Présidentielle

Catch à six sur les rives du Niger

par Ekoué SATCHIVI , le 9 novembre 2004, publié sur ufctogo.com

Au total six prétendants au fauteuil présidentiel dont le président sortant, Mamadou Tandja seront sur le starting block du prochain scrutin présidentiel prévu au Niger. Initialement prévu pour le 13 novembre, une date qui coïncide avec la fin du Ramadan, le premier tour de ce scrutin est reporté sur autorisation de la Cour constitutionnelle nigérienne au 16 novembre.

 

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Dans la liste retenue, on y voit des candidats de tout acabit : Mamadou Issoufou, leader du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), candidat malheureux lors des présidentielles de 1999, considéré comme le plus sérieux des challengers au régime de Mamadou Tandja, le président sortant qui est à la quête d’un second mandat de cinq ans, Mahamane Ousmane de la Convention démocratique et sociale (CDS), actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de l’Etat nigérien de la période 1993-1996, qui suite à un blocage institutionnel, fut évincé du pouvoir par feu Ibrahim Baré Maïnassara.

Entre autres candidats, il y a Adamou Moumouni Djermakoye, actuel ministre d’Etat en charge du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) qui participe au scrutin du 16 novembre prochain sous les couleurs de l’Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès( ANDP), Amadou Cheiffou, ancien chef du gouvernement de transition en 1991- 1993 et leader du Rassemblement social -démocrate (RSD), un parti qu’il a mis sur pied après avoir claqué la porte de la CDS dont le leader Mahamane Ousmane avait soutenu le candidat Mamadou Tandja lors du second tour du scrutin présidentiel de 1999.

Le dernier candidat à solliciter le suffrage des électeurs nigériens se trouve être Hamid Algabid, ancien Premier ministre sous le régime feu Seyni Kountché. Porte étendard du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), celui qui fut dans le passé Secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), est l’actuel Représentant spécial de l’Union africaine pour le Darfour.

A scruter la liste des principaux challengers, on y voit que la tâche ne sera pas facile pour Mamadou Tandja, le président sortant. Cet ancien officier de l’armée nationale nigérienne ; âgé aujourd’hui de 66 ans, titulaire à deux reprises du portefeuille de l’Intérieur, plusieurs fois préfet et aussi ambassadeur de son pays au Nigeria, qui a le soutien du monde rural, semble tout de même, bien parti pour un second quinquennat si l’on se réfère à la victoire remportée par le Mouvement national pour la société et le développement (MNSD), son parti lors des municipales de juillet dernier.

Depuis le 23 octobre, la campagne électorale bat son plein un peu partout au Niger en vue de la tenue de ce scrutin présidentiel organisé et supervisé par une Commission électorale nationale indépendante ( CENI), composée de 67 membres si l’on tient compte aussi de ses démembrements sur le territoire de ce grand pays désertique qu’est le Niger.

Un second tour couplé avec des élections législatives, est programmé pour le 4 décembre, si au terme du premier tour aucun des six candidats retenus par la Cour constitutionnelle, n’en sorte gagnant.

Tout peut arriver à l’issue des prochaines élections nigériennes, même si Mamadou Tandja, le président sortant peut se targuer d’avoir pendant cinq ans, fait du Niger, un abri de stabilité. Pour mémoire, après une piètre période de transition, ce pays pauvre, classé à la cent soixante dixième place sur les 171 pays sur l’index de développement humain du système des Nations unies, cette ancienne colonie française qui tire un maigre avantage des exportations de coton et du minerai d’uranium exploité dans la région d’Arlit, avait pendant près de six ans, fait l’objet de dissensions au sommet de l’Etat.

Depuis 1999, cette sombre page de l’histoire politique semble être tournée. Avec une population estimée à plus de 11 000000 d’habitants dont la plus grande majorité vit avec moins d’un dollar au quotidien, il revient au peuple nigérien d’élire dans la transparence et l’équité, son huitième président, qui aura le noble devoir de coordonner les actions de tous pour triompher dans le combat pour le progrès social et économique.

Ekoué SATCHIVI

 

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