Politique

2010, Cap sur l’avenir.

par Séna Alipui , le 27 avril 2009, publié sur ufctogo.com

Le Togo est riche, nous n’avons aucune raison de croupir dans la misère, de continuer à mendier et voir notre jeunesse s’expatrier pour aller servir des gens moins qualifiés qu’eux mêmes dans bien des cas.
Des changements s’imposent dans le pays, pas des changements à petits pas comme le fait le RPT en ce moment mais un changement profond qui requiert l’apport de tous et qui bénéficiera à tous.

 

En ce 49 ème anniversaire de notre cher pays le Togo, nous jetterons un bref regard sur les évènements positifs de l’année 2008 et nous jetterons un regard sur l’avenir de ce pays afin que tout un chacun comprenne qu’une journée passée à ne rien faire ou à poser des actes qui ne vont pas dans le sens du progrès nous prive tous d’une situation future profitable.

En jetant un regard sur l’année 2008, on peut dire sans se tromper qu’il y a eu de bonnes choses, notamment l’école gratuite, la gratuité des médicaments pour le VIH, les recrutements dans la fonction publique, une tentative de communication accrue avec les populations de la part de l’exécutif, une réduction significative des violations des droits de l’homme, une plus grande liberté d’expression et une liberté de mouvements accrue pour les militants de l’opposition. À cette liste, on peut aussi ajouter la présence de débats contradictoires à l’assemblée et une plus grande transparence dans la gestion des sociétés d’État.
Tout les faits cités ci haut relèvent du domaine de la réalité et ne sont d’aucune façon une quelconque éloge au gouvernement en place ou une quelconque reconnaissance de la légalité ou de la légitimité du pouvoir RPT. Ce régime, en dépit des petits pas dans la bonne direction que nous observons reste illégal et illégitime. Cependant ces efforts sont à saluer et à encourager car en légère tentative de rupture avec la médiocrité que nous avons connu dans un passé récent. Nous passons également sous silence les manquements que nous avons observés qui seraient de nature à remettre en cause le progrès dans ce pays.

Le régime RPT fait quelques pas timides dans la bonne direction et nous sommes d’avis que c’est bien mais que c’est largement insuffisant au regard de l’immensité de la tâche qui incombe aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire que le RPT contrôle en ce moment en toute illégalité et en toute illégitimité.

En ce jour anniversaire, nous ne verserons pas dans la critique mais essaierons d’aller au-delà de l’actualité pour jeter un regard dans le temps, pas sur le passé mais sur l’avenir de ce pays afin que les forces en présence comprennent qu’au-delà des gains immédiats des petits calculs et de la politique des petits pas, ce pays ,en dépit de la crise qu’il a connu a des fondations encore solides et des perspectives très prometteuses pour l’avenir pourvu que l’on accepte de travailler ensemble et de bonne foi à une recette dont les ingrédients sont la classe politique, l’armée, les ressources naturelles et humaines de qualité et une vision d’avenir pour ce pays.

Lorsque nous disons que le Togo a des fondations solides, nous parlons ici de la structure du pays et de sa dotation en ressources naturelles, humaines et dans une moindre mesure financières.

Au niveau de la structure du pays, les grands axes sont déjà tracés, il y a seulement du travail à faire, à refaire et à compléter.
T comme le Togo, T comme l’axe routier qu’il nous faut qui commencera à Cinkassé et qui n’aboutira pas à Lomé mais entre Lomé et Aného (milieu) pour désengorger la circulation dans la capitale avec des embranchements pour rejoindre les principales villes, on parle d’environs 1200 km d’autoroute en béton.
Il faut également rénover et compléter les différents chemins de fer existants notamment l’axe menant à Cinkassé afin de désengorger les routes. En remettant sur pied nos infrastructures routières et ferroviaires et avec un port en eau profonde, je vois le Togo jouer un rôle de porte d’entrée principale vers les pays de l’hinterland et avec des infrastructures de qualité et une circulation plus fluide, cela aidera à la politique de décentralisation.

Parlant de décentralisation, Lomé souffre de macrocéphalie et tous les pouvoirs y sont concentrés (politique, économique etc.). L’histoire dans son injustice a voulu que certaines régions soient dotées de meilleures infrasctures que d’autres et pour l’avenir on peut tenant compte de ce qui est déjà fait, se baser sur cette réalité pour séparer physiquement le pouvoir exécutif, législatif et judicaire autrement dit, il faut avoir le courage de déplacer la capitale politique de Lomé, chacun des pouvoirs aura son siège dans une ville différente et Lomé sera plus une capitale économique qu’autre chose. Cette séparation drainera de l’activité dans les régions concernées et renforcera la séparation des pouvoirs tout en consolidant la décentralisation. Lomé peut être transformée sans grands changements, un système de Tramway (train -bus) en forme d’étoile pourra permettre de desservir l’ensemble de la ville et réduira le nombre de voitures et de motos sur nos routes étroites. Là ou l’on pourra élargir les routes et les bétonner cela sera fait et pour le reste il s’agit de réfectionner et de faire la maintenance.

Parlant de séparation des pouvoirs, il faut reconnaître la prédominance du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif et judiciaire, cela est sans doute lié à notre histoire mais le Togo doit pouvoir aller au-delà de son passé et dans ce Togo de demain il faut envisager une répartition plus équitable du pouvoir d’état entre ces trois branches et envisager une place dans le processus décisionnel pour l’armée.

Parlant de l’armée, une partie d’elle a joué et joue un rôle que nous n’approuvons pas et qui a jeté une sorte de discrédit sur l’ensemble de l’institution.
Dans une perspective d’avenir ou le Togo est un énorme chantier, le nombre de militaires et leur origine ethnique importe peu, qu’ils soient 5000, 15000 ou 25000 c’est le nouveau rôle qu’ils joueront dans le développement de la société qui leur permettra de se réconcilier avec les populations d’une part et qui justifiera leur présence active dans toutes les couches de la société plutôt que d’être payés à être dans les casernes.
La place de l’armée, c’est sur le chantier du développement pour aider à exploiter les terres arables, pour aider à construire et à améliorer les infrastructures routières et ferroviaires, pour aider à construire les écoles et les hôpitaux, pour compléter les effectifs de la police et assurer la sécurité des biens et des personnes, pour combler le manque de personnel qualifié en santé dans des régions reculées,pour gérer des sociétés d’état là ou leur expertise sera nécessaire ,pour encadrer un nécessaire service civique des jeunes et pourquoi pas sous certaines conditions participer pleinement à la vie politique, économique et sociale sans pour autant abandonner leur rôle traditionnel qui est la défense du territoire national.
Dans le Togo de demain, l’armée doit jouer un rôle de septième pouvoir à côté de la presse, de la société civile et de chefferie traditionnelle et doit être consultée et impliquée dans les grandes décisions qui engagent le pays et cela sans intermédiaire.
Au niveau des ressources naturelles, nous avons toujours le phosphate dans sud et près de 30 ans de réserve dans le nord également, nous avons des terres arables inexploitées, un potentiel touristique intéressant, du Fer, du marbre, du clincker, et forcément du pétrole. Le Ghana va sortir ses premiers barils d’ici quelques temps et même si nous devons extraire notre pétrole à perte à court terme, le jeu en vaut la chandelle surtout quand on pense aux emplois directs et indirects que cela créera.
Au niveau des ressources humaines, il est connu et reconnu que le Togolais est travailleur et docile et qu’il aime s’éduquer lorsqu’il en a les moyens.
Nous sommes d’avis qu’avec une éducation publique gratuite jusqu’au BAC II nous aurons sur le marché de l’emploi une main d’œuvre plus qualifiée que dans le reste de la sous région.
Et que combinée avec la force et le génie de l’armée et de la diaspora beaucoup de choses très intéressantes pourront se faire.
La formation et la mise en valeur des ressources humaines, passera forcément par un recensement de la population et la création d’un ministère de l’immigration et de la citoyenneté afin d’identifier la population pour mieux la servir (Assurance maladie, allocations familiales, école gratuite, impôts etc.)
La question des ressources financières se pose forcément pour pouvoir construire les infrastructures, payer les fonctionnaires et les militaires, mettre en valeur les ressources naturelles et humaines. Je ne vois pas la banque mondiale ou le FMI nous aider sur cette voie là auquel cas nous serions déjà développés selon ce qu’ils entendent par développement.
Tous les mots savants de leurs experts ne remplissent pas la panse de nos concitoyens et on doit pouvoir aller au-delà de la rhétorique et trouver des façons concrètes de satisfaire les besoins de nos populations tout en honorant nos engagements financiers antérieurs.
1.5 Milliards de dollars de dettes pour un petit pays comme le Togo c’est certes énorme mais bien restructurée et rééchelonnée, au vu de nos actifs et du potentiel inexploité, ce n’est pas la fin du monde et on peut plus que s’en sortir et bien plus vite qu’on ne le pense.
Nous n’avons pas besoin d’aide, de charité et de compassion pour nous développer.
Il va falloir mobiliser nos ressources internes dans un premier temps, associer la diaspora de façon plus structurée (si on y arrive), donner un accès accru au crédit aux ménages et aux entreprises et surtout nous tourner vers les 2.5 milliards d’Asiatiques qui ont besoin de nos ressources semi transformées (agricoles, minières, pétrolières etc.) et qui d’autre part seront nos clients, touristes et investisseurs etc.
Nous allons devoir trouver de nouvelles façons de générer des liquidités dans notre système et à cet égard je peux vous donner deux exemples pour vous donner une idée de comment l’on peut générer des liquidités dans notre système en faisant des changements mineurs, je prendrai l’exemple de Western Union en premier.
Un règlement pourrait stipuler que pour transférer des fonds vers le Togo par ce canal, il faut y posséder un compte bancaire qui peut être ouvert même sur internet. Au lieu que l’argent soit transféré d’un individu à un autre cet argent devra transiter par un compte bancaire. Ce simple ajout permettra à la banque qui reçoit un dépôt de prêter un peu plus d’argent à ses clients tout à fait légalement sans pour autant empêcher le bénéficiaire du transfert initial d’avoir accès à ses fonds.
Le deuxième exemple est que l’on peut par le biais de la législation transformer le Togo en centre de services financiers pour attirer des capitaux privés nationaux et étrangers dont une partie sera injectée dans notre économie pour résoudre en partie le problème récurent de liquidités que nous avons et financer le développement.

Le Togo est riche, nous n’avons aucune raison de croupir dans la misère, de continuer à mendier et voir notre jeunesse s’expatrier pour aller servir des gens moins qualifiés qu’eux mêmes dans bien des cas.
Des changements s’imposent dans le pays, pas des changements à petits pas comme le fait le RPT en ce moment mais un changement profond qui requiert l’apport de tous et qui bénéficiera à tous.
Il y aura des sacrifices additionnels à faire, nous allons un temps vivre avec l’inflation et les déficits budgétaires mais c’est un mal nécessaire dans notre cas pour croître et mettre les Togolais à l’aise dans leur pays.
Il y a de la place et à manger pour tout le monde dans le pays.

Nous devons pouvoir transformer le calme que le Général Eyadema et l’armée ont imposé dans le pays en Paix par un processus de réconciliation sincère et sérieux.
Nous devons transformer la peur et la résignation des Togolais en Liberté.
Nous devons transformer la misère qui accable nos populations en Prospérité.

Tels sont quelques uns des défis qui nous attendent, et pour les relever, nous devons pouvoir nous élever au dessus des difficultés du moment et jeter un regard sur l’avenir.
Nous devons pouvoir aller au-delà de la question de l’alternance politique pour saisir le sens profond du changement et ses implications.

Nous devons pouvoir passer de la réflexion et de la rhétorique à la pratique qui seule permet d’avoir des résultats tangibles.

Changement à petits pas ou changement en profondeur ?

Calme, Résignation et misère ou Paix, Liberté, Prospérité ?

Le choix est le vôtre.

Nous à l’UFC nous avons déjà choisi notre candidat, le candidat de l’Union, le candidat des Forces vives de ce pays, le candidat du Changement, le candidat de la Liberté : Gilchrist Olympio.
L’UFC est un grand parti avec plusieurs de courants de pensée mais un seul objectif, le changement.

Rejoignez nos rangs, adhérez massivement à l’UFC et contribuez activement au changement qui se prépare pour 2010.
De nouveaux obstacles continuent de se dresser devant nous et notre succès dépend de vous.
Il n’y a pas une recette miracle ou une potion pour réaliser l’alternance. C’est notre aptitude collective à imposer à la volonté populaire à la minorité oppressante qui déterminera l’issue de cette lutte dont le bénéfice est pour tous.
Ceux qui étaient avec nous et qui ont fait de ce parti ce qu’il est, l’heure du retour a sonné, je pense ici à mes aînés monsieur Antoine Bodjona , monsieur Amah Gnassingbé, Dosseh Anyron et Gilbert Atsu entre autres. Le linge sale se lave en famille et votre place est parmi nous et nulle ne part ailleurs.
Le changement, c’est l’affaire de tous et chaque vote compte, chaque contribution compte, chaque opinion compte, chaque acte compte.
Le changement est un processus naturel dans la vie d’un être humain, de la naissance au décès on change continuellement, on grandit, on évolue, il est en est de même dans la vie d’une nation.
La jeunesse de ce pays, l’avenir de ce pays réclame un changement pour le bien être de tous.
Le peuple Togolais et le Président Gilchrist Olympio ont rendez-vous avec le changement en 2010, préparons nous et tâchons de ne pas être en retard à ce rendez-vous historique.
Le changement passe par toi, rejoins nous et fais ta part.

2010, TOGO pour Tous, Tous pour GO. Détia Kpoé le yi.

Séna Alipui.

Sena.alipui rogers.com

 

© Copyright Séna Alipui

Trésorier de UFC Section Canada

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