Mémoire

A propos d’amnistie générale pour les Chefs d’Etat Africains

par Godwin TÉTÉ , le 5 mars 2002, publié sur ufctogo.com

 

Depuis un certain temps, des voix s’élèvent par-ci, par-là, pour déclarer que ce qui pousse la plupart des chefs d’Etat africains à vouloir s’accrocher mordicus au pouvoir, refusant systématiquement l’alternance démocratique, c’est la peur des sanctions une fois qu’ils ne seront plus aux affaires ; que, par conséquent, il convient d’aménager pour eux une issue honorable, garantie par une loi d’amnistie générale. Bien.

Mais, d’abord, il n’est nullement démontré que cette peur représenterait, si tant est qu’elle existe, le paramètre essentiel de la problématique en cause.

À la vérité, chez la majorité de ces personnages d’un autre âge, ce qui prime, c’est le goût démesuré du pouvoir, du lucre, l’hypertrophie criante de l’ego, la mégalomanie pour tout dire.

Et puis, quand bien même ce serait le cas, le pardon n’exclut point le souvenir ; mieux, il implique le DEVOIR DE MÉMOIRE. Car, s’il est concevable d’assurer la quiétude des responsables du sommet de l’Etat après leur sortie de fonction, il apparaît encore plus nécessaire de garantir la paix intérieure, la sécurité, les droits fondamentaux de la personne humaine et des peuples. Et ce, tout le temps...

Dès lors, il s’avère indispensable de prévenir les crimes multiformes (d’ordre économique, financier, social, politique, ayant trait aux violations des droits humains de tous genres) auxquels ont donné libre cours nombre de chefs d’Etat africains depuis nos "indépendances". Dans cette veine d’idées, il appert impératif de prévoir dans nos constitutions, outre l’amnistie générale en question, des dispositions stipulant des sanctions appropriées à l’encontre des chefs d’Etat au cas où, durant leur mandat, ils s’amuseraient à transformer leur peuple en esclaves, à le martyriser, à l’affamer, à l’humilier. Comme ce à quoi nous assistons depuis quarante-deux ans maintenant.

Enfin, il sied de les empêcher absolument, une fois chassés du pouvoir, de revenir encore nous mettre des bâtons dans les roues...

OUI ! AMNISTIE POUR "NOS" ANCIENS CHEFS D’ÉTAT, D’ACCORD ! MAIS D’ABORD ET SURTOUT SÉCURITÉ, PAIX DE L’ÂME, DROITS FONDAMENTAUX DE LA PERSONNE HUMAINE, DÉMOCRATIE, BONNE GOUVERNANCE, POUR LES PEUPLES AFRICAINS !

Paris, le 05 mars 2002
Godwin TÉTÉ

 

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