Ablodé

Avec les Gnassingbé, même notre histoire est privée de liberté

par Elliott Ohin , le 2 février 2006, publié sur ufctogo.com

 

‘Le passé n’est jamais mort. Il n’est même jamais le passé’

La perversité intellectuelle de certains de nos compatriotes les pousse à travestir l’histoire. L’idée de vérité historique récuse toute autorité officielle. Ecrire l’histoire du Togo par une quelconque commission est une ineptie. Le peuple, seul gardien du temple de nos mémoires rétablira la vérité. Au peuple est assigné la tâche incontournable d’évaluer l’action de ses dirigeants et de jeter son dévolu sur celui qui peut être le père de la nation. Le père de la nation ne peut en aucun cas être celui qui a privé le peuple de son bien le plus cher, sa liberté. Faure Gnassingbé et ses acolytes ne peuvent trouver des raisons d’être en auscultant le passé. Plutôt que de regarder le passé en face et de l’assumer, ils oscillent. On commémore simultanément le 13 janvier, le libérateur et son assassin. Quelle incongruité !

On veut nous imposer désormais une histoire identitaire saturée de crimes avec ses victimes et de criminels avec leurs descendants en quête de reconnaissance. Pauvre histoire !
Non, le passé n’est jamais mort. Il est la clé du présent et le miroir du futur.

Le Togo sous les Gnassingbé est vraiment un étrange pays.
En réalité, on nage en plein anachronisme. Pour accéder au pouvoir, Faure Gnassingbé fait du Togo d’aujourd’hui un royaume dans lequel le fils succède au père sans tenir compte de l’avis du peuple. Et, Faure Gnassingbé dit sans vergogne qu’il instaure la démocratie. Quelle imposture !
Le Togo est devenu une oligarchie pour les Gnassingbé. Pauvre Togo !
Au lieu d’unir les Togolais dans la complexité de leur histoire, on crée des mémoires séparées, des mémoires conflictuelles, on rouvre des plaies. A la place de la réconciliation, on sème à tout vent un nouveau germe de division. En panne d’inspiration et sans aucune légitimité, Gnassingbé II et ses complices intérieurs et extérieurs ont fait du Togo l’enfer pour les Togolais qui sont contraints de prendre le chemin de l’exil.

A l’UFC, nous sommes persuadés, qu’il y a nécessité de réparer les blessures encore palpitantes et béantes infligées au peuple togolais par Gnassingbé I et II. Il convient avant tout de stopper l’impunité, début de la réparation et condition préalable à toute vraie réconciliation. Pour nous, le seul remède pour la crise togolaise est la démocratie. Démocratie pour laquelle notre peuple a consenti d’énormes sacrifices et qui bientôt verra le jour avec ou sans les Gnassingbé.

Sachez que le peuple est comme le soleil. Les nuages épais peuvent recouvrir le soleil mais, un jour il réapparaît plus éclatant et plus brillant que jamais. C’est ainsi qu’est le peuple. Notre peuple comme le soleil, sortira bientôt des ténèbres dans lesquelles les Gnassingbé l’ont plongé. Cela dépend de nous tous. Notre délivrance est dans nos mains. Notre peuple ne peut être au plus bas, il ne peut que remonter maintenant.

Courage et agissons maintenant tous ensemble sans remettre à demain.
Notre victoire est certaine.
Ablodé ! !

Elliott Ohin,
Ancien Secrétaire Général de l’UFC,
membre du bureau national, Représentant de l’UFC en Amérique du Nord.

 

© Copyright Elliott Ohin

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