DIALOGUE INTERTOGOLAIS

Communiqué de l’UFC à propos du dialogue à Ouagadougou

par UFC , le 14 février 2006, publié sur ufctogo.com

Depuis quelques jours, les média nationaux et internationaux diffusent l’information selon laquelle le dialogue national se tiendra à Ouagadoudou, capitale du Burkina et se déroulera en l’absence d’un médiateur. Selon ces médias, « l’opposition traditionnelle » aurait accepté de prendre part à ce dialogue dans ces conditions.

Cette information appelle de la part de l’Union des Forces de Changement (UFC) la mise au point suivante :

 

1- L’UFC n’a pas été consultée et, par conséquent, n’a pu donner son accord pour la tenue du dialogue à Ouagadougou, au lieu de Lomé comme attendu. La tenue du dialogue en dehors du Togo, notamment à Ouaga, pour être retenue, devrait être discutée et recueillir le consensus des parties en présence. Elle ne peut être imposée par qui que ce soit. L’UFC, en ce qui la concerne continue de demander que le dialogue se déroule à Lomé.

2- L’UFC a accepté la nomination par le Secrétaire Général des Nations Unies, de M. Lakdar Brahimy comme médiateur dans la crise togolaise. Compte tenu du niveau dramatique atteint par cette crise, avec des massacres de populations pendant la dernière période électorale, massacre reconnu par un rapport de l’ONU, la présence d’un médiateur est indispensable pour le bon déroulement du dialogue. L’UFC ne comprend pas l’information selon laquelle le dialogue se déroulera sans médiateur. La tenue d’un dialogue sans médiateur ne peut être imposée par qui que ce soit.

3- L’UFC voudrait attirer l’attention de la communauté internationale sur l’attitude qui consiste de sa part à toujours chercher à imposer ses points de vue à l’opposition togolaise. L’UFC rappelle qu’après le décès de M. Gnassingbé Eyadéma, la communauté internationale a imposé contre l’avis de l’opposition démocratique, une élection présidentielle, dans le désordre, la précipitation et la fraude dans le seul but de maintenir le régime Gnassingbé au pouvoir par un simulacre d’élection. La communauté internationale porte en conséquence, une lourde part de responsabilité dans le massacre de populations qui a eu lieu après ces élections. Elle devrait tirer leçon de cette expérience et adopter désormais, dans le dossier togolais, une attitude empreinte de prudence, d’objectivité et de sagesse.

Les conditions du déroulement du dialogue doivent être discutées et acceptées par tous avant le démarrage du dialogue. Elles ne peuvent être imposées par qui que ce soit à l’opposition démocratique.
Pour le Bureau National,

Le Secrétaire Général,

Jean-Pierre FABRE

 

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