Hebdo Santé

Choléra : la nouvelle plaie d’Afrique

par Destination Santé , le 16 février 2007, publié sur ufctogo.com

L’hebdo Santé de la semaine : Choléra : la nouvelle plaie d’Afrique :: Les antipsychotiques, bons pour la tête, pas pour le coeur :: Des progrès vers une nouvelle classe d’anti-VIH :: Inquiétude aux USA sur le RotaTeq... :: Ces pétards qui nous explosent les poumons.

 

Choléra : la nouvelle plaie d’Afrique

A la suite des inondations en Afrique australe, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge voit ses opérations rendues plus difficiles encore par une épidémie de choléra. Elle lance un appel aux dons.
Angola, Zambie, Mozambique, Malawi, Zimbabwe... Depuis le début du mois de janvier, ces pays sont noyés sous des pluies diluviennes. Avec toutes les conséquences sanitaires que cette situation implique. Une centaine de personnes ont déjà péri. Et près de 4 000 nouveaux cas de choléra ont été recensés dans la région. Dont la quasi totalité (3 868) dans la seule Angola, de loin le pays le plus durement touché par la catastrophe. Des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sont également sans abris.

A ce jour, la situation sur le terrain est loin d’être sous contrôle. D’importants efforts sont encore nécessaires. Surtout sur le plan financier, d’où cet appel aux dons. Pour participer, envoyez un chèque à l’ordre de la Croix-Rouge française - Services donateurs- 98 rue Didot, 75694 Paris cedex 15. Le don en ligne est également possible à partir de http://donate.ifrc.org/donate_response_fr.asp.

Source : Fédération internationale des Sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge, 5 février 2007

Les antipsychotiques, bons pour la tête, pas pour le coeur

Attention au coeur de certains malades mentaux ! D’après un travail britannique en effet, ces derniers seraient particulièrement exposés à un accroissement de leur risque cardiovasculaire. Le cocktail anti-psychotiques/mauvaise hygiène de vie est pointé du doigt. Le Pr David P.J. Osborn et ses collègues du Royal Free and University College Medical School de Londres, ont étudié les dossiers de plus de 46 000 Britanniques souffrants de troubles mentaux sévères. Notamment de schizophrénie et de troubles bipolaires.

Comparés à la moyenne nationale, les 18-49 ans présentant une pathologie mentale sévère avaient un risque de mortalité cardiovasculaire augmenté de 322%, observent-ils. Une augmentation qui n’est plus que de 255% pour le risque d’infarctus. Quant aux patients de 50 ans à 75 ans, les augmentations observées ont été de 186% et 189% respectivement.

Plus encore semble-t-il que leur mauvaise hygiène de vie - sédentarité, tabagisme - c’est la prise prolongée de traitements lourds qui est mise en accusation par Osborn. Plus les doses d’antipsychotiques sont élevées, plus les menaces de maladie cardiovasculaire et d’infarctus sont aggravées. Un constat qui rappelle l’absolue nécessité d’un suivi précis de ces traitements. Mais également les effets indésirables de certains antipsychotiques, comme la prise de poids ou les risques d’hyperglycémie.
Des progrès vers une nouvelle classe d’anti-VIH

Les laboratoires Pfizer annoncent que les autorités américaines et européennes du médicament (FDA et EMEA) ont décidé d’évaluer « en priorité » le Maraviroc. Ce médicament pourrait devenir le premier d’une nouvelle classe de traitements contre le VIH, les anti-CCR5. Plutôt que de lutter contre le virus du SIDA au niveau des globules blancs, les médicaments de cette catégorie bloquent l’entrée du virus produit par des cellules déjà infectées. « Les » médicaments ? Oui car, bien que le Maraviroc se situe en pôle position, deux autres anti-CCR5 avaient déjà été développés par Schering-Plough (Vicriviroc) et GSK (Aplaviroc). Tous deux cependant ont vu leur développement interrompu précocement.

A ce jour, plus d’un millier de patients dans le monde sont inclus dans le programme d’études cliniques de Maraviroc, qui est parvenu en phase III de développement. Le fait pour les autorités de soumettre ce produit à une procédure d’évaluation « prioritaire » signifie en clair, que celle-ci devrait être finalisée dans les 6 mois. Un délai particulièrement court, pour un produit dont la synthèse initiale remonte seulement à 1997.

Source : Laboratoires Pfizer, 13 février 2007 ; Med Chem. 2004 Apr 8 ;47(8) :1939-55

Inquiétude aux USA sur le RotaTeq...

La Food and Drug Administration (FDA) rapporte 28 cas d’invagination intestinale aiguë (IIA) chez des enfants après administration du vaccin RotaTeq. Et cela depuis le 3 février 2006, date de sa première mise sur le marché.
Une enquête est en cours pour statuer sur un lien éventuel de causalité entre ces cas et l’administration du vaccin. Ce dernier, commercialisé en France depuis le 15 janvier dernier, est indiqué dans la prévention des gastro-entérites à rotavirus.

L’invagination intestinale aiguë - appelée aussi intussusception- est une « pénétration d’un segment de l’intestin dans un autre segment supérieur ou inférieur, à l’origine de symptômes d’occlusion intestinale ».
Aucun cas mortel n’est rapporté par la FDA. Mais 16 enfants ont été hospitalisés pour une intervention chirurgicale au niveau des intestins. « La moitié des cas sont survenus moins de 21 jours après la vaccination » précise la FDA. Qu’il s’agisse d’ailleurs de la première, de la deuxième ou de la troisième dose.

L’agence ajoute toutefois qu’ « une intussusception peut survenir spontanément ». Avec un risque -dans la population générale des enfants non vaccinés âgés de 6 à 35 semaines- compris entre 18 et 43 cas pour 100 000. L’enquête devra donc déterminer si ces cas ont bien été causés par le vaccin, ou s’il s’agit d’une coïncidence.

Un douloureux précédent

La FDA encourage d’ores et déjà parents et médecins à faire remonter toute information pouvant révéler d’autres cas. « Les parents doivent immédiatement contacter un médecin si leur enfant se plaint, à tout moment après une vaccination, de douleurs au niveau de l’estomac, s’il vomit, s’il souffre de diarrhées ou présente du sang dans les selles ».

L’affaire est prise très au sérieux par les autorités sanitaires américaines. D’autant qu’il existe un précédent en la matière. Rotashield, un vaccin élaboré par Wyeth-Lederlé et suspecté d’augmenter le risque d’invagination, avait été retiré du marché américain en octobre 1999. Un an après sa commercialisation.

D’après la FDA, les essais cliniques réalisés sur RotaTeq n’ont pas mis en évidence d’augmentation du risque d’invagination. Comme il l’est noté dans le Résumé des caractéristiques du produit (RCP), la survenue de ce risque a effectivement été évaluée dans une étude contrôlée contre placebo. « Dans la période combinée de 42 jours suivant l’administration de chaque dose, il y a eu 6 cas d’invagination intestinale chez les 34 837 nourrissons recevant RotaTeq comparé à 5 cas chez les 34 788 nourrissons recevant le placebo ».

Sanofi Pasteur MSD rassurant

Des chiffres rappelés en septembre dernier par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France. Concernant le RotaTeq et son concurrent le Rotarix, commercialisé dans la même indication, ce dernier soulignait qu’ « en termes de tolérance, les études ne suggèrent pas de risque accru d’invagination intestinale aiguë tel qu’identifié avec Rotashield », tout en soulignant qu’ « en dépit de leur taille importante, ces études demeurent dans l’incapacité d’exclure une élévation de ce risque ».

Du côté de Sanofi Pasteur MSD qui distribue le vaccin en France, le Dr Evelyne Caulin, responsables des affaires médicales des vaccins de l’Enfance se montre rassurante. « Nous ne sommes pas face à une augmentation du risque d’invagination sous RotaTeq » Autrement dit, si l’on en croit les statistiques, ces cas se seraient produits sans administration du vaccin. « Le plan de développement a été particulièrement orienté vers l’évaluation du risque d’invagination. Malgré tout, nous avons organisé un suivi aux Etats-Unis mais aussi en Europe où à l’heure actuelle, nous n’envisageons pas de modification du RCP ».

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Ces pétards qui nous explosent les poumons

Voilà qui n’est pas franchement étonnant, mais c’est désormais établi : la consommation même modérée de marijuana exposerait les fumeurs aux mêmes troubles respiratoires que celle du tabac. Avec la clef un risque accru de cancer broncho-pulmonaire.

Le Pr Jeanette Tetrault et son équipe, (Université Yale, Etats-Unis) ont travaillé sur les conséquences d’un usage régulier de marijuana sur les fonctions pulmonaires. Pour ce faire, ils se sont lancés dans une méta-analyse compilant les résultats de 12 études. « Dans la majorité des cas, le lien entre une consommation modérée de marijuana et la survenue de troubles respiratoires est avéré », souligne l’auteur. Notons aussi que les effets délétères de cette drogue ne se limitent pas aux poumons... De nombreux travaux ont démontré sa nocivité sur la fertilité masculine. Ou encore sur les fonctions cérébrales et donc cognitives.

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