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Circoncision : réduction, mais pas de protection totale !

par Destination Santé , le 17 décembre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Circoncision : réduction, mais pas de protection totale ! :: La répartition de l’aide aux victimes de catastrophes est... catastrophique ! :: Du nouveau du côté des probiotiques ! :: La tuberculose deviendra-t-elle incurable ? :: Vaccins contre le cancer du col : les pays en développement s’impatientent :: Trois maladies et un continent à bout de souffle.

 

Circoncision : réduction, mais pas de protection totale !

La circoncision réduirait de moitié environ le risque d’infection par le VIH. Mais de moitié seulement. C’est la conclusion de 2 travaux américains menés au Kenya et en Ouganda, publiés par l’OMS et différentes institutions des Nations Unies.

Ces résultats confirment ceux d’une étude française menée en Afrique du Sud fin 2005. Et en mars 2004, The Lancet faisait déjà le point sur cette hypothèse. Ce n’est donc pas la première fois que le rôle protecteur de la circoncision est évoqué. Mais de quoi s’agit-il au juste ?

La peau du prépuce contient des cellules facilement accessibles au VIH. L’ôter permettrait donc d’éliminer une des portes d’entrée du virus. Et donc de réduire le risque d’infection. Mais c’est tout !

La circoncision n’assure en aucun cas une protection complète. Comme le rappelle l’OMS, elle ne « doit donc jamais se substituer à d’autres méthodes de prévention, mais toujours s’intégrer à un ensemble de mesures comprenant l’utilisation de préservatifs ». Aujourd’hui dans le monde, plus de 39,5 millions de personnes vivent avec le VIH. Dont les deux tiers en Afrique subsaharienne.

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La répartition de l’aide aux victimes de catastrophes est... catastrophique !

Plus de 17 milliards de dollars, soit 13 milliards d’euros, tel est le montant record de l’aide d’urgence collectée à travers le monde en 2005 ! Dont 14 milliards de dollars pour les victimes du tsunami de décembre 2004. C’est ce qui ressort du Rapport sur les catastrophes dans le monde ».

Réalisé par la Fédération française des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), ce document est publié quelques jours après une étude indonésienne qui dénonce le terrible gâchis généré par l’aide humanitaire. Gâchis de médicaments notamment.

De son côté, l’IFRC met surtout en évidence la répartition pour le moins inégalitaire de l’aide distribuée dans le monde. Ainsi 82% des fonds privés et publics récoltés ont-ils bénéficié aux victimes du tsunami. Concrètement, chaque bénéficiaire a reçu un minimum de 1 241 dollars ». Bien loin des 27 dollars en moyenne, alloués aux victimes de catastrophes au Tchad, en Guyane, en Côte d’Ivoire, au Malawi ou au Niger.

Pour Juan Manuel Suarez del Toro, président de l’IFRC, « de telles disparités sont inacceptables. Il nous faut faire en sorte que l’aide soit distribuée sur la base des seuls besoins, sans être biaisée par des considérations politiques, de sécurité ou médiatiques ».

Pourquoi certaines catastrophes mobilisent-elles l’attention des médias, l’argent des donateurs, les pages des bases de données internationales ? Quelles sont les crises de l’ombre qui restent négligées de tous ? Quel est l’impact humain de cette négligence et surtout, que faire pour y remédier ? Les auteurs du rapport s’interrogent et apportent quelques éléments de réponse.

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Du nouveau du côté des probiotiques !

Selon une étude de l’INSERM, « les probiotiques auraient une forte action anti-douleur au niveau intestinal. Une action similaire à celle de la morphine ». Une découverte d’autant plus intéressante que les probiotiques sont dépourvus d’effets secondaires.

Bifidobactéries, lactobacilles ou levures... Ces probiotiques qui composent la flore intestinale de chacun étaient connus pour protéger contre certaines bactéries pathogènes de l’intestin. Le plus ancien probiotique connu étant le bon vieux yaourt.

Le Pr Pierre Desreumaux et ses collègues de l’Unité INSERM 795 de Lille, viennent donc de découvrir que l’administration orale de Lactobacillus acidophilus chez la souris et le rat, permettait de diminuer la sensation douloureuse au niveau du côlon. « Le bénéfice observé s’est avéré équivalent à celui de la morphine. Associée à de la morphine, la prise de ce probiotique a ainsi permis d’en augmenter l’efficacité de 65%> », souligne l’INSERM.

Dépourvu d’effets indésirables, ce probiotique pourrait être particulièrement indiqué dans les troubles fonctionnels intestinaux rassemblés sous le nom de syndrome de l’intestin irritable. Ce dernier frappe plus d’un Français sur cinq ! « On peut également l’envisager en co-administration avec la morphine pour soulager les douleurs liées à un cancer du côlon ». D’ores et déjà, des essais sont menés aux Etats-Unis sur des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable. A suivre...

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La tuberculose deviendra-t-elle incurable ?

Selon un article publié dans The Lancet, l’émergence de tuberculoses à bacilles multi-résistants et ultra-résistants prendrait la forme d’une véritable épidémie. Un phénomène particulièrement inquiétant.

Mario Raviglione, Directeur du Programme Halte à la Tuberculose à l’OMS, nous a confirmé le caractère « extrêmement préoccupant de la situation. Car nous sommes désormais face à des cas d’ultra-résistance en Afrique du Sud ». L’ultra-résistance, c’est encore pire que la multi-résistance qui depuis quelques années, inquiète les spécialistes. Dans ce cas, les bacilles tuberculeux résistent même aux antibiotiques de deuxième ligne. Et il est alors « très difficile voire impossible de guérir le patient ».

Quant à la multi-résistance, elle continue de se développer sur tous les continents. Notamment dans les pays de l’ex-Union soviétique, en Chine, en Inde et en Afrique. Chaque année plus de 420 000 cas présentent des formes multi-résistantes.

Ce fléau menace sérieusement les populations touchées par le VIH-SIDA. Du fait de la dépression immunitaire, le VIH multiplie par trente le risque, pour une personne, de développer la tuberculose après un contact avec le bacille tuberculeux. L’apparition de résistances aux antituberculeux traduit toujours un échec. Elle est principalement due à un défaut d’observance du traitement par le patient. Et souvent, à un relâchement des efforts des gouvernants et/ou des soignants.

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Vaccins contre le cancer du col : les pays en développement s’impatientent

Pour l’OMS, « l’introduction de nouveaux vaccins contre le papillomavirus humain (HPV) -à l’origine du cancer du col de l’utérus- pourrait avoir d’importantes répercussions sur la santé des femmes des pays en développement ». A condition que ces vaccins soient accessibles...

« Des programmes bien organisés de dépistage et de traitement se sont révélés très efficaces pour prévenir la forme la plus commune de cancer du col » souligne l’OMS dans un communiqué. « Mais ils sont coûteux et difficiles à mettre en oeuvre dans des situations où les ressources sont limitées ».

En France, le premier vaccin anti-HPV indiqué dans la prévention des cancers du col vient d’être lancé au prix de 145 euros la dose. Sachant que 3 doses sont nécessaires pour une immunisation, c’est évidemment bien trop cher pour les pays du Sud. Comme l’explique Arletty Pinel, responsable de la santé génésique au FNUAP, « nous ne savons pas quel sera le prix final du vaccin dans les pays en développement. Mais on peut être certain qu’il constituera un sérieux défi à son introduction rapide là où on en a le plus besoin ».

Rappelons que chaque année, 250 000 femmes meurent d’un cancer du col de l’utérus. Dont 9 sur 10 sont dans des pays en développement...

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Trois maladies et un continent à bout de souffle

VIH/SIDA, tuberculose, paludisme... Trois maladies qui bien souvent prennent la forme d’un cercle vicieux et déciment littéralement le continent africain. Une étude américaine s’est précisément intéressée aux liens entre VIH et paludisme.

Selon le Pr Laith Abu-Raddad et son équipe du Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle, le paludisme multiplierait par dix la charge virale d’une personne infectée par le VIH. Et un patient séropositif au VIH serait davantage susceptible de développer un paludisme du fait que son système immunitaire est déprimé.

Depuis 1980, l’auteur travaille sur la population de Kisumu, au Kenya. Selon ses observations, le paludisme aurait ainsi été responsable de 8 500 infections au VIH supplémentaires. Et 980 000 accès palustres auraient été causés en partie par le fait que des malades étaient séropositifs au VIH. Pour Abu-Raddad, « la tuberculose et d’autres infections comme l’herpès, ont également contribué à l’extension rapide du VIH/SIDA en Afrique ».
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