Bangui

Coup d’Etat en Centrafrique

par RFI (France) , le 16 mars 2003, publié sur ufctogo.com

 

Les rebelles centrafricains ont attaqué Bangui, samedi en fin d’après-midi, et se sont emparés du palais présidentiel, de l’aéroport et des batiments de la radio-télévision. Selon les premières informations en provenance de Bangui, la prise de contrôle de la capitale par les rebelles du général Bozizé a été accompagnée de pillages. Le président Patassé, de retour d’un sommet au Niger, n’a pas donc pas pu atterrir à Bangui et son avion a été dérouté sur le Cameroun ou il s’est réfugié.

Selon l’AFP, il régnait ce dimanche matin un calme relatif dans la capitale centrafricaine après sa prise de contrôle, samedi soir, par les éléments de l’ancien chef d’état-major entré en rébellion, le général François Bozizé. Ses hommes se sont emparés des principaux points stratégiques de Bangui et contrôlent notamment le palais présidentiel, l’aéroport et les bâtiments de la télévision et de la radio, qui a repris ses émissions dimanche matin en diffusant de la musique militaire.

De retour samedi soir du sommet de Niamey, le président Patassé n’a pas pu atterrir à Bangui en raison des événements. Son avion a essuyé des tirs rebelles alors qu’il tentait de se poser et le vol a donc été dérouté sur Yaoundé où le chef de l’Etat est réfugié en compagnie de son épouse et des membres de la délégation centrafricaine.

Malgré les appels au calme lancés par les assaillants, la nuit a été marquée par des pillages. Quelques tirs sporadiques étaient toujours perceptibles dimanche matin. Il y aurait eu des victimes, mais aucun bilan n’a encore été publié.

Le régime d’Ange-Félix Patassé n’a pas reçu, à cette occasion, le soutien des miliciens congolais et mercenaires du Mouvement de libération du Congo, de Jean-Pierre Bemba. La direction du MLC explique que l’assaut des rebelles est survenu au moment où les derniers miliciens congolais quittaient le territoire centrafricain. Selon Jean-Pierre Bemba, « deux mille éléments tchadiens ont traversé la frontière Tchad-Centrafrique il y a quatre jours pour prendre la route Bozoum-Bossambele-Bangui ».

La présidence (congolaise) de la communauté sous-régionale CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale), impliquée politiquement et militairement dans le recherche d’une solution en Centrafrique, a publié un communiqué pour exiger un cessez-le-feu. A Paris, un communiqué du ministère des Affaires étrangères rappelle que la France condamne toute tentative armée pour renverser un chef d’Etat légitimement élu et affirme que « seule une solution politique permettra de sortir de la crise ».

Les centrafricains attendent, dans la journée, une déclaration des autorités rebelles. Sur RFI, le porte-parole des rebelles, Parfait Mbaye, a déclaré que son mouvement souhaité l’instauration d’une « transition collective » et qualifié le chef de la rébellion de « président Bozizé ».

Georges ABOU - RFI

 

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