Diaspora

Compte rendu de la rencontre du Président de l’UFC avec ses compatriotes des USA

par UFC USA , le 2 janvier 2006, publié sur ufctogo.com

Plus de 300 personnes dont certaines sont venues du Canada ont pris d’assaut le salon 1,2,3 de l’hôtel Hilton de la région de Washington.
Cet important évènement a débuté à 13 heures avant même l’arrivée du Président de l’UFC dans la salle par une présentation succincte de la biographie du leader de l’UFC par M. Placide Da Silva, représentant de l’UFC en Californie.

 

C’est vers 14 heures que M. Olympio fit son entrée dans une salle en allégresse qui lui réserva un accueil plus que chaleureux. Apres une courte prière de circonstance suivie d’une minute de silence en mémoire de nos nombreux vaillants compatriotes disparus, la salle tout entière entama en cœur l’hymne national. Aussitôt après, M. Koassi Apenou, représentant de l’UFC dans la région de Washington adressa un mot de bienvenue et de remerciements aux nombreux Togolais qui ont tenu à faire ce déplacement à la veille de Noël.

Ce fut ensuite le tour de M. Elliott Ohin de prendre la parole pour signaler que l’insécurité instaurée et légitimée par un clan qui a pris tout un peuple en otage a contraint beaucoup de Togolais à l’exil mais, le rôle de l’UFC à l’étranger ne peut et ne doit se limiter à assister uniquement nos compatriotes dans l’obtention de leur titre de résidant dans nos pays hôtes respectifs. Car, d’après lui si cela était le cas, l’UFC s’écartera malheureusement de son objectif premier qui est l’instauration d’une vraie démocratie pour la sécurité et le bien être de tous les Togolais. Ceci devrait éviter aux Togolais notamment la jeunesse, fer de lance de notre Nation de prendre le chemin de l’exil. M. Ohin a conclu en disant que même loin de notre pays, nous devons prendre part à la lutte de libération que mène notre peuple et ceci par tous les moyens.

M. Olympio a alors pris la parole en manifestant sa joie d’être parmi ses compatriotes tout en les remerciant pour leur accueil et profitant de l’occasion pour leur souhaiter un joyeux Noël. Dans son liminaire au débat, le Président de l’UFC a retracé rapidement les faits survenus après la mort du vieux dictateur jusqu’à l’élection frauduleuse et l’accaparement du pouvoir par la force par le fils du dictateur. ( cf. le texte de M. Olympio)

Ensuite, la parole fut donnée à l’auditoire pour la séance des questions/reponses. Dans une ambiance solennelle et sereine M. Olympio a répondu avec sa franchise habituelle à toutes les questions sans détours. Il est à signaler que les réponses à la plupart des questions se trouvaient dans le liminaire lu par le Président de l’UFC. Aux nombreuses questions tournant autour d’une éventuelle lutte armée, M. Olympio à fait comprendre à l’auditoire qu’il est un responsable politique et non un chef de guerre.

Le Togo appartient à tous ses fils et les jeunes doivent aussi assumer leur responsabilité dans cette lutte de libération qui n’a que trop durée. A la question portant sur le choix du candidat à la dernière élection présidentielle, le Président de l’UFC a fait comprendre que le régime illégitime en place à utiliser des subterfuges pour l’écarter et exclure certains membres de son parti à se porter candidat. Les lois scélérates mises en place en tripatouillant notre constitution, celle interdisant les non résidants d’au moins une année sur le sol national et celle frappant les Togolais ayant une double nationalité.

A ceux qui ont mis en doute la pluralité de son parti, M. Olympio a affirmé que son parti est réellement l’un des seuls au Togo à avoir une assise nationale et que le bureau national de l’UFC est composé de Togolais sans aucune exclusion ethnique ni régionale. L’UFC est le parti des vrais nationalistes, implanté sur tout le territoire. Sur ce sujet, un point est à mettre en exergue dans cette rencontre de Washington, la présence des Togolais de tous bords et de toutes les régions. Ce qui montre que les Togolais de conviction différente peuvent se parler sans heurt. Sur l’unité de l’opposition, M. Olympio a fait un distango entre les partis de l’opposition. Ceux qui se disent de l’opposition et se retrouvent dans ce gouvernement de fait et ceux qui aspirent à un vrai changement. Une concertation existe entre ces derniers partis qui agissent pour l’aboutissement heureux d’une seule et même cause, l’instauration d’une vraie démocratie sur la terre de nos aïeux.

Le succès de cette rencontre est à mettre à l’actif de M. Olympio qui a su répondre à toutes les questions qui lui sont posées sans ambages. Le meeting a pris fin après une serie de prises de vue en compagnie du Président de l’UFC qui a ensuite donné une interview à la chaîne 19, télévision de la région de Washington qui avait d’ailleurs couvert tout le meeting.

ALLOCUTION PRONONCEE PAR GILCHRIST OLYMPIO

WASHINGTON LE 24 DECEMBRE 2005

Mesdames, Messieurs, Chers Compatriotes,

Il m’est particulièrement agréable d’être aujourd’hui à Washington avec vous, Togolais et amis du Togo vivant aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada, pour examiner les problèmes politiques actuels auxquels le Togo se trouve confronté et en rechercher des solutions justes et durables qui permettront de sortir d’une crise politique aux conséquences socio-économiques désastreuses que le Peuple togolais subit depuis quatre décennies.

Avant toute chose, je voudrais féliciter les organisateurs de cette rencontre dont M. Elliot Ohin et son équipe, et vous remercier tous, très sincèrement, d’avoir bien voulu répondre si nombreux à leur invitation, sachant de plus que bon nombre d’entre vous sont venus de loin. Je ne doute pas que de nos débats sortiront des propositions constructives à la mesure de votre détermination à voir se réaliser, au plus tôt, le changement auquel tout le Peuple togolais aspire.

Notre rencontre de Washington aujourd’hui fait suite à celle que j’ai eue à Paris le 22 Octobre dernier avec la Diaspora togolaise en Europe. La presse togolaise et étrangère s’en est largement fait l’écho. Et les réactions venues de partout indiquent clairement qu’il est nécessaire d’informer régulièrement nos compatriotes et de solliciter leurs avis sur les nouvelles orientations à donner à notre action politique. Nous devons nous en féliciter car il faut aller à la recherche de la vérité pour rapprocher les Togolais.

Une analyse objective de la situation politique au Togo montre qu’il n’y a pas eu de changement depuis la mort du dictateur Eyadéma le 5 Février 2005. En effet, après l’installation de Faure Gnassingbé au pouvoir dans un bain de sang, avec près d’un millier de morts, plus de 4.500 blessés et 40.000 réfugiés, on ne pouvait s’attendre à ce que la dictature militaire réduise ses pressions sur les autorités politiques civiles ainsi que son interférence dans les affaires économiques. Il était illusoire de penser que les droits de l’Homme et les libertés publiques allaient être rétablis et respectés, que la sécurité des populations civiles serait restaurée et garantie, et que le pouvoir de fait manifesterait une volonté réelle de réforme des Institutions républicaines afin de les rendre démocratiques et ouvertes à de prochaines batailles électorales libres et équitables.

Néanmoins, et bien que profondément affectée par l’injuste épreuve de l’élection présidentielle du 24 Avril 2005, l’opposition démocratique a fait preuve d’ouverture vers le pouvoir en place. Une Plateforme d’organisation et de l’exercice partagé du pouvoir, élaborée par l’ADDI, le CAR, la CDPA, l’UDS-Togo et l’UFC, a été soumise au Chef de l’Etat qui l’a jugée contraire aux dispositions d’une Constitution tant de fois tripatouillée et tant de fois violée par le régime en place lui-même. M. Faure Gnassingbé a préféré désigner un Premier ministre qui n’est pas issu des rangs de l’opposition démocratique. La cohésion de l’opposition démocratique a été mise à mal par cette péripétie et la voie des solutions communes semble être abandonnée.

Nous poursuivons quant à nous sans relâche, les efforts de persuasion nécessaires, en nourrissant l’espoir que dans l’intérêt bien compris de nos populations militantes, notre coalition finirait par revenir à la voie des actions communes.
La situation actuelle résulte de la gestion étrange et incompréhensible du dossier togolais par la communauté internationale après la démission de M. Faure Gnassingbé le 25 février 2005.

Force est malheureusement de reconnaître que l’Union Africaine et la CEDEAO, deux organisations intergouvernementales africaines qui s’étaient arrogées un rôle d’arbitre dans la crise togolaise, n’ont pas joué la carte de l’impartialité et du respect des principes de la démocratie. Ce faisant, elles ont entraîné dans leur sillage certaines organisations internationales et des Etats qui, complaisamment, s’étaient rangés sur leur position. Ainsi, après avoir crié au scandale quand le fils du dictateur s’est fait grossièrement introniser par l’armée en violation de la Constitution en vigueur, ils ont délibérément fermé les yeux sur les violences inhumaines et les fraudes massives et flagrantes qui ont marqué l’élection présidentielle du 24 Avril 2005 et reconnu la validité de celle-ci.

L’échec du mini Sommet d’Abuja le 19 Mai 2005 n’est que la conséquence logique de l’attitude regrettable des deux organisations africaines, ou tout au moins de leurs Présidents en exercice. A cette réunion, il était demandé aux partis de la Coalition de l’opposition démocratique de se joindre sans condition au gouvernement qu’allait former le nouveau Chef d’Etat, Faure Gnassingbé. Cette demande a été déclinée pour la bonne raison qu’aucune des préoccupations de la Coalition n’était prise en compte dans les Conclusions de la réunion. Et pourtant ces préoccupations avaient été inspirées et dictées formellement par le Président en exercice de l’Union Africaine, le Président Obasanjo, d’entente avec le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, pour constituer les points de l’ordre du jour du mini Sommet d’Abuja. Il s’agissait :

- d’instituer une période de transition après l’élection présidentielle ;
- de nommer un gouvernement transitoire d’union nationale ;
- d’ouvrir un Dialogue national pour préparer un Accord sur l’organisation de nouvelles élections présidentielles et législatives qui créeront une nouvelle ère politique démocratique ;
- de mettre en place un Conseil national de sécurité qui procèdera à la réforme de l’armée et à l’établissement des garanties de sécurité des populations civiles togolaises.

Pour l’UFC, il ne saurait être question de poursuivre le dialogue sous l’égide de gouvernements qui de toute évidence ont des intérêts liés avec le régime togolais et le nouveau pouvoir en place au Togo. Il ne saurait être question non plus pour un parti de masse comme le nôtre d’abandonner le Peuple togolais dans cette phase difficile de sa lutte et encore moins de l’y engager par la voie de la violence.

Du moment où l’UFC a clairement opté pour le dialogue et qu’il s’agit essentiellement pour elle d’œuvrer à la réforme des Institutions de la République sans pour autant reconnaître une quelconque légitimité au pouvoir actuel et encore moins solliciter des positions dans l’appareil de l’Etat, elle peut s’engager dans la négociation de certains points pertinents initialement proposés pour le mini Sommet d’Abuja. Voilà pourquoi nous avons accepté l’initiative de la Communauté de Sant’Egidio qui n’a aucun intérêt politique ou économique à défendre auprès du pouvoir en place au Togo.

La Communauté de Sant’Egidio, organisation non gouvernementale de chrétiens laïcs basée à Rome et oeuvrant pour la réconciliation et la paix entre les Peuples a bien voulu adopter la cause du Togo. Elle était déjà intervenue pour que M. Eyadema Gnassingbé me délivre un passeport togolais.

Ainsi a-t-elle réussi à organiser une rencontre entre, le chef de l’Etat autoproclamé, Faure Gnassingbé et moi-même au Siège de la Communauté le 21 Juillet 2005. J’ai demandé à cette rencontre que cesse d’abord toute violence, que le gouvernement libère tous les prisonniers politiques dont la liste lui sera fournie par l’opposition et crée le climat de confiance nécessaire au retour des réfugiés.

Une seconde rencontre a eu lieu entre une délégation de l’UFC et une délégation du pouvoir du 7 au 9 Novembre 2005 à Rome où des discussions approfondies ont été menées sur la sécurité des populations civiles ; la réforme de l’armée togolaise ; et la réforme des autres institutions de la République.. Nombreux sont les commentaires à la fois favorables et défavorables que nous avons reçus sur ces rencontres. Peut-être pouvons-nous nous tromper mais nous ne tromperons pas l’histoire.

Le bien fondé des rencontres à la Communauté de Sant’Egidio réside dans le fait que ces rencontres offrent l’occasion d’aborder directement et sans ambages, les questions sur lesquelles il existe à l’heure actuelle une divergence plus ou moins profonde entre le pouvoir et nous.

Il en va ainsi des questions liées aux différents rapports établis sur les événements de la dernière période électorale et et qui ont trait à :
- la responsabilité des forces de sécurité qui ont recours à une violence d’autant plus excessive qu’elles sont assurées d’une impunité totale garantie par le pouvoir ;
- la nécessité d’une réconciliation nationale fondée sur les principes de vérité, de justice et de paix ;
- la révision de la Constitution et un Accord sur les voies et moyens de l’organisation des prochaines élections présidentielles, législatives et locales ;
- et la réforme en profondeur de l’armée sous la supervision des Nations Unies.

Par ailleurs ces rencontres peuvent contribuer à la réussite du Dialogue national prévu dans les 22 Engagements pris par le gouvernement togolais vis-à-vis de l’Union Européenne dans la mesure où elles pourront déblayer le terrain sur les problèmes épineux tels que la réforme de l’armée et les réformes institutionnelles..

Pour l’heure, l’événement politique majeur au Togo concerne justement l’organisation du Dialogue national.

Après plusieurs mois de tergiversations, les autorités de fait ont décidé de relancer le dialogue national prévu à l’engagement 1.1 des 22 engagements pris à Bruxelles le 14 avril 2004. Le 18 novembre 2005, a eu lieu une cérémonie d’ouverture solennelle à l’issue de laquelle, a été remis aux acteurs impliqués dans ce dialogue, un document intitulé « Mémorandum Introductif ». Les autorités ont sollicité, sous huitaine, une réaction sur le contenu de ce document.

Dans ses observations et propositions adressées aux autorités, l’UFC a réitéré la nécessité d’une bonne préparation du dialogue sous l’égide d’un Médiateur crédible et a rappelé que le but de ce dialogue est de discuter des questions d’intérêt national visées ou non par les 22 engagements, mais dont le règlement est nécessaire à l’apaisement du climat politique et à l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays.

C’est dire que par delà les 22 engagements, le dialogue doit résoudre les graves problèmes qu’entraîne le refus systématique de l’alternance politique au Togo, notamment :

- l’insécurité que vivent au quotidien les populations civiles ;
- l’immixtion permanente et sanglante de l’armée dans le débat politique ;
- l’instrumentalisation des institutions de la République à des fins politiques.

Pour l’UFC, ce dialogue devra donc permettre :

- de restaurer la vocation républicaine de l’armée nationale ;
- de régler le contentieux électoral né de l’élection présidentielle calamiteuse du 24 Avril 2005 ;
- d’apaiser le climat politique ;
- de mettre fin au déni de démocratie et d’instaurer l’Etat de droit au Togo.

Le document remis aux autorités par l’UFC développe tous ces points en mettant un accent particulier sur la question de l’impunité et celle du retour et de la réinsertion des réfugiés et des personnes déplacées mais il souligne également et à juste titre :

- l’indispensable restauration de la vocation républicaine de l’armée qui exige une réforme profonde et valorisante des forces armées et de sécurité nationales, avec le concours effectif et actif de la communauté internationale, notamment, l’ONU et l’UE,
- et l’incontournable réforme du cadre électoral et des autres institutions de la République,

deux exigences sans lesquelles il ne saurait y avoir d’élections crédibles, transparentes, équitables et démocratiques au Togo.

Les préoccupations ainsi exprimées par l’UFC sont celles des populations togolaises et leur pertinence aussi bien que leur primauté sur certains autres aspects de la crise actuelle méritent d’être partagées par l’ensemble de l’opposition démocratique.

A cet égard, je puis me féliciter de ce que toute l’opposition démocratique accorde la même importance et la même priorité à la nécessité de mettre un terme à l’impunité dans notre pays en identifiant et en traduisant devant les tribunaux pour y être jugés conformément à la loi, les auteurs, les commanditaires et les complices des massacres et autres actes de violence perpétrés contre les populations togolaises, à la mort du général Eyadema et au cours de la période électorale qui a suivi.

Par contre, des divergences apparaissent sur le caractère prééminent de la question de l’armée dont l’UFC réclame le démarrage du processus de réformes avant l’organisation de toute nouvelle élection. En effet, certains de nos partenaires considèrent plutôt, que la réforme de l’armée ne devait être envisagée qu’après les élections législatives...

Aujourd’hui, après les évènements survenus depuis le 5 Février 2005 avec une énième intervention intempestive et sanglante des forces armées togolaises dans la vie politique de notre pays, devons-nous foncer tête baisée vers de nouvelles consultations électorales sans autre garantie de sécurité et de transparence que des déclarations de bonnes intentions ?

L’UFC dit non. Nous ne le pouvons. Nous ne le devons. Il n’est pas concevable de se précipiter une fois encore à des élections, sans prendre des précautions adéquates, au risque de livrer les populations aux mains nues à la violence d’une armée non restructurée en profondeur.

Par ailleurs, toute concertation au sein de la coalition est devenue impossible, certains de nos amis subordonnant désormais les actions communes à la signature préalable d’une alliance électorale en vue des prochaines élections législatives qui, manifestement et malheureusement, ne sont encore qu’à un stade de spéculations au demeurant prématurées et vaines.

Ainsi une proposition de l’UFC en Octobre dernier pour redémarrer la mobilisation populaire (à la suite du rapport de la mission d’établissement des faits de l’ONU et avant la reprise du dialogue national) par l’organisation d’offices religieux par la coalition en mémoire des victimes de la répression de la période électorale, n’a pas abouti parce qu’elle s’est heurtée à ce préalable d’alliance électorale avant toute action commune.

Comme vous pouvez le constater, ces divergences risquent de nous conduire au dialogue sans une entente minimale sur l’ensemble des vrais problèmes auxquels notre pays est confronté.

L’UFC s’est toujours employée à mobiliser ses amis et partenaires de l’opposition démocratique, autour d’un engagement concerté, solide et crédible pour faire aboutir les aspirations profondes et légitimes du Peuple togolais en ce qui concerne ces vrais problèmes à savoir :

- l’impunité ;
- la réforme de l’armée ;
- la réforme du cadre électoral « en partant de l’Accord-cadre de Lomé » ;
- la réforme des autres institutions ;
- l’alternance politique ;
- l’organisation d’élections générales libres, transparentes et démocratiques.

L’UFC s’emploie également à appeler l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les dangers qu’il y a à se précipiter dans le gouvernement formé par les autorités de fait, sans un accord politique préalable sur une plate forme minima avec le RPT. En effet, après les expériences calamiteuses du passé, notamment celles de l’Accord-cadre de Lomé et, surtout, après la mascarade électorale du 24 Avril 2005 et les massacres à grande échelle qui ont parsemé toute la période électorale, il devenait plus que jamais impérieux de redoubler de fermeté à l’égard du despotisme, et de mobiliser contre l’imposture, toutes les pressions tant au plan interne qu’au plan externe, pour obtenir cet accord politique.

Je puis vous assurer qu’en tout état de cause, l’Union des Forces de Changement entend prendre part à ce dialogue, dans un esprit d’ouverture et de consensus tout en restant fermement attachée aux aspirations profondes et légitimes du Peuple togolais épris de paix, de liberté et de justice.

Mesdames, Messieurs, Chers Compatriotes,

Au seuil de l’année 2006, je ne saurai terminer cette introduction sans vous exprimer, à vous tous et à vos familles, mes vœux les plus sincères de santé et de prospérité, mais aussi de courage et de persévérance dans notre lutte commune pour un meilleur devenir de notre chère patrie le Togo.

Je saisis cette occasion pour saluer une fois encore la puissante mobilisation de la diaspora togolaise, en particulier celle des Amériques, dont les contributions financières et les diverses manifestations militantes témoignent de la détermination de tous à en finir avec le régime despote et le système politique rétrograde encore aux commandes dans notre pays.

Au moment où la terre de nos aïeux, poignardée, torturée, fusillée semble livrée à elle-même, abandonnée à son triste sort, puisse cette détermination, qui anime tous les togolais de la mère patrie comme de la diaspora, se renforcer et se consolider davantage, afin qu’ensemble nous œuvrions à libérer, à rebâtir et à léguer en héritage à nos enfants et à nos petits enfants, ce pays modèle qui était le rêve de nos parents et grands-parents, ce pays qu’une plume d’inspiration divine a nommé « l’Or de l’Humanité ». God bless you all.
Vive le Togo !

Ablodé ! Ablodé ! Ablodé Gbadja !

Je vous remercie.

 

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