Ekpemogs

C’était le 5 octobre !

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 5 octobre 2003, publié sur ufctogo.com

Le 5 Octobre 1990 est une date capitale dans l’histoire du Togo. Ce jour-là, le peuple togolais a dit non à la dictature du général Gnassingbé Eyadéma. Les événements qui se produisirent à cette date s’inscrivaient dans la ligne des patriotes togolais qui résistaient contre le régime du parti unique.

 

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5/4/91-Des élèves, munis d’outils rudimentaires tentent de
déboulonner la statue du général Eyadéma pour faire tomber le
symbole de la dictature qui opprime le peuple togolais depuis.
plus de 24 ans. Un militaire tire sur la foule à balles réelles ...

Depuis 1967, Le général-président Gnassingbé Eyadéma dirige l’Etat togolais d’une main de fer. Assassinats politiques, répression de toutes contestations, culte de la personnalité, crimes économiques, tel est le climat socio-politique dans notre pays à la veille des événements du 5 octobre 1990.

Ainsi, le procès de quelques jeunes pour diffusion de tracts politiques, va susciter l’exaspération des Togolais.
A coups de pierres, hommes, femmes, vieillards, enfants, se ruèrent sur la citadelle de la dictature. Les « Ekpemogs » étaient nés pour affronter la soldatesque du tyran.
Des commissariats de police et des voitures officielles, symbolisant les privilèges et les pouvoirs politique et économique sans partage de l’élite, furent incendiés.

Cette insurrection populaire aboutit à la Conférence nationale souveraine et à la désignation d’un gouvernement de transition chargé de mettre en place des institutions démocratiques.

Cependant, le dictateur togolais assuré semble-t-il, d’une impunité justifiant tous les cynismes, met en œuvre une stratégie de la terreur. Il fait tirer, sans hésiter, sur la foule et commande les assassinats de ses opposants ( Tavio Amorin, Doe-Bruce, attentat de Soudou )

Bien avant, en Décembre 1991, les blindés de Gnassingbé Eyadéma prennent d’assaut la primature de Lomé, où réside le Premier ministre nommé par la conférence nationale.

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Un des élèves tués : Kossi ADJON
dit "Tintin" né le 21 mai 1974.

Le 25 janvier 1993, le pouvoir togolais se livre à une véritable provocation : c’est sous les yeux des ministres français et allemand de la Coopération qu’Eyadéma fait tirer sur une foule pacifique. Le bilan exact est difficile à établir ; des camions de l’armée ayant emporté de nombreux cadavres vers une destination inconnue. On dénombre plus de 30 morts. Plus de 30 0000 habitants de Lomé passent de l’autre côté de l’une des deux frontières( Togo, Ghana). L’ordre règne désormais à Lomé !

Face à cette terreur et à cette violence organisée, le défi qui nous est lancé aujourd’hui est celui de la créativité politique : trouver les voies et moyens pour mettre fin à cette dictature sans céder à la provocation et entraîner notre pays dans le drame de la guerre civile, comme bien des pays africains en offrent le spectacle.

La rédaction ufctogo.com

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14/3/91- Un exemple parmi d’autres, de violence exercée par les militaires
Armés de gourdins, des militaires pourchassent des étudiants
dans les rues de Lomé, lors du mouvement de protestation des étudiants.
Rafles, arrestations, disparitions...

 

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