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Accidents du travail : instaurer une culture de la prévention en Afrique

par Destination Santé , le 14 mai 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Accidents du travail : instaurer une culture de la prévention en Afrique :: Les Droits de l’Homme à l’épreuve en Guinée :: SIDA : une drôle de guerre dans les favellas... :: Vraiment sans coeur, le VIH... :: La cocaïne au cœur des complications cardiaques.

 

Accidents du travail : instaurer une culture de la prévention en Afrique

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A l’échelle mondiale, près d’un accident de travail mortel sur cinq (18%) a lieu en Afrique. Pourtant le « continent noir » ne représente que 2% des emplois dans le monde. Des chiffres qui justifient à eux seuls, le lancement d’une large campagne de prévention.

Celle-ci est organisée par l’Association internationale de la Sécurité sociale (AISS), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (IAPRP). Les Caisses de Sécurité sociale de huit pays sont particulièrement concernées. Il s’agit de celles du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

L’objectif est de jeter les bases en Afrique, d’une véritable culture de la prévention des risques liés au travail. Comme le soulignent les organisateurs de cette campagne, « la sensibilisation aux risques d’accident et de maladies professionnelles fait (aujourd’hui) défaut. La simple idée qu’il soit possible de les prévenir est peu répandue, y compris dans la population active ». Pour en savoir davantage, lisez ou écoutez le dossier mis en ligne par Destination Santé, à l’occasion de la récente Journée mondiale sur la Santé et la Sécurité au Travail.

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Les Droits de l’Homme à l’épreuve en Guinée

L’Association Parcours d’Exil consacre son action aux soins médico-psychologiques des victimes de tortures. Elle dénonce « la dramatique évolution de la situation des Droits de l’Homme en Guinée Conakry ».

Au cours des 3 dernières années en effet, ses responsables ont observé une augmentation sans précédent du nombre de victimes de tortures originaires de ce pays. Mais le Dr Pierre Duterte, le Directeur de Parcours d’Exil s’inquiète surtout de « l’atrocité sans précédent des faits relatés. Les patients sont porteurs de récits dont l’abjection dépasse ce que j’ai pu entendre de la bouche des 5 000 victimes que j’ai reçues durant mes 13 années de pratique ».

Presque plus effrayant encore, « l’impunité avec laquelle ces actes sont réalisés. Nombre de patients sont en effet capables d’identifier, voire de nommer leurs tortionnaires, tous membres des forces de police du régime de l’actuel Président, en lutte contre les opposants ».

Les victimes sont reçues à Paris, dans un centre de soins géré par l’association. Elles souffrent en général de « traumatismes sévères et profonds qui se manifestent notamment par des états de terreur permanente et de paranoïa ». Les soins - médicaux et psychologiques - sont gratuits. Chaque année près de 800 personnes de 46 nationalités sont ainsi reçues. Mais l’association estime que 5 000 nouvelles victimes de torture arrivent tous les ans en France.

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SIDA : une drôle de guerre dans les favellas...

Faut-il s’étonner de la décision du gouvernement brésilien d’invoquer « l’urgence sanitaire » prévue par les accords de l’OMC pour acquérir l’efavirenz - un antirétroviral essentiel -auprès de génériqueurs indiens ? Et cela malgré le fait que ce médicament soit toujours protégé par son brevet.

Qui peut s’en étonner ? Pas l’administration Bush qui, en octobre 2001 et alors que les ruines des Twin towers fumaient encore, contestait la propriété intellectuelle des laboratoires Bayer sur la ciprofloxacine. Le seul traitement efficace contre le bacille du charbon, par lequel les Etats-Unis se croyaient menacés...

Encore ne s’agissait-il pas d’importer des médicaments fabriqués par d’autres, mais plus simplement de les fabriquer sur place, selon les disposition des accords ADPIC. Ce qui soit dit en passant, interdisait cet accès facile à des médicaments essentiels à tout pays incapable de les produire. C’est-à-dire aux pays en développement... Ce sont les mêmes qui, seuls face à 143 Etats-Membres unanimes de l’OMC, ont annihilé par leur veto en décembre 2002, les bonnes intentions manifestées l’année précédente lors des négociations de Doha.

Comment les pays en développement peuvent-ils donc accéder aux traitements contre le SIDA ? Comment atteindre les objectifs de la stratégie Three by Five de l’OMS ?

En s’appuyant sur les efforts de l’ONUSIDA et des ONG qui se reconnaissent par exemple, dans la déclaration Free by Five relayée en France par Act-Up... Il y a aussi le Plan du Président des Etats-Unis pour l’Aide d’Urgence à la Lutte contre le SIDA (PEPFAR), lancé en 2003 par George W. Bush. Richement doté - 15 milliards de dollars sur 5 ans, c’est 6 de plus que ce dont dispose le Fonds mondial - il est contesté dans ses fondamentaux. Il prône en effet la prévention plus que les traitements, et réserverait son aide à ceux qui acceptent de prêcher l’abstinence. En Afrique, ce type d’approche montre rapidement ses limites. Il est bien possible que ce soit également le cas au Brésil.

Restent les entreprises bien sûr... Celles qui prennent en charge tous les aspects de la prévention et du traitement de la maladie. Ainsi que les laboratoires pharmaceutiques, qui produisent les antirétroviraux et les offrent à des prix extrêmement réduits aux pays concernés. A moins qu’ils n’accordent des contrats de licence à des génériqueurs. C’est précisément le cas de l’américain Merck - en cause dans le coup de force brésilien - qui a consenti à une telle licence... sur l’efavirenz pour un génériqueur sud-africain. Celle-ci pourtant n’est valable qu’en Afrique australe et dans l’océan indien. Elle ne peut s’appliquer à une exportation au Brésil par exemple...

Dans un communiqué en réponse à la décision du président « Lula » Da Silva, Merck affirme « regretter » cette dernière. Ses dirigeants ne manquent pas non plus de souligner que le signal ainsi adressé à des industries engagées dans des recherches extrêmement coûteuses est susceptible de les « refroidir »... Ils font observer surtout, que les prix de ces médicaments essentiels « doivent être adaptés au niveau de développement économique et au fardeau que le VIH représente pour les pays concernés ». Ils estiment donc ne pas devoir consentir au « riche » Brésil - ce dernier représente la 12ème puissance économique mondiale - les mêmes conditions qu’aux états les plus déshérités. L’industriel, qui depuis 20 ans a totalement financé plus de 250 millions de traitements contre l’onchocercose, trouve il est vrai quelque légitimité à s’exprimer de la sorte !

Une chose est certaine. Lorsqu’en matière de santé les ponts sont rompus, c’est toujours le malade qui paie l’addition. La bonne nouvelle, c’est que les autorités brésiliennes comme le fabricant de l’efavirenz se disent « ouverts à une reprise du dialogue ». Ne reste qu’à pousser la porte...

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Vraiment sans coeur, le VIH...

Des chercheurs américains mettent en avant le risque d’infarctus du myocarde (IDM) chez les patients séropositifs au VIH. Par rapport à un sujet séronégatif, ces derniers verraient en effet leur niveau de risque doublé. Et même triplé chez les femmes.

Le Pr Steven Grinspoon et son équipe du Massachusetts General Hospital, ont étudié les dossiers de plus de 1,7 million de patients admis dans cet hôpital depuis 1993. Parmi ces derniers, 4 000 étaient séropositifs au VIH. L’objectif étant de repérer un éventuel lien entre l’infection et la survenue de complications cardiovasculaires.

Leur conclusion est sans appel. Les porteurs du virus du SIDA sont « deux fois plus exposés à un infarctus du myocarde que les séronégatifs ». Quant aux femmes, « la survenue d’une crise cardiaque s’est révélée chez elles trois fois plus courante que la moyenne ».

En cause notamment, des « anomalies métaboliques » liées certes à l’infection à VIH, mais surtout à la prise d’antirétroviraux. Des traitements lourds qui entraînent chez nombre de malades, des effets secondaires sérieux : modification du taux sanguin de mauvais cholestérol, hypertension artérielle, diabète de type 2, bouleversement de la distribution des graisses dans l’organisme... Cet état de faits était connu depuis déjà des années. Ses répercussions effectives sur le risque de maladie cardiaque en revanche, étaient moins clairement établies.

Ces éléments apportent de l’eau au moulin des praticiens - et des associations de patients - qui attiraient l’attention sur ce point. Et Grinspoon de conclure sur l’urgence « de développer des stratégies ciblées pour réduire les risques cardiovasculaires des patients infectés par le virus du SIDA ».

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La cocaïne au cœur des complications cardiaques

De plus en plus répandu, l’usage de la cocaïne inquiète les professionnels de santé, qui évoquent une « épidémie ». Dans le Lancet, des Italiens relatent le cas d’un homme de 31 ans admis aux urgences pour insuffisance cardiaque. Facteur de risque ? Sa consommation de cocaïne.

Hypertrophie du ventricule gauche, bradycardie - un rythme cardiaque anormalement lent - et fatigue généralisée. Voilà l’état dans lequel est arrivé, aux urgences de l’Hôpital général de Sienne, ce jeune patient de 31 ans dépourvu de tout antécédent médical...

« Nous avons découvert que le ventricule gauche du patient était dilaté jusqu’à mesurer 80 millimètres », expliquent le Dr Valerio Zacà et ses collègues. Et ce en raison d’un abus manifeste de cocaïne. Cette drogue fait en effet des ravages parmi la jeunesse, tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Toujours moins chère, elle inonde les marchés occidentaux, avec son lot de complications cardiaques. Dans des proportions telles que Valerio Zacà conseille à ses confrères « de systématiquement demander un ‘historique de consommation de cocaïne’ pour des patients jeunes souffrant d’insuffisance cardiaque ».

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