Abidjan/Paris

Côte d’Ivoire, la France tire sur des manifestants : 30 morts, 100 blessés

par Télévision Suisse Romande , le 7 novembre 2004, publié sur ufctogo.com

 

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Paris annonce l’envoi de renforts. [TSR]

Face aux manifestants qui cherchaient à atteindre l’aéroport de la capitale économique de la Côte d’Ivoire, les forces françaises ont engagé des hélicoptères qui ont procédé à des tirs. Vers 04h00, la foule a commencé à regagner ses quartiers, tout en profitant du reflux progressif pour piller des maisons d’Européens, selon des témoins cités par l’afp.

La situation s’est enflammée au cours des derniers jours en Côte d’Ivoire. Le dispositif militaires français, baptisé "Licorne", a riposté samedi à un bombardement gouvernemental de son cantonnement à Bouaké (centre), qui a fait neuf morts et une trentaine de blessés dans les rangs militaires français. Un civil américain figure également parmi les victimes.
L’ONU condamne les frappes françaises
Réuni en urgence à New York, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté samedi soir une déclaration condamnant l’attaque des forces françaises. Il a "exigé de l’ensemble des parties ivoiriennes la cessation immédiate de toutes les opérations militaires et le respect complet du cessez-le-feu".

Paris, qui dispose de 4000 hommes en Côte d’Ivoire aux côtés d’une force de l’ONU de plus de 6000 hommes, a annoncé l’envoi de 300 hommes supplémentaires pour assurer la sécurité de ses ressortissants, alors que les violences antifrançaises se multiplient, notamment à Abidjan.

UPDATE ATS, le 7 novembre 2004 à 10:31

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly, a affirmé dans la matinée qu’une "trentaine" d’Ivoiriens avaient été tués par l’armée française. Une centaine de personnes ont été blessées, a-t-il ajouté.

"La situation à Abidjan et Yamoussoukro, c’est plus d’une trentaine de morts occasionnés par l’armée française avec plus d’une centaines de blessés, des gens aux mains nues pour payer le prix du sang des neuf soldats français tués", a déclaré M. Koulibaly. Il s’exprimait sur les ondes de France Inter.

Neuf soldats français ont été tués samedi et une trentaine blessés à Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire) par un bombardement des forces armées ivoiriennes.

Des renforts français sont attendus en Côte d’Ivoire après une nuit de violence où l’armée française a contenu des milliers de manifestants qui cherchaient, dimanche à l’aube, à "reprendre" l’aéroport d’Abidjan, contrôlé par les militaires français.

tsr.ch avec les agences - Visiter le site

 

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