Transport aérien

Air Togo : Eagle aviation dans la tourmente

par Ouest France (France) , le 12 décembre 2003, publié sur ufctogo.com

Coup dur pour la compagnie aérienne Eagle aviation, basée à Montoir-de-Bretagne et qui assure des vols charters et réguliers entre Paris et l’Afrique (Togo). Le retrait d’un de ses principaux actionnaires l’a contraint à se mettre en cessation de paiement. Elle espère limiter les licenciements et faire redécoller son activité.

 

La compagnie basée à Montoir-de-Bretagne en cessation de paiement.

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La belle histoire de la petite compagnie aérienne française qui s’installe peu à peu sur des lignes régulières entre Paris et l’Afrique a pris des allures moins souriante, mercredi, au tribunal de commerce de Saint-Nazaire. Manuel Garbaccio, directeur général d’Eagle aviation a déclaré l’entreprise en cessation de paiement et s’est vu appliquer une période de redressement judiciaire. Raison de cette mauvaise passe, « le déficit de trésorerie chronique en période d’hiver, comme de nombreuses autres compagnies en basse saison, dû à un carnet de vol réduit », explique le directeur.

Deux Airbus

Avec ses deux gros porteurs, un Airbus A 300 et un A 310, Eagle Aviation assure des vols charters sur le bassin méditerranéen, ainsi que des vols réguliers pour les compagnies nationales, notamment vers le Togo et le Bénin. Fragilisée par le départ de salariés opérationnels au cours de l’été 2003, mais aussi par la grande révision d’un de ses appareils cloué au sol, la compagnie vient d’enregistrer le retrait d’un des actionnaires de la compagnie. La tuile, « alors que le chiffre d’affaires de la compagnie poursuivait sa hausse et les pertes limitées à 550 000 € », assure Manuel Garbaccio.

En quête de nouveaux actionnaires, la direction présentera un plan de restructuration « qui ne devrait affecter que le licenciement de six à huit personnes. Le site de Saint-Nazaire ne devrait pas être touché », estime Manuel Garbaccio. Reste à savoir si, dans un secteur en crise et alors que le directeur général parle « d’opération de déstabilisation par des concurrents », la petite compagnie hébergée près du site d’Airbus, à Montoir-de-Bretagne, pourra retrouver la vitesse lui permettant de redécoller.

Frédéric SALLE - Ouest France

 

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