Politique

Arrêtons le jeu de qui perd, gagne

par Elliott OHIN , le 25 juin 2006, publié sur ufctogo.com

En Côte d’Ivoire, au Congo Kinshasa, au Congo Brazzaville, au Tchad, au Liberia etc..., ils ont eu recours au dialogue pour départager des belligérants. Où sont les belligérants au Togo ? Au Togo, seul le clan Gnassingbé possède des armes, tue la population aux mains nues et impose à la tête du pays un des rejetons du vieux dictateur qui a rendu l’âme.

 

L’Etat togolais sous les Gnassingbé est le seul à pouvoir revendiquer avec succès, pour son propre compte, le monopole de la violence physique devenue légitime. La première allégeance de l’armée togolaise n’est pas à l’Etat togolais qui n’existe d’ailleurs pas, mais au clan Gnassingbé. Il n’y a pas d’Etat quand les citoyens sont contraints de chercher protection dans les pays voisins.

Il n’y a pas d’Etat quand le pouvoir central se révèle incapable d’assurer un minimum de services publics, voirie, eau, électricité, etc... Il n’y a plus d’Etat quand l’essentiel des élites et des classes moyennes d’un pays fuit le chaos dans les pays voisins. Togo : un gouvernement, pas d’Etat.

Car, l’Etat en tant que tel a comme obligation première de remplir son contrat tacite avec la société, celle d’assurer la sécurité de ses membres sur le territoire relevant de son autorité. L’Etat produit entre autres cette sécurité, en libérant les hommes et les femmes du risque de la maladie, par un service d’hygiène adéquat, par les régimes universels d’assurance maladie, du risque de la faim, avec la sécurité sociale, et du risque de l’ignorance, grâce à l’école.

Nous voyons bien qu’il n’y a pas d’Etat au Togo. Or sans Etat, il n’est certainement pas d’espace politique. Le gouvernement étant le pouvoir qui gouverne un Etat et puisque l’Etat n’existe pas au Togo, il n’y a donc pas de gouvernement. Au Togo, une bande de crapules, sans foi ni loi, vampirisent le pays à la place d’un gouvernement.

Et voila que cette bande de crapules, uniquement pour avoir accès au pactole de l’U.E acceptent de dialoguer avec les partis de l’opposition. Ces crapules veulent par ce biais faire d’une pierre deux coups, avoir accès bien sur au pactole et se faire légitimer comme d’habitude par des élections législatives aussi frauduleuses que les présidentielles. Nous devons maintenant arrêter ce jeu de qui perd, gagne.

A l’U.F.C., nos convictions démocratiques ne sauraient dissimuler nos divergences parfois inexpugnables, sur lesquelles, nous ne pouvons ni transiger, ni négocier. Dans tout dialogue, la délibération qui un acte de conscience, peut aboutir à un consensus qui est voulu. Si elle n’y parvient pas, les oppositions sont tranchées, claires et la règle majoritaire prévaut. Pour nous, la règle majoritaire équivaut aux élections démocratiques transparentes, donnant ainsi le pouvoir au peuple souverain. Lorsque la politique parait se faire hors du peuple, elle est nécessairement contestée. Dans une démocratie, la politique ne jouit d’aucune extériorité par rapport au citoyen ; il en est le sujet et l’auteur.

Voila pourquoi, il est impératif pour sortir notre pays de l’ornière de mettre en place le plus rapidement que possible les mécanismes nécessaires pour l’organisation des élections transparentes afin de reconstituer un vrai Etat et un gouvernement digne de ce nom.
Arrêtons donc ce jeu de qui perd, gagne pour sauver notre patrie.

ABLODE ! !

Elliott Ohin
Ancien Sécrétaire Général de l’U.F.C.
Membre du bureau national, Représentant L’U.F.C. en Amérique du Nord.

 

© Copyright Elliott OHIN

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