Compte rendu

Conférence-débat : Droits de l’homme, bonne gouvernance et impunité en Afrique

par CASATA-Belgique , le 25 janvier 2009, publié sur ufctogo.com
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Prévu pour 13 heures, la conférence a débuté avec une heure de retard. Minute de silence pour tous nos héros et martyrs africains, prière pour la paix des évêques du Togo, hymne nationaux du Togo et du Congo, deux pays emblématiques d’assassinat des pères de l’indépendance, Sylvanus Olympio et Patrice Lumumba.

En introduction, Mouta W. M. Gligli-Amorin, initiateur de ladite conférence a brièvement brossé le sombre tableau des droits de l’homme, de la bonne gouvernance et de l’impunité systématiques en Afrique Noire depuis les indépendances très tôt confisquées dans toute l’Afrique progressiste naissante, du Golfe de Guinée au centre de l’Afrique, avant de présenter le premier intervenant, Yannick Bigah, militant des droits de l’homme, activiste contre la torture au Togo, pour le premier thème relatif à l’impunité et les droits de l’homme au Togo.

Souligons qu’ avant de donner la parole à Yannick Bigah, Maurice Gligli-Amorin a salué la mémoire de l’intrépide militante, soldat du peuple,veuve Marthe Moumié, violentée puis assassinée au Cameroun tout récemment à l’âge de 78 ans.
Dans son exposé Yannick Bigah, a montré qu’ en dépit des lifts et des re-lift en trompe-œil auxquels on assiste au Togo, il va toujours de soi que l’impunité reste une réalité tangible et durable au Togo aussi bien sous Eyadéma hier que Faure aujourd’hui.
Pour Yannick Bigah, au nombre des nombreux crimes restés impunis, on peut citer entre autres, l’attentat de Soudou, les massacres du jardin Fréau, les tueries de la lagune de Bè, l’assassinat de Tavio Amorin, les massacres et assassinats extrajudiciaires suite au décès d’Eyadéma et la mascarade d’élections présidentielles qui s’en ont suivi. La plupart de ces crimes n’ont jamais fait l’objet d’investigations et quand même il y a en une à l’instar de l’attentat de Soudou, les présumés coupables et commanditaires ne sont jamais traduits devant les tribunaux. Cet état de fait traduit le manque de volonté politique au Togo de la part des tenants du pouvoir de mettre fin à l’impunité.
Pour les victimes et leurs ayant droits, que reste-t-il donc à faire ? Ne surtout pas se décourager car la lutte contre l’impunité est une œuvre de longue haleine qui mérite d’être poursuivie aussi longtemps que survivront les présumés coupables et leurs commanditaires. Yannick Bigah a alors invité les victimes et leurs ayant droits à se faire connaître de plus en plus des organisations de défense des droits humains qui se sont constituées à cet effet aussi bien au Togo qu’à l’étranger pour les aider à déposer des plaintes auprès des juridictions compétentes (justice togolaise, tribunaux occidentaux dans le cadre des lois de compétences universelles, etc.)

L’intervention de Yannick Bigah a été suivie de celle de Mouta W. M. Gligli-Amorin relative aux échéances électorales de 2010 au Togo.

Dans un tableau établi pour l’occasion en vue d’illustrer son exposé, Mouta W. M. Gligli-Amorin a dans un premier temps montré les forces en présence : celles de la diaspora et celles sur le terrain au Togo.L’orateur a indiqué que les forces du changement entendue tout le peuple togolais aspirent à un renversement total de la situation présente caractérisée par la précarité, la misère ambiante, les nombreux de chaque jour, le blocage des salaires ; les violations massives des droits des personnes.

Dans son analyse, Mouta W. M. Gligli-Amorin a évoqué les erreurs du passé, c’est-à-dire que les victoires électorales qui n’ont jamais été réclamées ont fait le jeu de la dicature.il a émis que le candidat historique de l’opposition s’adressent à toutes les forces du changement aux candidats à l’élection présidentielle de 2010 afin qu’ensemble ils prennent les dispositions de tous ordres pour que 2010 soit la fin de la tyrannie et que le Togo , tout comme ses voisins, reprennent la voie de la démocratie, du progrès social, de la justice pour tous, gage du développement. Enfin, l’orateur, s’est ravisé par rapport à l’intitulé de son exposé :Togo, échéance présidentielle de 2010.Chaos ou Changement ?Selon lui, optimiste, il a déclaré que le Togo ne connaitra pas le chaos en se basant sur les multiples provocations des tenants de la dictature visant à amener les togolais à s’entretuer.

Un long et riche débat animé par Oléla Généro du FLNC-RDC ; Congo a permis aux participants d’avoir une idée sur la situation politique du Congo et les véritables enjeux de l’élection présidentielle car 2010 reste une année décisive dans l’histoire des peuples du TOGO. Les togolais sont prêts mais les généraux c’est-à-dire ceux qui se disent opposants et éventuels candidats sauront ils à même de résister face aux chars, et aux intimidations ?

Inoua Kodomalo (CASATA-Belgique)

 

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