Droits de l’homme

Commission d’enquête sur les violations graves et répétées des droits de l’homme.

par UFC , le 2 novembre 1999, publié sur ufctogo.com

 

Communiqué de presse

L’Union des Forces de Changement (U.F.C.) apprend ce jour par les médias que le Gouvernement Togolais vient enfin de saisir l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et l’Organisation de l’ Unité Africaine (OUA) de la procédure permettant la constitution de la commission d’enquête, acceptée en juillet dernier par Monsieur Gnassingbé Eyadéma, en vue de procéder à des investigations sur les violations graves et répétées des droits de l’homme, perpétrées en République Togolaise.

L’UFC prend acte avec satisfaction de cette information. L’UFC tient à rappeler, qu’elle-même a réclamé à plusieurs reprises depuis le 5 mai 1999, la mise en place d’une telle commission d’enquête .

L’UFC tient particulièrement à rappeler qu’il ne doit pas s’agir d’enquêter seulement sur des cadavres retrouvés sur les plages de la République du Togo ou de la République du Bénin, mais de procéder à des investigations minutieuses et approfondies sur les très nombreux cas d’atteinte aux droits humains recensés dans le Rapport d’Amnesty International, intitulé : " Togo : Etat de terreur ", rapport rendu public le 5 mai 1999. Le Rapport d’Amnesty reste global et couvre une grande période de temps. Il ne porte pas uniquement sur " des centaines de corps (flottant) en haute mer ", même si ce témoignage reste véridique par ailleurs.

L’ UFC demande qu’un soin particulier soit apporté pour la sélection des personnes qui doivent constituer la commission. Ces personnes doivent être au-dessus de tout soupçon et doivent être capables de résister fermement aux pressions et sollicitations contraires à la haute mission dont elles seront investies.

L’UFC estime à présent qu’il faut agir vite et ne plus perdre de temps.

L’UFC tient à faire savoir aux autorités de l’ ONU et de l’ OUA, qu’au nom des populations togolaises, du Nord au Sud, de l’Est à l’ Ouest, elle reste persuadée de leur sens du devoir et de responsabilité.

L’UFC salue Amnesty International pour son action incessante depuis de très longues années, en faveur de la défense des droits de l’homme en général, et pour son combat contre l’impunité au Togo, en particulier.

En raison de cette impunité, qui remonte jusqu’à l’assassinat le 13 janvier 1963, de Sylvanus OLYMPIO, premier Président de la République démocratiquement élu, les autorités de fait du Togo continuent toujours de violer les droits de l’homme :

- rendant impossible le retour dans leur pays de nombreux exilés, réfugiés politiques et personnes déplacées,
- maintenant en détention de nombreux citoyens pendant de longues années, sans jugement, harcelant, arrêtant arbitrairement, déplaçant tout aussi arbitrairement des fonctionnaires et autres agents de l’Etat,
- etc ...

L’UFC note une concordance d’appréciation entre elle-même et Amnesty International, s’agissant du silence observé sur ce point d’impunité, dans l’ Accord-Cadre de Lomé (ACL) signé le 29 juillet 1999 à l’issue du Dialogue Intertogolais.

L’UFC demeure convaincue que la vraie réconciliation et la paix véritable passent d’abord par le jugement des auteurs des crimes perpétrés et ensuite par la réparation des torts causés.

Fait à Lomé, le 2 Novembre 1999
Pour le Bureau National
Le 1er Vice-Président
Emmanuel AKITANI BOB

 

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