Dialogue

C’est un diktat que veulent nous imposer Eyadéma et son parti

par UFC Fédération Internationale , le 24 mars 2002, publié sur ufctogo.com

 

Les facilitateurs du " dialogue " intertogolais viennent de publier un communiqué, dont les termes sont très équivoques. Justement, c’est parce que certains facilitateurs n’ont jamais exprimé des positions claires et nettes au regard du mandat et des objectifs fixés par l’Union européenne, que le fameux dialogue intertogolais connaît le sort que lui font Eyadéma et son parti. C’est désormais un diktat que veulent nous imposer Eyadéma et le RPT.

Cependant, nous ne désespérons pas de ramener les facilitateurs à des positions plus justes. Car, ces derniers oublient de se rapporter aux termes de la mission impartie par l’Union européenne. Ils sont nettement exposés dans les déclarations de la Présidence du Conseil européen ( 13-9-1999 ; 12-10-1999 ; 18-10-2001 ;07-02-2002 )

En effet, à la demande des parties en présence, l’UE a fourni des médiateurs chargés de favoriser le dialogue amorcé entre toutes les forces politiques au Togo. Ainsi, L’Union s’est réjouie de ce que toutes les parties ont signé l’accord-cadre de Lomé. Pour nos partenaires européens, cet accord devait permettre de sortir le Togo de l’impasse politique dans laquelle il se trouve depuis 1992. En termes explicites donc, la déclaration affirmait que la mise en ceuvre concertée et dans la bonne foi des dispositions de l’Accord-cadre par toutes les parties " constitue un objectif politique important de l’Union. " Voilà pourquoi, " la Commission a constamment adopté des mesures appropriées, destinées à soutenir la tâche des facilitateurs.

" Pour l’Union européenne, la réalisation de l’accord politique obtenu le 29 juillet doit " conduire au rétablissement de la démocratie au Togo et, partant, à la normalisation des relations entre l’Union européenne et le Togo. "( Déclaration de l’Union, le 12 octobre 1999 ).

C’est à la seule fin de lever toutes les ambiguïtés que nous citons explicitement les termes de référence de la mission des facilitateurs au Togo. Car, chacun semble avoir son avis, sans savoir exactement de quoi il est question. Et certains facilitateurs parfois s’égarent...Ainsi, il importe de leur rappeler le ligne définie par l’Union européenne. On a parfois tendance à oublier que la facilitation résulte de la procédure de consultation entre le Togo et l’Union européenne après le hold-up électoral dont a été victime Gilchrist OLYMPIO, en juin 1998. L’Union européenne est extrêmement attentive à la situation politique au Togo depuis 1992. Au demeurant, elle ne manque jamais de prendre position sur ce qui s’y passe.

Pour en revenir à la mission des facilitateurs, le 14 mai 2001, le Conseil de l’Union a de nouveau " adopté une décision mettant en oeuvre la position commune 98/350/PESC en vue d’une contribution de l’Union européenne à la Mission de facilitation du dialogue intertogolais. L’objet de la décision est de proroger jusqu’au 30 novembre 2001 la mission des facilitateurs de l’UE au Togo, qui est en place depuis la conclusion de l’accord entre les parties togolaises, le 24 juillet 1998.
Cette Mission vise, par une action de médiation auprès de chacune des parties togolaises, à favoriser la mise en oeuvre par celles-ci, de bonne foi et dans le respect des droits de l’homme, des dispositions de l’accord-cadre en vue de créer des conditions politiques d’un dialogue permettant le bon déroulement des élections législatives et d’un apaisement de la vie politique togolaise. "

Pourquoi diable, ne trouve t-on pas la même franchise dans les communiqués des facilitateurs ? Disons le franchement : le communiqué publié à Paris le 20 mars 2002 par les facilitateurs est alambiqué ! Pourquoi demander que " le Comité paritaire de suivi reprenne ses travaux...et engage des discussions relatives aux aménagements du processus électoral " (sic), quand on sait que le consensus a été rompu, que le RPT veut imposer son diktat, et que enfin, les mandants eux, à savoir l’Union européenne, sont opposés à toutes les dernières mesures prises par Eyadéma et son parti.

En résumé, les facilitateurs qui rendent compte à l’Union européenne de leur mission ne peuvent se départir de la position exprimée par leurs mandants le 7 février 2002, qui condamne la modification du Code électoral, et critique le refus de renouveler les mandats des membres de la CENI. C’est cela que nous aurions voulu explicitement lire dans le dernier communiqué qu’ils viennent de publier au lieu de toutes les contorsions que l’on observe...

Pour l’UFC-Fédération Internationale
Relation Presse : Mr Isaac TCHIAKPE
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