Dialogue national

Communiqué de presse sur le dialogue national et la médiation Sant’Egidio

par UFC , le 7 mars 2006, publié sur ufctogo.com

L’annonce par les média nationaux et internationaux de l’imminence d’une nouvelle rencontre UFC/RPT a fourni à certains partis politiques l’occasion de publier des communiqués dans lesquels ils tentent de rendre l’UFC coresponsable du non démarrage du dialogue national, faisant ainsi fi de la stratégie de dilatoire propre au régime RPT. Il revient également à l’UFC que selon la communauté internationale, l’ensemble des acteurs politiques, y compris l’UFC, accepteraient de participer au dialogue sans le concours effectif d’un médiateur. L’UFC estime qu’une clarification s’impose.

 

1- L’UFC est toujours ouverte aux invitations de toute organisation crédible et de bonne foi, désireuse d’apporter sa contribution à un règlement juste et durable de la crise togolaise. Voilà pourquoi elle répond positivement aux invitations de la Communauté de Sant’ Egidio qui a fait ses preuves dans de pareilles crises. L’UFC considère que les rencontres organisées sous les auspices de Sant’ Egidio et le dialogue national attendu, ne sont pas antinomiques. En l’absence de concertation au sein de l’opposition et d’un comité préparatoire que l’opposition a cessé de réclamer depuis longtemps, ces rencontres sont indispensables pour préparer un dialogue qui ne se perde pas dans des préliminaires interminables, et éviter tout blocage préjudiciable.

2- Certains partis considèrent que la seule bonne volonté des participants suffit à permettre la tenue d’un dialogue serein en l’absence d’un médiateur. Au contraire, se fondant sur l’expérience du passé et considérant les drames vécus par les populations pendant la dernière période électorale, drames qui ont exacerbé les tensions tant au sein de la classe politique qu’entre les populations et le pouvoir en place, l’UFC ne peut imaginer qu’un véritable dialogue puisse se dérouler en l’absence d’un médiateur de haute probité morale. L’UFC, en ce qui la concerne, ne prendra pas part à un dialogue sans médiateur.

3- Les incessants tripatouillages des textes auxquels s’est toujours livré le régime RPT à l’approche des élections, n’ont jamais empêché l’opposition de remporter ces élections. Si l’opposition n’est pas au pouvoir, c’est en raison de l’instrumentalisation de l’armée qui procède en permanence, à des coups d’Etat et coups de force pour maintenir le régime RPT au pouvoir. Il est donc évident qu’avant toute élection, le problème fondamental à résoudre au cours du dialogue, avant celui important de « la révision du cadre électoral en partant de l’Accord-cadre de Lomé », c’est la réforme de l’armée. C’est cette seule mesure qui rassurerait les populations désireuses d’aller voter de nouveau.
Si des partis politiques pensent que cette revendication de l’UFC n’est pas nécessaire pour réussir un dialogue véritable, rassurer les populations, si ces partis peuvent ainsi nous amener tous à des élections libres, équitables, transparentes et démocratiques, nous applaudirons le moment venu.

Après les actes ignobles dont se sont rendus responsables les forces de sécurité à la suite du décès de M. Gnassingbé Eyadéma, la politique de l’autruche n’est plus de mise au Togo.

Pour le Bureau National, le 2ème Vice-Président,
Amah Gnassingbé

 

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