Décentralisation

Communication de l’UFC sur le plan de décentralisation du gouvernement

par UFC , le 29 mars 2004, publié sur ufctogo.com

En réponse aux exigences profondes de liberté du peuple Togolais, bref de démocratie, Eyadéma propose " un plan de décentralisation". C’est la solution miracle pour régler le problème de l’alternance. Cependant, l’UFC n’entend pas cautionner pareille mascarade politique.

 

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A nos partenaires au développement, nous avons rappelé que :
" le régime togolais étant une dictature, toute décentralisation serait vaine sans démocratisation préalable...Nous avons refuté...la notion de démocratie à la base que constituerait la décentralisation...Nous affirmons qu’il ne peut y avoir de décentralisation sans Etat de droit. Et que la priorité aujourd’hui, c’est d’oeuver pour que le Togo devienne un Etat de droit et un Etat démocratique. Evitons de mettre la charrue avant les boeufs !

Pour l’UFC, cette théorie de la démocratie à la base est une manoeuvre de diversion et de contournement qui s’apparente à l’idée de divisibilité des droits de l’homme.
Ce dont le régime togolais a le plus besoin aujourd’hui pour emprunter le droit chemin, c’est de la fermeté de la communauté internationale. Tout autre comportement de ladite communauté, sera interprétée par le régime togolais comme un signe de faiblesse."
Au ministre de l’intérieur, le Bureau national adresse la correspondance suivante :

Lomé, le 29 mars 2003

A Monsieur Akila-Esso BOKO
Ministre de l’Intérieur,
de la Sécurité et de la Décentralisation

Lomé

Monsieur le Ministre,

Nous avons l’honneur d’accuser bonne réception de votre lettre référence 0598/MISD-SG-DD, en date du 26 mars 2004, par laquelle vous invitez notre parti à prendre part aux travaux « d’un atelier de concertation et de sensibilisation sur le processus de décentralisation », « en vue d’élaborer un programme de consolidation de la décentralisation au Togo. ». Nous vous en remercions.

Cette lettre appelle de notre part, la réponse suivante.

- 1- Pour participer à l’élaboration « d’un programme de consolidation de la décentralisation au Togo », il faut que cette décentralisation existe déjà. Elle n’existe nulle part ! ’

- 2- Nous ne sommes pas opposés à la décentralisation. Au contraire ! Mais, nous avons fait savoir à la mission d’experts Sy/Weiss, chargée de la préparation de cet atelier sur la décentralisation, que dans le contexte actuel, la décentralisation n’est pas une urgence pour notre pays. Ce dont le Togo a besoin, dans l’immédiat, c’est de démocratie et non de décentralisation. Si nous sommes disposés à engager un dialogue franc et sincère avec le régime, nous ne perdons pas pour autant, le sens des priorités.

- 3- La décentralisation a pour préalable, la pratique de l’Etat de Droit. Car, c’est une loi qui régit la décentralisation. Comment mettre en œuvre la décentralisation au Togo quand l’Etat s’estime au dessus de la loi ? Puisque l’Etat bafoue quotidiennement la loi, quelle garantie avons-nous qu’il respectera la loi sur la Décentralisation ? Il ne peut y avoir de décentralisation sans Etat de Droit.

- 4- Le Togo est un Etat d’arbitraire ! Vous détenez depuis le 26 avril 2003, soit depuis près d’un an, le passeport du Président National de l’UFC, M. Gilchrist OLYMPIO, sans aucune raison valable. La Police détient depuis près d’un an, des effets saisis au domicile du Secrétaire Général de l’UFC, lors d’une perquisition opérée sans aucun mandat.

Le passeport et la carte d’identité du Secrétaire Général de l’UFC sont détenus depuis bientôt un an, par le doyen des juges d’instruction. Deux responsables de l’UFC, le Secrétaire Général et le 3éme Vice-Président, sont depuis près d’un an, sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire. Plusieurs de nos jeunes, dont le Président de la Jeunesse des Forces de Changement (JFC), Koffi Aganon, sont en prison depuis environ un an. Les deux présidents fédéraux des préfectures de la Kozah et de l’Oti, Marc Palanga et Nassoro Natchaba sont en prison sans aucun motif valable. Nous pouvons multiplier à l’infini les exemples d’atteintes graves aux droits de l’Homme perpétrés par le régime.

- 5- Votre volonté de concertation, si elle est sincère et dénuée d’arrières pensées, devrait être précédée de mesures d’apaisement destinées à créer un climat de confiance et de sérénité entre nous. Le régime ne peut nous demander de nous associer à une « démarche participative » dans le même temps qu’il nous opprime, nous harcèle et nous dénigre quotidiennement sur les média publics. Le jeudi 25 mars 2004, la Télévision Togolaise (TVT) relayée le lendemain par le quotidien national Togo-Presse, a prétendu rendre compte de réunions organisées par des nervis du régime, réunions au cours desquelles le Président national de l’UFC, M. Gilchrist OLYMPIO, a été traité de terroriste.

L’UFC ne tient pas à s’associer à un subterfuge visant à faire croire à la communauté internationale, à l’approche des consultations de l’Union Européenne avec le Togo, que la démocratie va bientôt commencer « à la base » au Togo. Elle ne participera pas à cet atelier et en a déjà informé les partenaires du Togo dans l’organisation de cet atelier, le PNUD et l’Union Européenne, par un courrier dont elle joint une copie à cette lettre.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Copie à :

- M. l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo.

- M. l’Ambassadeur des USA au Togo

- M.I’Ambassadeur de France au Togo,

- M. le Chef de la Délégation de la Commission de l’UE au Togo

- M. le Représentant.Résident du PNUD au Togo,

- M. le Président du CAR

- M. le Président de la CDPA

- M. le Président de la CPP

- M. le Président de l’ADDI

Pour le Bureau National,

Le Premier Vice-Président

Emmanuel Bob AKITANI

 

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