moins à l’isoniazide et la rifampicine, les deux médicaments antituberculeux de première ligne les plus puissants. « La résistance aux médicaments est l’indicateur le plus clair d’une lutte déficiente contre la tuberculose », a déclaré le Dr Marc Danzon, directeur régional de l’OMS pour l’Europe.

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