Tribune libre

De gré ou de force.

par Elliott OHIN , le 9 octobre 2005, publié sur ufctogo.com

Le soi-disant président actuel du Togo doit déguerpir pour qu’enfin notre pays s’engage réellement dans une voie démocratique. Mais, de par son parcours jonché de plusieurs centaines de cadavres, il est clair que cela ne sera pas de son plein gré. Nous devons donc le faire déguerpir.

 

Le dernier rapport des Nations Unies sur notre pays nous interpelle tous y compris nos frères d’armes. Ce rapport nous met tous en quelque sorte dans une situation de légitime défense pour notre survie et celle de notre nation.

Dans quel pays civilisé le pouvoir a été conquis par des élections en massacrant des centaines de citoyens qui ont commis le crime de lèse-majesté en réclamant tout simplement l’équité ? On ne peut prétendre créer une démocratie en s’attaquant directement à ce qui est au cœur des systèmes démocratiques : le processus électoral et la liberté d’expression. Nous ne pouvons donc attendre d’un bébé Gnass qu’il transforme du jour au lendemain notre pays en un havre de démocratie. Tel père, tel fils.
Apres 40 ans d’un système anachronique, usé et épuisé où tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’un seul homme, après plus d’une décennie de lutte de libération, nous constatons avec amertume que notre processus de démocratisation n’a pas avancé d’un iota. Nous devons donc admettre que nous sommes maintenant arrivés à la fin d’un cycle. Nous avons épuisé toutes les voies transactionnelles. Personne ne peut contester que nous avons participé avec la plus grande loyauté à toutes les tentatives pacifiques susceptibles d’instaurer la démocratie sur la terre de nos aïeux. Malheureusement pour notre pays, tous les engagements pris après une kyrielle d’accords étaient honteusement reniés par Gnass père et maintenant par bébé Gnass qui va jusqu’à contester un rapport des Nations Unies. Tel père, tel fils. Au nom de quoi aurait-on l’obligation de s’asseoir bien sagement au tour d’une table pour encore entendre des sornettes du représentant d’un gouvernement qui truande les élections, érige les manœuvres dilatoires et le reniement de la parole donnée en mode de gestion politique. Quant à l’idée d’un éventuel partage du pouvoir avec bébé Gnass, c’est une alternative imaginaire qui ne correspond à aucune réalité politique susceptible de sortir notre pays de l’ornière. Ne nous leurrons pas un génocidaire héréditaire ne peut jamais instaurer la démocratie au Togo. Il est clair aujourd’hui qu’avec ce gouvernement, il ne faut plus demander à discuter, il faut imposer la discussion.

Plusieurs options s’offrent aux peuples qui décident de mener à terme une lutte de libération. Le choix de l’option est lié à l’acuité de résistance de l’oppresseur. Mais, la dernière option, celle qu’on adopte après épuisement de toutes les autres, consiste à utiliser les mêmes moyens que l’oppresseur. Les dictateurs ont toujours fondé leur pouvoir sur la force et, c’est par la force qu’on leur arrache leur pouvoir. Nous devons tous nous reprendre y compris nos frères d’armes. La force doit rester au peuple. Les peuples ont toujours été libérés avec la foi, le courage, l’engagement et la détermination. Il doit en être de même pour le peuple Togolais.
Gardons quand même en mémoire qu’un mal qui n’est pas vaincu par l’amour, succombe au mal.

De gré ou de force pour le bien être du peuple Togolais, bébé Gnass doit déguerpir.

Préparons nous pour passer tous ensemble aux actes et en finir une fois pour toutes.

Trop, c’est trop, finissons !

Ablodé !

Etats Unis d’Amerique, 9 octobre 2005
Elliott Ohin.

 

© Copyright Elliott OHIN

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