Coups d’Etats

Changement qui nuit, changement qui guérit

par Maurice GLIGLI , le 3 janvier 2006, publié sur ufctogo.com

 

Dans le feu de l’actualité et en rapport avec la Mauritanie, nous nous sommes permis de relire le petit livre d’entretien écrit par le journaliste malgache feu Sennen Adriamirado paru à Jeune Afrique en 1987. Sennen Adriamirado a été rédacteur en chef délégué du groupe de presse "Jeune Afrique". Il a rendu l’âme un mardi soir à l’hôpital Clamart en France. Il avait 52 ans.
Intitulé, "mon ambition pour le Niger ", le livre de Sennen Adriamirado donne la parole à l’ex-dictateur Ibrahima Maïnassarra Barré qui nous parle de lui même et surtout de son itinéraire ( enfance, formation et vie professionnelle).
L’ex-dictacteur s’explique sur un certain nombre d’actes et d’évènements politiques survenus dans son pays.

IBM, a été partie prenante de la plupart des coups de force qui ont jalonné la vie politique du Niger.Soit qu’il en a aidé à en faire (coup de force du 15 avril) ; soit il a en a déjoué à deux reprises en 1976 et en 1983, protégeant ainsi son camp.

En guise de récompense pour service rendu, il a obtenu les postes d’aide de camp de feu le dictateur Seyni Kountché puis celui de commandant de la garde présidentielle.Par ailleurs, soulignons que IBM a été formé par des officiers français à l’académie Militaire D’Antsirabe à Madagascar. Partout en Afrique, pour justifier le coup de force, on accuse la classe polique et on lui endosse la responsabilité.
Le livre de feu Sennen Adriamirado nous éclaire d’un jour nouveau sur la question des coups d’Etat, qui, par définition, est l’oeuvre d’une minorité qui prend le pouvoir par la force et l’exerce au détriment de la majorité.Cette forme de prise de pouvoir est souvent vantée par les compatriotes dans les discussions. Pour beaucoup de compatriotes, les coups de force ou coup d’Etat restent l’ultime solution aux maux qui gangrènent notre société.Où est alors le peuple dans ce processus ?
le peuple n’est pas associé à cette entreprise. Comment peut- on faire le bonheur d’un peuple sans le faire participer à ce que l’on fait pour lui ? Un adage ne dit -il pas : ‘ce qu’on fait pour moi sans moi est fait contre moi ’ ?

Lorsque éclate le coup d’Etat dans un pays en Afrique, tout le système néo-colonial reste en place. En définitive, le coup d’Etat n’est qu’un changement de forme. Aussi rappelons -nous que le dictateur Eyadéma également avait perpétré un coup d’Etat. Le résultat de ce pouvoir autocratique est là sous nos yeux. Que de malheurs.

Partout en Afrique où il y a eu des coups de force, on a enregistré les conséquences.
Togolais et Togolaise, à quel type des changements aspirons -nous. Méditons et- agissons.
Mouta Wakilou Maurice GLIGLI
Bruxelles, le 03 janvier 2006

 

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