Reggae

Concert de Kaya P au profit des enfants du Togo

par DNA Dernières Nouvelles d'Alsace , le 15 mai 2004, publié sur ufctogo.com

En concert ce samedi 15 mai à partir de 20 h à la salle Molodoï de Strasbourg (France), soirée organisée au profit des enfants du Togo.

 

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Kaya P. L’esprit rastafari

Kaya P vit et vibre reggae sans faux-semblant, attaché à ses racines caribéennes et ouvert à d’autres styles musicaux.

Didier Jupiter, alias Kaya P, exhale quelque fragrance mystique et enivrante quand il évoque sa passion pour le reggae. Une présence discrète mais imposante sous des affiches de son idole Anthony B et du mythique Bob Marley.

Le jeune Martiniquais vit en métropole depuis quatre ans. D’abord Paris, « mais c’est une ville de dingues, je m’y sentais perdu parmi les fous ! », puis Strasbourg, pour rejoindre son frère aîné. « L’air y est plus respirable, remarque-t-il, et c’est ici que j’ai pu avoir plein de connections positives ».

Dans la misère et la joie

Le continent ne sera cependant qu’une étape - « le retour aux sources prime toujours ». Quelques rencontres décisives lui ont ouvert les portes du label hip-hop strasbourgeois Les sons d’la rue et permis des collaborations avec des artistes du cru comme Razbool et Meufia. Depuis 2001, son association Les soleils de l’Est organise des soirées thématiques « où on passe des galettes (des 45 tours) reggae et dancehall ». Kaya P manage également seul son Sound System Mi Faya. Sans compter plusieurs concerts régionaux et une collaboration avec Pierpoljak lors de son dernier passage à la Laiterie de Strasbourg.
Et il fut du dernier festival des Artefacts, qu’il vécut comme un véritable tremplin, « un coup de pouce du destin », ajoute-t-il, exalté. Prophète, Kaya P ? Non, seul un mysticisme discret enveloppe son propos. Une grande humilité aussi. Le souvenir de la misère à Fort-de-France, « une misère joyeuse avec le zouk et les bonnes vibes de Capleton, qui jamais ne côtoya la misère morale ».

Il raconte sa foi, sa découverte de l’esprit rastafari et les récits de sa grand-mère sur les peuples esclaves. « Le début de ta foi, c’est lorsqu’aucun rasoir ne touche ton crâne ou ton visage ». La genèse du rite rasta et des dreadlocks, mais aussi le culte messianique du négus Hailé Sélassié, « le roi des rois, l’élu de Dieu », devenu figure de proue des pays opprimés et de l’Afrique en particulier. Kaya P s’inspire de cette figure emblématique et de son histoire. Il transpose le tout au quotidien, sans violence, à coups de plume et avec une force tranquille.

Alexis Fricker

En concert ce samedi 15 mai à partir de 20 h à la salle Molodoï de Strasbourg, soirée organisée au profit des enfants du Togo. Tél : 03 88 22 10 07. Le 26 juin à 21 h au Noumatrouff à Mulhouse. Tél : 03 89 32 94 10.

 

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