Africa Unite

Afrique, lève toi et marche !

par Koffi Agbéssi GBONOUGBE , le 13 janvier 2007, publié sur ufctogo.com

Peut on imaginer que sous la bénédiction de la puissance coloniale, un pays comme le Togo, pourtant admis à la souveraineté internationale depuis 1960, soit encore sous le joug d’une junte militaire, sans partage de pouvoir depuis bientôt un demi siècle ?

 

A l’orée de cette année nouvelle où la tradition veut de nous, comme d’habitude, d’adresser des vœux à tous ceux qui nous sont chers, le devoir civique nous interpelle, une fois encore, d’aller au-delà de cette tradition en vue d’exprimer du fond de notre cœur, nos souhaits et nos ambitions pour notre cher continent dont la position sur l’échiquier mondial nous préoccupe tant !

Au fait il n’est point superflu de nous rappeler que l’Afrique, pourtant berceau de l’humanité, est en situation. Situation qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui ne cesse de s’amplifier de jour en jour.

En effet, en ce 21 ème siècle, époque de la mondialisation et de la modernisation, où le développement scientifique et technologique a atteint son apogée,
En cette même période où des Nations sont à la conquête d’autres cieux,
En cette même époque où les occidentaux ne ménagent aucun effort pour unir et consolider leurs valeurs sur les plans socio-économique,
En cette même période où des Nations du pacifique, à l’instar de la Chine, pays du tiers monde comme les nôtres, acquiert un statut de pays émergeant, défiant et attirant ainsi toutes les grandes puissances de notre planète,
Et en cette même époque où d’autres peuples sont fiers d’être forts, unis et indépendants,

Force est de constater que notre continent, l’Afrique est toujours à la croisée des chemins,
Celui du développement ou du sous développement,
Celui de la construction des Etats de droit, de justice et d’équité ou celui de la promotion des régimes dictatoriaux,
Ou encore, celui de l’indépendance totale et absolue ou celui de la continuité de l’impérialisme ou du néocolonialisme. Etc.

Point n’est besoin aussi de nous rappeler que l’état actuel de notre continent trouve en grande partie sa source dans notre histoire. Cette histoire douloureuse, enrichie par la traite négrière, l’esclavage et la colonisation, cette histoire qui nous suit jusqu’à ce jour. Car la mission civilisatrice et humanitaire évoquée jadis pour des fins que nous connaissons tous, est toujours en vigueur, malheureusement avec la complicité de certains de nos compatriotes.

Ainsi, peut on imaginer qu’après plus de 40 ans d’indépendance, un pays comme la Côte d’Ivoire soit toujours entrain de revendiquer sa souveraineté contre une guerre civile qui sévit dans le pays depuis plus de 4 ans déjà ?

Peut on imaginer que sous la bénédiction de la puissance coloniale, un pays comme le Togo, pourtant admis à la souveraineté internationale depuis 1960, soit encore sous le joug d’une junte militaire, sans partage de pouvoir depuis bientôt un demi siècle ? Pour ne citer que ceux là.

La situation socio-économique précaire de la plupart des pays Africains les maladies, la pauvreté, ainsi que la prolifération des zones de conflit sur le continent ne sont pas à passer sous silence.

Face à cette situation alarmante, seule une révolution à travers une prise de conscience et un changement de mentalité s’avèrent salvateurs.

Nous pensons donc en notre avis que le plus grand défit qui devrait attendre le citoyen africain en 2007, est l’intégration de l’Afrique dans le concert des Nations.

Pour ce faire, nous sommes appelés à nous offrir en sacrifice en vue de l’instauration des Etats de droits de justice et d’équité, conditions ciné qua non pour un essor socio-économique durable. En d’autres termes nous sommes persuadés que le développement économique et social tant souhaité pour l’Afrique marchera de paire avec la culture de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Il est vrai que le chemin sera long car sortir de la situation qui est la nôtre, c’est-à-dire de celle de peuple méprisé, suppose un sursaut de dignité qui sera conditionné par une rupture totale et définitive avec tout ce qui pérennise la domination ou la colonisation.

Notre lutte consistera en partie, à démanteler et à éradiquer tous les réseaux qui constituent les ennemis de notre révolution. Entre autres des vocables comme la françafrique- un seul pays contre un continent-, la cedao etc. qui ne sont, en notre avis que des syndicats de dictateurs ou des héritiers des dictatures.

La gestion catastrophique de la crise togolaise, en avril 2005, par la cedeao, qui a fini par légitimer le pouvoir du puschiste Faure Gnassingbé ainsi que l’incapacité de cette institution à appeler les choses par leur noms en vue de juguler la crise Ivoirienne, corroborent à juste titre nos propos.

Le citoyen Africain devrait y avoir une grande part de responsabilité quelques soient les difficultés dont sera parsemé ce chemin vers la liberté d’action et de décision. Car nous devons savoir qu’il n’existe aucune communauté, dite internationale qui viendra résoudre nos problèmes à notre place. Nous devons revoir nos copies dans ce sens !

Nous pensons que dans cette lutte qui doit interpeler toutes les forces vives du continent, la diaspora a un rôle prépondérant à jouer. Elle doit être plus organisée, plus actif et plus combattante dans sa mission principale, celle de la libération de sa patrie. Pour ce faire, elle doit faire usage de la parole, l’unique arme démocratique à sa disposition afin de briser le silence et l’indifférence.

Surtout en cette même période où certaines politiques politiciennes occidentales s’évertuent dans des campagnes de dénégation de notre histoire, en prétendant que la situation actuelle de notre continent est due plutôt à la paresse ou à l’oisiveté des vaillants peuples que nous sommes, il est impératif pour nous d’aller au delà de nos diversités, diversités qui constituent plutôt une richesse impérissable, afin d’unir nos forces, nos potentialités et nos valeurs pour la valorisation de l’identité africaine.

Car, c’est sans nul doute dans ces perspectives que nous pouvons nous défaire du statut d’être marginalisé et entamer la renaissance africaine qui doit être perçue désormais, comme un concept, une dynamique, une philosophie, un combat pour la justice et le développement.

C’est l’occasion pour nous de lancer un appel pressant à tous nos chers compatriotes pour leur mobilisation, au sens aigu de leur patriotisme- au sens catholique du terme - Car nous pensons que c’est le moment pour que notre révolution s’inscrive parmi les plus grandes et les plus nobles de notre époque.

Que Dieu bénisse l’Afrique unie et démocratique !

GBONOUGBE Koffi Agbéssi.
(Berne, Suisse)

 

© Copyright Koffi Agbéssi GBONOUGBE

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