Diaspora

Communiqué de la Diastode Canada.

par Diastode , le 22 novembre 2005, publié sur ufctogo.com

 

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La Diastode Canada prend acte du rapport rendu public par la Commission Nationale Spéciale d’Enquête Indépendante (CNSEI) et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) au sujet de la crise survenue au Togo à la suite du décès du général Eyadema et à l’occasion du scrutin présidentiel en vue de désigner son successeur.

La Diastode Canada salue les efforts déployés par ces deux commissions d’enquête pour établir la vérité sur les violences survenues au Togo avant et après le scrutin présidentiel du 26 Avril 2005.

On y découvre la confirmation d’une part, les violations massives de droits de l’homme principalement par les forces de défense et de sécurité du Togo et d’autre part, la collusion entre le RPT et les Forces Armées Togolaises pour organiser et exécuter la répression des populations civiles.

La Diastode constate avec amertume, que les Forces Armées Togolaises sont sorties du cadre de leur mission traditionnelle pour perpétrer un coup d’état le 05 février 2005, participer activement au déroulement des opérations électorales (irruptions dans les bureaux de vote, vols d’urnes,) et réprimer violemment les populations civiles qu’elles sont censées protéger avec des armes de guerre.

La Diastode Canada constate une recrudescence de la violence à l’égard des femmes et des enfants ( viols collectifs et assassinats de bébés de moins de trois mois).
À ce chapitre, nous dénonçons énergiquement cette bassesse et cette lâcheté.

La Diastode Canada constate et déplore le silence entretenu depuis la publication de ces rapports par la CÉDEAO, organisation sous régionale pourtant fort impliquée dans cette crise togolaise.

Afin d’une part, de restaurer la confiance entre les populations et les forces de sécurité et d’autre part de résoudre la crise politique, économique et sociale qui sévit au Togo, des mesures énergiques s’imposent.

Pour ce faire, un dialogue franc et sincère entre les divers protagonistes est une étape incontournable vers la réconciliation et la reconstruction du Togo.
À ce chapitre la Diastode Canada craint que le dialogue tel qu’amorcé récemment dans au Togo sera vain si un minimum de justice n’est pas rendu et si les forces armées Togolaises ne sont pas directement associées au dialogue.

Pour faire suite aux constats précédents et eu égard à l’intensité crise, Diastode Canada recommande :

-  Que les forces armées Togolaises regagnent les casernes et ne soient plus associées aux missions de maintien de l’ordre sous la forme que nous venons de connaître.

-  Que les responsables du gouvernement d’alors notamment le Président El hadj Abass Bonfoh, le Premier Ministre Koffi Sama, le Ministre de la Sécurité Monsieur Katari Foli Bazi, le Ministre de la Défense le général Assani Tidjani et le Chef d’état major, le général Zakari Nandja donnent leur version des faits, et établissent d’eux même leur part de responsabilité face aux allégations contenus dans les rapports.

-  Que les auteurs présumés de cette barbarie qui sont encore en fonction soient révoqués, le temps que des enquêtes approfondies soient menées et que la justice fasse son travail.

-  Qu’un dialogue sérieux s’ouvre sous l’égide de la communauté internationale (ONU, Union Africaine, Union Européenne, France, USA, Allemagne), dialogue auquel prendra part l’ensemble des forces vives du pays, incluant l’armée et la diaspora, pour examiner les problèmes du pays et afin de leur trouver des solutions globales ;

-  Ce dialogue devrait aboutir à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour diriger une transition qui nous mènera aux élections législatives, municipales et présidentielles.

-  Que le gouvernement en place s’organise pour faire débloquer et verser à l’UNHCR, le montant d’un million de dollars nécessaire pour venir en aide aux réfugiés et trouve les ressources nécessaires pour permettre une vie décente à nos compatriotes réfugiés, le temps qu’une solution acceptable par toutes les parties soit trouvée pour le problème togolais.

-  Que le gouvernement par les ministères de la santé, des droits de l’homme et le secrétariat chargé des affaires sociales mettent en place une équipe spéciale de médecins et psychologues pour venir en aide aux femmes victimes des violences physiques et sexuelles ainsi qu’aux enfants victimes et témoins des violences politiques.

-  Que la communauté internationale s’implique de façon plus significative dans la crise politique togolaise et accompagne l’ensemble des forces politiques et sociales du Togo dans le processus de dialogue, de réformes et l’ensemble des élections à venir jusqu’en 2010.

Fait à Montréal, 22 novembre 2005.

Séna ALIPUI
Coordinateur de la Diastode Canada
Courriel : diastode.canada diastode.org

 

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