Football

CAN 2004 : Un nouveau détenteur de droits télévisés

par RFI (France) , le 23 octobre 2003, publié sur ufctogo.com

C’est une société béninoise, LC2 International, qui prend le relais de TV Africa jusque là chargée d’assurer la diffusion des images de la CAN et de la Ligue des champions sur le continent africain. Le contrat a été signé à Paris le 22 octobre dans les locaux du groupe Sportfive propriétaires des droits.

 

Dans les coulisses du football africain, on était un peu tendu ces dernières semaines. La défaillance de TV Africa jusque là chargé de la diffusion des images de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Ligue des champions faisait craindre le pire. Qu’une grande partie du continent soit tout simplement privée des images des deux manifestations majeures organisées par la CAF.

Depuis le 22 octobre, les choses sont rentrées dans l’ordre. TV Africa est remplacée par LC2 International, associé à la société Arcane (télécommunications).
LC2 International est une entreprise béninoise dirigée par un jeune homme d’affaires de quarante ans, Christian Lagnide qui a créé sa proche chaîne de télévision, en 1997, à Cotonou. De l’agro-alimentaire à la communication en passant par le football, la politique et la passion d’entreprendre, il n’a cessé d’aller de l’avant. Jeune, il rêvait d’une carrière dans le football professionnel. C’était l’époque où il était allé grossir le rang des effectifs du centre de formation du FC Metz. Rappelé à la réalité du terrain, il se lance alors dans la publicité, la communication et la production d’émissions de télévision. Son territoire ne cesse de s’élargir. Aujourd’hui l’ancien ministre des sports qu’il a été ambitionne la création d’une chaîne de télévision panafricaine où le sport, le football plus particulièrement, aurait sa place. Ceci explique probablement l’acharnement qu’il a mis pour signer son contrat avec Sportfive, face à deux autres concurrents, le premier basé à Paris, le deuxième à Londres. Bataille de gros sous naturellement, mais pas seulement dans la mesure où si Sportfive traite le dossier d’abord comme une affaire commerciale, les contraintes sont lourdes pour l’acquéreur des droits. La CAF exige en effet -de manière tout à fait légitime- que ce dernier s’engage à la diffusion des images dans tout le continent avec des critères de qualité, de rigueur et de professionnalisme, ce qui n’avait pas été le cas précédemment et ce qui a probablement entraîné la chute de TV Africa. Des exigences qui rendent le pari difficile à relever. « Depuis le début de la saison, je mets à la disposition des chaînes de télévision africaines un, deux voire trois matches du championnat de France de première division chaque week-end. C’était un galop d’essai ». « Je pense désormais maîtriser le problème de diffusion », poursuit Christian Lagnide qui ajoute « l’important c’est d’oser, c’est de se dire un jour, j’y vais ! ; vous savez l’Afrique ne manque pas d’entrepreneurs de ma génération, d’hommes compétents désireux de devenir maîtres de leur destin dans un continent où on s’est reposé trop longtemps sur la bonne volonté des autres ». Les temps ont changé. Le football africain aussi ainsi que les hommes qui le dirigent ou qui, un jour, seront amenés à le diriger .

Le domaine le plus en retard était celui de la télévision car très onéreux, droits, frais de diffusion, coûts de fabrication. Là aussi on progresse à l’image de la Tunisie productrice des images des derniers Jeux Méditerranéens quand toutes les compétitions faisaient appel à des intervenants non-africains. Le chemin est long. Qu’une société africaine gère les droits des grandes compétitions africaines, rien de plus naturel. Reste que le pari financier est lourd, que la colonne dépenses est copieusement remplie, et que la colonne recettes est encore vierge. Il va falloir que les télévisions africaines (hors Afrique du Nord et Afrique du Sud qui ont des contrats spécifiques) s’habituent à payer le spectacle football. Jusqu’à présent, TV Africa mettait gracieusement à la disposition des chaînes africaines, nationales ou privées, les images des matches. En contrepartie, ces chaînes s’engageaient, par contrat, à diffuser des écrans publicitaires avant, pendant et après les rencontres. Mais les télévisions ne respectaient pas toujours ces accords. La donne va changer. Peut-être sortira-t-on d’une certaine confusion.
Gérard Dreyfus - RFI

 

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